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RESPONSABILITÉDans le sillage de la fraude du trader londonien K. A., qui a fait perdre 1,9 milliard de francs à UBS, des voix réclament la tête d’Oswald Grübel, directeur général de l’établissement.
Walter Bieri / Keystone

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Suisse-UBS
Le divorce

Par Linda Bourget, Clément Bürge, Cyril Jost, Matthieu Ruf - Mis en ligne le 21.09.2011 à 16:22

En perdant 1,9 milliard de francs, K. A ., trader londonien de 31 ans, a ajouté sa ligne à la saga UBS. Une enfilade de faux pas et d’erreurs graves, que les Suisses ne sont plus prêts à accepter. Politiciens, patrons, employés, clients, actionnaires, concurrents clament leur ras-le-bol face à une banque en dysfonctionnement chronique.

Les ruptures n’ont jamais que des causes anodines. Parce qu’une étincelle suffit à l’embrasement de toutes les rancœurs trop longtemps accumulées. Il en va ainsi de l’histoire d’amour de la Suisse – des Suisses – et de la grande UBS.

«LES SUISSES N’AIMENT PAS QUAND LES GRANDES BANQUES FONT DES BÉNÉFICES, MAIS ILS DÉTESTENT ENCORE PLUS QUAND ELLES FONT DES PERTES.» Pascal Couchepin, ancien conseiller fédéral

Parce que les Helvètes lui ont trop souvent pardonné ses égarements: milliards perdus, secret bancaire brisé, emplois supprimés, bonus exagérés. Si bien que la fraude de K. A., le trader qui a détruit 1,9 milliard de francs sur le marché londonien, se profile comme la faute de trop, que personne ne semble prêt à accepter

Politiciens de tous bords, ent repreneur s, c l ient s, employés, actionnaires, concurrents: tous en ont assez des dysfonctionnements du premier établissement du pays – qui compte un ménage sur trois parmi ses clients. Comme le dit Pascal Couchepin, conseiller fédéral radical à la retraite: «Les Suisses n’aiment pas quand les grandes banques font des bénéfices importants, mais ils détestent encore plus quand elles font des pertes. Car ils savent que ce sont eux qui, finalement, passent à la caisse.»

Coups de gueule. L’heure est donc aux coups de gueule comme à la remise en question. Une fois de plus, la banque d’investissement est la source du problème. D’aucuns réclament l’ablation de cette division folle, génitrice de la crise des subprimes et responsable, en 2008, des pertes les plus importantes qu’une entreprise suisse n’ait jamais affichées: 21,3 milliards de francs.

C’est ainsi le modèle intégré qui est remis en question. Cette formule magique de la finance, qui fait cohabiter des activités traditionnelles de banque de détail et gestion de fortune avec celles, bien plus risquées, de la banque d’affaires – dite aussi banque d’investissement. Avec le modèle, c’est aussi l’homme qui l’incarne, le tout-puissant directeur général Oswald Grübel, que l’opinion met en cause.

Certains réclament déjà sa tête, de même que celui de son diaphane alter ego: un autre ancien conseiller fédéral radical, devenu président du conseil d’administration d’UBS en 2009, Kaspar Villiger. Alors que leur sort se jouera ces prochaines semaines, la liste des doléances ne cesse de s’allonger.

L'économie réelle

«C’est hallucinant. Si UBS était le porte-drapeau de la Suisse, la banque est devenue aujourd’hui notre porte-drapeau noir», s’exclame, la voix rageuse, Charles Phillot, patron de Frewitt, et ancien président de la Chambre de commerce de Fribourg. Sa colère n’est pas sans rappeler celle des autres représentants de l’économie exprimée notamment lors du World Economic Forum de 2009, à Davos, ou la rage de Nicolas Hayek qui conspuait les abus d’UBS et de la finance mondiale.

«Nous, membres de l’économie réelle, nous battons tous les jours pour que notre commerce fonctionne et sommes les premiers à souffrir de ces crises. C’est à nous de nous adapter alors que l’instabilité est créée par le monde de la finance», justifie Charles Phillot, d’obédience radicale.

Plus nuancé, Pascal Gentinetta, directeur d’Economiesuisse, rappelle l’importance des activités d’UBS: «L’interdépendance entre grandes banques et entreprises suisses est manifeste. D’une part, notre place financière vit largement de prestations offertes aux entreprises.

Inversement, nos entreprises, grandes et petites, ont besoin des banques pour développer leurs activités et exporter.» Une imbrication d’autant plus marquée dans le cas d’UBS, plus grande banque du pays où plus de 40% des sociétés sont clientes.

Tous s’accordent néanmoins sur un point: la nécessité de réformes. «La finance a subi trop de modifications ces dernières années pour ne pas réfléchir à changer son modèle d’affaires», tranche Claudine Amstein, directrice de la Chambre du commerce et de l’industrie du canton de Vaud.

Le monde politique

«Y en a marre!» Venant de la vice-présidente du PLR suisse, Isabelle Moret, ce cri du cœur prononcé samedi dernier sur les ondes de la Radio suisse romande trahit tout l’embarras du parti des banques face aux errements d’UBS, qui plus est présidée par l’un des leurs.

Dans les jours qui ont suivi l’affaire K. A., d’autres conseillers nationaux PLR, à l’instar de Philipp Müller (AG) et Markus Hutter (ZH), ont pris leurs distances, soulignant le fait que Kaspar Villiger, président du conseil d’administration, s’était engagé «à titre personnel» à la tête d’UBS. «Dans les partis du centre, certains sont en train de changer de camp, même si personne ne l’avouera pour ne pas être taxé d’opportuniste», observe un élu sous couvert d’anonymat.

Changer de camp? La future loi too big to fail, qui doit renforcer les fonds propres d’UBS et du Credit Suisse pour éviter un nouveau sauvetage par l’Etat, est à bout touchant. Mais les débats au Parlement ont fait renaître une alliance entre le PS et l’UDC qui, en septembre 2009 déjà, avait vu Christian Levrat et Christoph Blocher, flanqués de feu Nicolas Hayek, s’asseoir à la même table pour réclamer une réduction de la taille des deux grandes banques.

Récemment, les appels se sont multipliés, aux extrémités de l’échiquier politique, pour que le législateur contraigne les grandes banques à scinder la banque d’investissement du reste de leurs activités. En partie pour la galerie: la loi too big to fail, qui se contente de renforcer les fonds propres mais n’aborde pas cette question, a franchi le cap du Conseil national en début de semaine sans grande modification.

Mais le thème ne disparaîtra pas pour autant. «Il faut y aller étape par étape», soutient le conseiller aux Etats socialiste Alain Berset, qui a soutenu la loi too big to fail tout en encourageant la poursuite du débat sur la banque d’affaires et les opérations pour compte propre hautement risquées. L’affaire K. A., c’est donc une étape de plus.

Les employés

Du sang, de la sueur, et des larmes. A peine ses fonctions prises, Oswald Grübel promettait- il des temps difficiles à ses troupes. Parole tenue. «Les employés d’UBS sont furieux à propos de ce cas», témoigne Roger Bartholdi. Pour ce membre de la commission du personnel, UBS devrait «revenir à la culture suisse», parce que «ce n’est pas typiquement helvétique de vouloir un gros bonus» et qu’ici, «les employés aiment surtout être respectés».

Ce hiatus entre les activités stables pratiquées en Suisse et la volatilité de la banque d’investissement (à Wall Street ou à la City) est au cœur du malaise ressenti derrière les guichets. Au point que l’Association suisse des employés de banque en a fait l’un de ses chevaux de bataille. «Ici, un employé de banque standard gagne en moyenne 77 000 francs en 2011.

Toutes catégories confondues, le salaire moyen en Suisse est d’un peu plus de 177 000 francs par an pour la division Wealth Management & Swiss Bank, contre 400 000 pour la banque d’affaires surtout active dans les pays anglo-saxons!», martèle Denise Chervet, secrétaire centrale. Et de réclamer une «symétrie des sacrifices». Car le tribut payé ici à la crise née à Wall Street est lourd: 4400 postes rayés depuis 2007 (environ 18 000 dans le groupe, qui compte 65 000 employés), sans compter les 400 suppressions annoncées en août.

«LE FOSSÉ S’EST CREUSÉ ENTRE LES GRANDES BANQUES ET LE RESTE DE LA PLACE FINANCIÈRE.» Nicolas Pictet, président de l’Association des banquiers privés suisses

«Je suis convaincu que le modèle de banque intégrée est le bon. Mais bien sûr, les conneries se font ailleurs et les conséquences se ressentent ici», observe O., employé en Suisse romande, résigné. Même son de cloche chez sa collègue N.: «Il y a un sentiment de frustration parce que, au niveau suisse, nous sommes sous pression au quotidien. Et on se rend compte que la rigueur n’est pas forcément la même à l’extérieur.»

Les actionnaires

L’avocat zurichois Hans-Jacob Heitz, qui avait déjà mené la fronde – sans suite – au nom de petits porteurs en vue d’une action juridique à l’encontre des anciens dirigeants d’UBS, veut de nouveau réunir une assemblée générale extraordinaire. «Je suis choqué par ce qui vient de se passer, cela révèle un problème systémique!» fulmine-t-il.

Brigitta Moser Harder, petite actionnaire zurichoise, partage sa colère et voudrait voir les talons du couple Grübel-Villiger. «Je regrette l’américanisation de l’établissement, qui s’accompagne de prises de risques accrus. Cela ne correspond plus à la banque suisse sérieuse qu’était UBS.»

La société d’assistance aux actionnaires Deminor a, elle aussi, blâmé la banque suite à l’affaire K. A: les investisseurs ayant travaillé avec UBS «se reposaient sur une expertise en profondeur, une marque de classe mondiale et un savoir-faire profondément ancré dans la tradition de la banque suisse. En 2011, [...] ces mots positifs, si souvent associés à UBS, ont totalement disparu de leur esprit.»

Mais Oswald Grübel le sait bien: son sort dépend surtout des gros-porteurs, en particulier du fonds souverain singapourien GIC, qui détient 6,4% du capital de la banque. A l’heure où nous mettons sous presse, le big boss est d’ailleurs attendu à Singapour pour une réunion du conseil d’administration, durant laquelle il doit solliciter un vote de confiance, selon le Tages-Anzeiger.

Sur l’île-Etat, l’opinion publique s’inquiète de voir une partie de l’argent du contribuable s’évaporer dans ce placement. Au point d’arracher une réaction au fonds, connu pour son opacité légendaire. «GIC a exprimé [à UBS] sa déception et sa préoccupation vis-à-vis de ces défaillances et [l’]a exhorté[e] à prendre des actions fermes pour restaurer la confiance en la banque.»

Les clients

A force d’aligner scandales et mauvais résultats, UBS a perdu de son lustre. Et, du même coup, de ses clients. Parce qu’ils avaient peur de voir l’établissement sombrer, qu’ils désapprouvaient la banque d’investissement ou son arrogance, parce qu’ils lui en ont voulu d’avoir bafoué le secret bancaire.

A l’étranger, parce qu’ils craignaient de voir leur pécule caché transmis au fisc. Résultat: des sorties d’argent frais, pendant trois ans, à hauteur de près de 390 milliards de francs. Des retraits marqués dans le pays – même si la banque est avare en chiffres à l’échelle nationale.

La seule gestion de fortune suisse a ainsi enregistré des sorties nettes de 33,6 milliards depuis 2008. Cette année-là, l’Université de la Suisse italienne mesurait le désamour pour l’établissement: sur 100, la note d’UBS dégringolait de 53,5 à 39,7 points, au fond du classement des marques préférées des Helvètes.

Une tendance que l’établissement était parvenu à inverser, il y a un an, à grand renfort de marketing. La semaine dernière encore, juste avant que la police britannique n’arrête K. A., le directeur d’UBS Suisse Lukas Gähwiler rencontrait la presse pour souligner que la banque s’était relevée de la crise de 2008 et avait réussi à regagner la confiance de ses clients et de ses employés. Las, l’affaire anglaise ternit à nouveau l’image du colosse, au point de lui faire stopper net ses campagnes de pub – jugées inutiles en pareilles circonstances.

Les concurrents

Entre les deux grandes banques et les 320 autres établissements en Suisse, les rapports ne sont pas au beau fixe. Les banquiers privés, en particulier, paient au prix fort les erreurs commises par UBS et sa dauphine Credit Suisse, qui ont précipité la fin d’un juteux modèle d’affaires reposant sur la gestion de fonds non déclarés.

Cette évolution provoque une baisse des marges dans la gestion de fortune, et une hausse des coûts liée à la réglementation accrue mise en place par le politique. «Indiscutablement, le fossé s’est creusé entre les grandes banques et le reste de la place financière, qui n’a pas cessé de souffrir ces dernières années», constate Nicolas Pictet, président de l’Association des banquiers privés suisses.

Quant à la question de la séparation de certaines parties de la banque d’affaires, il juge «qu’elle mérite débat». Son prédécesseur à la tête de l’ABPS, le patron de la Banque Wegelin Konrad Hummler, dit la même chose depuis des années. Dans un commentaire d’investissement d’octobre 2007, il appelait déjà à «démonter ce gigantesque conglomérat» qu’est UBS, estimant que gestion de fortune et banque d’investissement sont «antithétiques par nature».

Le raisonnement est autant politique – la population d’un petit pays n’a pas à assumer les errements d’un mastodonte «trop grand pour faire faillite» – qu’économique. Car avec un cours de l’action qui stagne au même niveau qu’à l’arrivée d’Oswald Grübel en 2009 (environ 10 francs, contre 75 en 2007), les actionnaires pourraient décider eux-mêmes de prendre des mesures radicales, ne serait-ce que dans l’intérêt de la banque. Du législateur ou de l’actionnaire, qui osera, le premier, officialiser la rupture?


Hauts et bas du cours de l'action UBS


La banque d’investissement d’UBS, une affaire à pertes


Quinze ans de scandales

1. Les fonds en déshérence

1996 Les victimes du nazisme réclament 20 milliards de dollars de fonds restés sans héritiers aux banques suisses. Le Conseil fédéral, dans lequel Kaspar Villiger est ministre des Finances, crée une «task force» pour s’occuper du problème.

Janvier 1997 Christoph Meili, employé de l’Union de banques suisses, sauve des documents relatifs à la période de l’Holocauste que ses supérieurs voulaient détruire.

Août 1998 Un mois après la fusion de l’Union de banques suisses et de la Société de banque suisse pour former UBS, un accord extrajudiciaire global est signé entre les banques, les plaignants et les organisations juives. Les plaintes sont abandonnées contre un versement de 1,25 milliard de dollars, qui sera distribué jusqu’en mars 2011.

2. Swissair

Octobre 2001 «Grounding» des avions de Swissair, qui n’a plus de liquidités. Colère dans la population suisse contre UBS et Marcel Ospel, nouveau président du Conseil d’administration. Ancien de la SBS, CEO d’UBS de 1998 à 2001, il est accusé d’avoir précipité la fin de la compagnie en lui refusant un crédit supplémentaire, avec le Credit Suisse. Les larmes aux yeux, Kaspar Villiger en avait pourtant appelé à la «responsabilité sociale» des banques.

3. Crise des subprimes

Avril 2008 UBS annonce des pertes de 12 milliards de francs au 1er trimestre, dues à son exposition dans le marché hypothécaire américain des subprimes. Marcel Ospel annonce sa démission. Le Credit Suisse, également exposé aux subprimes, terminera l’année avec une perte de 8,2 milliards.

Eté 2008 Le Ministère public de Zurich commence une préenquête, qui conclura, à la fin de 2009, à l’insuffisance du droit suisse pour poursuivre les ex-dirigeants d’UBS pour aide à la fraude fiscale ou gestion déloyale.

16 octobre 2008 UBS est sauvée par la Confédération. Berne prête 6 milliards de francs à la banque, pour lui permettre de financer une société-poubelle (StabFund) créée par la BNS pour y déposer les «actifs pourris» liés au marché hypothécaire qu’UBS avait dans son bilan. La BNS se porte en outre garante, via un prêt octroyé au StabFund, du risque posé par ces actifs illiquides à hauteur de 40 milliards de dollars.

En 2009, la Confédération a vendu sa participation au capital-actions d’UBS en touchant, grâce aux intérêts, un bénéfice de 1,2 milliard. La liquidation des «actifs pourris» par le StabFund de la BNS, qui en a encore un peu moins de 8 milliards, n’est par contre pas encore terminée.

Février 2009 Kaspar Villiger devient président du conseil d’administration. A l’AG du 14 avril 2010, les actionnaires d’UBS ne votent pas la décharge des ex-dirigeants pour l’année 2007, contre son avis. Ils renonceront cependant à une action civile contre Marcel Ospel et consorts. En juillet 2011, les autorités américaines portent plainte contre UBS pour son rôle dans la crise des subprimes, une procédure encore en cours.

4. Fraude fiscale aux USA

18 février 2009 Après des mois de bras de fer avec les Etats-Unis, faisant pression pour connaître les clients américains d’UBS qui, pendant des années, y ont déposé de l’argent non déclaré, la Finma autorise la banque à livrer au fisc les noms de clients américains détenant 250 comptes. UBS paie 900 millions de francs d’amende. Le lendemain, Washington demande les noms des propriétaires de 52 000 nouveaux comptes.

Août 2009 Bradley Birkenfeld est condamné à quarante mois de prison pour aide à la fraude fiscale, seul employé d’UBS à connaître ce sort. Gérant de fortune chez UBS Etats-Unis, il avait dénoncé aux autorités de son pays les pratiques d’aide à la fraude de son ancien employeur.

19 août 2009 Berne signe un traité de paix avec Washington: UBS doit fournir les noms de 4450 clients. Deux ans plus tard, c’est le Credit Suisse et une dizaine d’autres banques helvétiques qui se trouvent dans le collimateur des Américains pour aide à la fraude fiscale.

5. Affaire Madoff

Novembre 2010 Le liquidateur des avoirs de Bernard Madoff réclame 2 milliards de dollars à UBS pour son rôle dans la gestion de fonds de placement canalisant les dépôts de clients vers l’escroc.

6. Les risques du courtier

Septembre 2011 Le trader K. A. fait perdre 1,9 milliard de francs à UBS, soit presque autant que les économies réalisées par le licenciement de 3500 personnes en été. Oswald Grübel, CEO depuis début 2009, est accusé d’avoir fixé des objectifs de rendement trop ambitieux, favorisant la prise de risques.





Tags: UBS, fraude, Suisse, trader,

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Réaction de dup
le 23.09.2011 à 18:02
preuve évidente que les banques ne sont pas la prospérité...
 
Réaction de PS
le 22.09.2011 à 10:38
La solution est de nationaliser l'UBS ou la mettre sous...
 



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