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Voire davantage encore si la Chine décidait de laisser mariner le dossier après l’accueil de deux Ouïgours par la Suisse (lire l’interview d’Uli Sigg, L’Hebdo nO 18). «Les Chinois n’ont évidemment pas apprécié cette décision, admet Blaise Godet. Mais ils ont tenu à ce que nos relations demeurent sur les rails et je n’ai pas de raisons de penser que les autorités chinoises veuillent faire du dossier libreéchange, une victime collatérale de ce dossier ouïgour. Je n’ai, pour le moment en tout cas, pas vu de mauvaise humeur concrète dans ce domaine.»
L’ambassadeur se dit dès lors «confiant dans ces relations bilatérales». Notamment parce que les relations se sont «considérablement diversifiées» et que les «liens se sont solidifiés» au cours des ans. «Avant, avec ce qu’était la Chine des années 50, les relations se réduisaient à des échanges entre officiels, diplomates et autorités, des relations entre chancelleries.» Mais avec les années, poursuit Blaise Godet, ces relations se sont développées sur le plan de l’économie, sur le plan culturel et sur le plan «tellement important aujourd’hui» de la science, de l’éducation et de la recherche avec un nombre toujours plus croissant de Suisses qui vont étudier en Chine et de Chinois qui viennent étudier en Suisse. «Le levain de nos relations de demain.»
Rencontre présidentielle? Et puis il est aussi, rappelle le diplomate, des relations à plus court terme mais importantes, comme le tourisme «qui donne de la Suisse une très bonne image» et des échanges sur les questions de l’environnement, du réchauffement global ou de la gestion des catastrophes. «Ce qui a été semé va donner des fruits», veut croire celui qui «rêve» de vivre l’aboutissement de ces négociations depuis Pékin, soit a priori avant la fin de ce mandat-ci, en novembre 2012.
En attendant, l’ambassade se concentre sur la préparation de la visite officielle en Chine à la mi-août de la présidente Doris Leuthard. Et «si rien n’est confirmé à ce stade», tous espèrent ici qu’elle sera non pas reçue par un second mais par Hu Jintao, himself, le président.
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