Dans l’attention portée au flot des nouveautés horlogères, le chroniqueur – mea-culpa – fait souvent preuve de machisme. Son intérêt se focalisant en majorité sur des montres pour homme, hypercompliquées ou non, mais toujours audacieuses et novatrices dans leurs mouvements et calibres, leurs finitions, matériaux ou fonctions, etc. Comme si le vieil adage qui veut que les dames se contentent du quartz s’en trouvait chaque semaine confirmé. A tort. Forcément.
Depuis quelques années en effet, l’horlogerie mécanique s’est fermement installée autour des poignets féminins. Nombreuses sont désormais les marques qui, telles cette année, entre autres, Breitling, Century, CF Bucherer, Chopard, CodeX, Girard Perregaux, Hermès, Hublot, Jaeger-LeCoultre, Jaquet Droz, Omega, Oris, Patek Philippe, Perrelet, Raymond Weil, Rolex, Vulcain ou Zenith dotent ou enrichissent des lignes existantes de modèles femme automatiques; simples, squelettés, à petites ou grandes complications. Sans oublier, celles qui, à l’instar par exemple de Corum (Admiral’s Legend), DeWitt (Golden Afternoon), Dior (Chiffre VIII), MRC (Infinity), Raymond Weil (Jasmine), Roger Dubuis (Excalibur Lady), Ulysse Nardin (Classico) ou Tudor (Claire de Rose) ont choisi de lancer de nouvelles lignes automatiques pour femmes.
A quelques rares exceptions, l’audace des contenus horlogers n’est pas ce qu’on retient en premier lieu. Et si certains modèles font néanmoins preuve d’une belle et originale créativité dans leur design et leurs finitions, spécifiquement étudiés pour séduire les poignets féminins, nombre d’entre eux demeurent trop souvent encore malheureusement des déclinaisons «féminisées» de modèles masculins, réduits et redesignés certes; nacrés et diamantés souvent, mais de modèles homme quand même...
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