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LE CYNISME EST INDIGNE EN PÉRIODE DE DÉCADENCE MORALE

Mis en ligne le 26.03.2009 à 00:00

L'Hebdo; 2009-03-26

LE CYNISME EST INDIGNE EN PÉRIODE DE DÉCADENCE MORALE

Lettre ouverte de Charles Poncet à Bernard Bertossa

L’Hebdo No 12

Le cynisme de Charles Poncet n’a pas de bornes et ses idées conservatrices et éculées sont sans avenir. Faire dire à Bernard Bertossa que l’argent n’est pas le gain légitime du travail, mais le moyen d’assurer le financement de l’Etat social est tout simplement stupide. L’argent est évidemment les deux. Ensuite, que les Etats forts attaquent le manque de renseignements de nos autorités fiscales pour l’argent noir massif massé dans nos banque seulement par hypocrisie est un peu court. Ils savent que la réciprocité sera demandée pour tous les autres paradis fiscaux ou places financières, de la part de la Suisse. Ce sont les revendications de la gauche morale au Parlement suisse, par exemple. Peut-on, sous prétexte d’emploi, accepter toutes les turpitudes, dès lors que les autres Etats s’y vautrent? Non, sous peine de perdre toute dignité. Il y a d’autres banques morales qui ouvriront pour créer d’autres emplois. Le cynisme est indigne en période de décadence morale avancée de l’Occident.

Pierre Pittet, Onex

MÉDECINS UNANIMES

A propos de «La grève divise»

L’Hebdo No 10

L’affaire du laboratoire est le détonateur du ras-le-bol de tous les médecins. Sous des formes variées (grèves en Romandie, manifestations à Berne, grève du zèle, défilés, distributions dans les salles d’attente, pétitions, etc…), ils demandent aujourd’hui la fin de la politique à courte vue du Département de l’intérieur. Les médecins étant des gens nuancés, habitués à trouver des solutions personnalisées aux problèmes toujours différents des patients, chacun choisit l’action politique qui lui convient le mieux. Les différences latine et alémanique s’expriment aussi. Tous les médecins sont excédés de la tactique qui consiste à s’attaquer aux plus petits acteurs et à tenter de les diviser. Cela diminue l’intérêt de la profession et démotive les jeunes, conduisant à la pénurie.

Médecins et patients souffrent d’une politique de santé qui ne vise qu’à comprimer les coûts. L’accessibilité aux soins diminue (files d’attente avant une opération), tandis que de nouveaux problèmes s’accumulent, auxquels l’Office fédéral ne s’attelle que mollement: pénurie de généralistes et de spécialistes, relève insuffisante, mauvaise circulation de l’information, insuffisance de la protection des données, statistiques incomplètes, etc. Si les médecins divergent sur des détails, ils sont unanimes à demander une politique de santé efficace et respectueuse. Et cette fois, ils sont bien décidés à se faire entendre.

Dr C. Favrod-Coune, Château-d’Å’x

LE CONSEIL D’ÉTAT VAUDOIS RÉAGIT

Mise au point à propos de l’article «Vaud: le souk aux impôts»

L’Hebdo No 11

Le Conseil d’Etat du canton de Vaud s’élève contre les affirmations gratuites de cet article consacré au traitement fiscal des frais de représentation et qui fait passer le fisc vaudois pour un «souk» opérant «à la tête du client». Ce discrédit sur la probité de l’Administration cantonale des impôts n’est pas acceptable.

Car il faut savoir que les pratiques dont parle L’Hebdo sont codifiées et n’ont rien d’arbitraire. Le canton de Vaud a d’ailleurs été le premier canton suisse à procéder à une pratique restrictive – en comparaison intercantonale – afin d’éviter les abus des entreprises et cela dans les années 80 déjà (du reste, dans le cas de l’entreprise citée, il existait une réglementation bien avant 2003). Lorsqu’elles souhaitent bénéficier de simplifications pour leurs cadres supérieurs, les entreprises intéressées s’engagent, par écrit, à respecter les règles en la matière, qui figurent dans le règlement standard d’entreprise, valable dans toute la Suisse (information accessible en ligne: http://www.steuerkonferenz.ch/f/actualites.htm). Quant au dépassement du plafond prévu pour les directeurs généraux de certaines grandes entreprises internationales, il se limite à quelques situations existant de longue date. Le Conseil d’Etat précise également que les frais de représentation ont fait l’objet d’une interpellation au Parlement vaudois, suivie d’une réponse documentée et d’un large débat en début d’année (les textes sont accessibles sur le site www.vd.ch).

Vincent Grandjean, Chancelier de l’etat de Vaud

UNE QUESTION DÉLICATE

A propos de Grâce et disgrâce de Chantal Tauxe

L’Hebdo No 12

Bravo pour votre propos lucide et sans complaisance. Quelle synthèse pertinente du contexte qui façonne le comportement des élus et les risques qui lui sont inhérents. A juste titre, en évoquant la solitude, vous privilégiez la place et le rôle de l’entourage. Tout en partageant sans réserve votre propos, il convient aussi de mettre en évidence un autre danger: celui de la course à la performance des élus, provoquée notamment par les médias. A évaluer leur performance par leur présence médiatique et à comparer ces apparitions, une pression est inévitablement exercée sur les élus.

Pour les directions de partis, la question est délicate. Jusqu’où doivent-elles ou peuvent-elles s’immiscer dans les choix ou options médiatiques des élus? L’individualisation de la société fait désormais partie intégrante du fonctionnement politique. L’individualisation de «l’existence» politique s’est imposée. On peut le regretter, notamment lorsque surviennent des drames. Gageons que votre réflexion puisse nous faire réfléchir davantage!

Stéphane Rossini, conseiller national et vice-président du PSS

«L’article montre clairement la différence de salaires entre hommes et femmes. Il est d’actualité d’être confronté à ce genre de chose, mais je dois avouer que cette information, surtout, après un bon repas, m’a donné quelque indigestion...» Dayana Belmont, à propos de «Mamans à louer», (L’Hebdo No 9).

PARADIS PERDU.

Jersey, c’est la face cachée de la City. Nous ne sommes que des marionnettes dont les ficelles sont tirées à Londres

Nick Le Cornu, avocat de gauche au chômage à Jersey dans «Libération»

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LES COULISSES DE LA RÉDACTION VARIER LES PLAISIRS

Deux obsessions tiraillent chaque semaine la rédaction de L’Hebdo. D’un côté, il s’agit de ne manquer aucun des sujets que l’actualité rend incontournables. De l’autre, il est impératif de garder une certaine dose de surprises, d’histoires inédites et de plaisirs dans les pages du magazine. Comment faire pour que les malheurs de l’UBS ou la conjoncture plus que chancelante ne se répandent dans l’ensemble du numéro? Tenir envers et contre toutes les tentations. Un exercice réussi cette semaine, puisque, de Calvin aux collégiens surdoués en mathématiques, des chats-léopards aux secrets de fabrication d’un designer de montres neuchâtelois, de nombreux sujets ont trouvé leur place entre le secret bancaire, les enjeux du G20 ou le chômage partiel. La crise est une chose, mais il ne faut pas oublier que la vie continue. PO




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