Le franc faiblit après les déclarations de Philipp Hildebrand
Par ats - Mis en ligne le 07.11.2011 à 10:35
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| Le franc suisse est en nette baisse. Par rapport à vendredi soir, l'euro a pris environ 1,5 centime. Le dollar monte aussi. Dimanche, le président de la Banque nationale suisse (BNS), Philipp Hildebrand, a laissé entrevoir de nouvelles mesures pour affaiblir le franc.
Lundi, peu après 10h15, l'euro s'échangeait à 1,2361 franc et le dollar à 90,16 centimes.
M. Hildebrand a estimé dans la presse dominicale que la monnaie helvétique reste surévaluée. "Au cours actuel, le franc est toujours à un niveau très élevé face à l'euro". La BNS prendra des mesures si les perspectives économiques et l'évolution déflationniste l'exigent, a-t-il déclaré dans la "NZZ am Sonntag".
L'Union patronale suisse a de son côté réclamé lundi une "marge de manoeuvre suffisante" pour permettre aux entreprises de réagir à la force du franc. Elles doivent notamment pouvoir allonger la durée de travail du personnel et baisser les salaires. "Exceptionnellement", le salaire des frontaliers doit pouvoir être versé en euros.
Franc toujours trop fort
"Des temps difficiles s'annoncent pour les entreprises", a affirmé l'Union patronale suisse (UPS) lors d'une conférence de presse à Berne. Même après les interventions de la Banque nationale suisse (BNS), le franc reste "nettement surévalué".
Selon Valentin Vogt, président de l'UPS, les industries d'exportation et du tourisme ne retrouveront leur capacité concurrentielle qu'avec un taux de 1,30 à 1,40 franc pour un euro. Si le franc devait conserver sa force actuelle, il s'ensuivrait "des dommages structurels pour toute l'économie avec la suppression d'emplois et des délocalisations" à l'étranger.
Dans l'immédiat, les entreprises doivent pouvoir réagir au problème par des mesures touchant le personnel, affirme l'UPS. Celle-ci plaide aussi pour la garantie de la libre-circulation des personnes et rejette par contre de nouvelles charges pour l'économie, tel l'allongement des vacances.
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