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L’occasion d’un retour. Pour le fondateur de Swatch Group, ce comité de la diaspora aurait été en outre l’occasion rêvée de retourner au Liban. Un pays où il n’a jamais remis les pieds depuis soixante ans. Un pays où son décès n’a pas fait la une des médias. «Hayek semblait déconnecté de la réalité libanaise», indique Gaby Nasr, journaliste à L’Orient-Le Jour.
A tort, visiblement, puisque l’empereur de Swatch Group avait secrètement gardé un lien avec son pays d’origine où il aurait géré des projets privés.
«Si Nicolas G. Hayek n’est pas retourné au Liban, c’est qu’il n’était pas d’accord avec ce qui s’y passait», remarque Hussein Rammal. «Il n’aimait pas la guerre.» Ni les conflits politiques et communautaires. C’était un homme de paix et de solutions. Et puis, cet amoureux de la Suisse dont la famille était originaire de Koura, une région majoritairement orthodoxe du nord du Liban, ne voulait pas être instrumentalisé par l’un ou l’autre clan politique.
«Il a compris en revanche que, avec le président Michel Sleiman (en fonctions depuis 2008, ndlr), il pourrait faire quelque chose», indique l’ambassadeur du Liban en Suisse. «Il l’avait rencontré en ma compagnie en 2009 à Berlin en marge d’une visite officielle de notre président en Allemagne. Depuis, il avait envie de retourner sur la terre de ses ancêtres, là où il possédait encore un domaine familial. Mais Nicolas G. Hayek voulait y aller avec un projet concret sous le bras.» Finalement, le maître des montres n’en a pas eu le temps.
DOSSIER SPÉCIAL NICOLAS G. HAYEK
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