ÉCONOMIE & FINANCE
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD

HOME > ÉCONOMIE & FINANCE >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

Page n°2

Un franc trop cher. Que demander de plus? Beaucoup. Car malheureusement, un franc fort n’est pas synonyme d’avenir radieux. Ce renforcement pénalise certains secteurs économiques. En particulier ceux dont les coûts de production sont générés en Suisse et qui vendent sur le marché européen. Les entreprises exportatrices voient ainsi leurs marges s’éroder quand elles n’augmentent pas leurs prix en euros pour compenser l’appréciation. Et l’ampleur du phénomène est énorme. Selon une étude de l’UBS, les entreprises suisses traitent 62% de leurs exportations en euros contre 20% en dollars. Le niveau du taux de change entre les deux zones a donc un impact direct sur leurs activités. «Les secteurs les plus touchés sont ceux qui réalisent leur principale valeur ajoutée en Suisse. Par exemple, le tourisme, les machines ou le textile. En revanche, ceux qui importent des éléments de l’étranger gagnent en profitant de prix moins chers. C’est le cas de l’automobile et du commerce de détail», explique Rudolf Minsch, économiste en chef d’economiesuisse. Si le franc continue sur cette pente ascendante, les entreprises devront trouver des solutions de compensation pour ne pas perdre en compétitivité. «Cette appréciation du franc n’est pas un phénomène temporaire. Les entreprises doivent donc s’adapter en diminuant leurs coûts pour relancer leur productivité.»

Selon Daniel Lampart, économiste en chef de l’Union syndicale suisse (USS), cette perspective aura des conséquences sur le marché du travail: «Nous avons estimé qu’une appréciation du franc contre euro à 1,42 pourrait coûter près de 20 000 emplois d’ici à la fin de 2010.» Il pourrait s’agir, par exemple, de produire ailleurs qu’en Suisse en délocalisant.

Les entreprises peuvent aussi se tourner vers les marchés financiers et tenter de couvrir les risques de change par des opérations à terme sur devises ou sur les taux, ce que font quotidiennement les multinationales. Seule certitude: il n’existe pas de solution miracle sur la durée, hormis un suivi très régulier des devises. «Dans la gestion des risques de change, les opérations sont complexes. Ce sont les entreprises qui doivent décider d’une stratégie précise dans cette gestion afin de pouvoir réagir vite et de manière flexible sur les marchés», explique Carla Duss, économiste à UBS.




Tags: franc suisse, exportations, euro,

Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page




Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.


ÉCONOMIE & FINANCE
L'axe du Gothard déjà surchargé samedi à l'aube
Un embouteillage sur l'axe du Gothard (archives). Keystone
Les automobilistes ont dû bien calculer pour éviter les traditionnels bouchons du week-end de Pentecôte au Gothard. La circulation n'a...
ÉCONOMIE & FINANCE
L'Espagne poussée au sauvetage public le plus cher de son histoire
Bankia a besoin de 19 milliards d'euros d'argent public (archives). Keystone
La situation est pire que prévue chez Bankia, quatrième banque espagnole, qui croule sous les actifs immobiliers risqués. Elle a...
ÉCONOMIE & FINANCE
Avions militaires: Pilatus signe avec l'Arabie Saoudite
Des Pilatus PC-7 en démonstration (archives) Keystone
Pilatus va fournir 55 avions d'entraînements à l'Arabie Saoudite. La firme a signé vendredi un contrat avec le groupe de...
ÉCONOMIE & FINANCE
Le personnel de Merck Serono va protester mercredi à Darmstadt
Des employés de Merck Serono manifestent à Genève (archives). Keystone
Le personnel genevois de Merck Serono menacé de licenciement ou de transfert va protester mercredi devant le siège du groupe...
ÉCONOMIE & FINANCE
Le projet d'Ikea dans la Broye commence à se concrétiser
Logo d'Ikea (archives) Keystone
Le projet d'implantation du grand distributeur de meubles suédois Ikea dans la commune fribourgeoise de Bussy est à un tournant....


ÉCONOMIE & FINANCE
 Communication
Pas une marque ou quasi qui n’ait à son agenda son partenariat culturel: peinture, danse, musique, théâtre, photographie, expo, soirée...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Contre-Temps: C'est dans la poche!
Symboles et étalons-or de l’art horloger, et bien que l’heure s’affiche partout – des téléphones portables aux ordinateurs –, les...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Marchés d'actions: Ça devrait tanguer
Une année 2010 marquée par la volatilité sur les marchés d’actions, durant laquelle les investisseurs seraient bien avisés d’engranger régulièrement...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Décryptages: Exercice d'équilibriste
Alors que les yeux étaient braqués sur la Grèce, le Gouvernement irlandais préparait la deuxième phase d’une manœuvre délicate: sauver...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Lars Kalbreier: «On sous-estime l’innovation technologique et sa diffusion»
Identifier les changements fondamentaux, technologiques, politiques et économiques, qui nourriront les investissements gagnants de demain. Tel est le rôle de...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Le plus grand «Mall» d’Afirque sera... suisse
La rumeur se répand comme une traînée de poudre dans Alger la Blanche, cette cité aux mille visages et aux...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Sondage exclusif: Rébellion contre Marcel Ospel
Bien sûr, objectera-t-on, UBS est une entreprise privée. Elle ne doit des comptes, c’est le cas de le dire, qu’à...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Rébellion contre Marcel Ospel: Christian Luscher: «Les gens ont bien compris»
Trois quarts des Suisses souhaiteraient une plainte civile contre les ex-dirigeants d’UBS. Un tel score vous surprend-il? Je crois que cela...