Le Japon seul contre tous pour le commerce du thon rouge
Par ats - Mis en ligne le 13.03.2010 à 18:15
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| La Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d'extinction a réclamé plus de moyens pour sauvegarder la vie sauvage en ouvrant ses travaux à Doha. La conférence examinera le sort d'espèces emblématiques comme le thon rouge de Méditerranée.
Réunie jusqu'au 25 mars, la conférence de la CITES, qui régule ou interdit le commerce de 34'000 espèces de faune et de flore sauvage, étudiera 42 propositions d'inscription de nouveaux venus ou de renforcement des régulations commerciales.
A Doha, le sort du thon rouge de Méditerranée, victime de son succès sous forme de sushi, fera l'objet de rudes batailles. Les Etats-Unis, l'UE (dont les pays riverains de la Méditerranée assurent la moitié des prises), la Norvège et la Suisse soutiennent son inscription à l'Annexe I de la Convention, qui interdit tout commerce international.
Mais le Japon, qui consomme 80% des thons rouges pêchés dans le monde, compte s'y opposer et prône "un contrôle des ressources", en arguant que le thon rouge n'est pas menacé d'extinction, bien que ses stocks aient diminué de deux tiers au moins en un demi-siècle.
Quatre espèces de requins, recherchés pour leurs seuls ailerons (requin marteau, requin océanique et requin taupe), ou pour leur chair (aiguillat commun), qui alimente les "fish&chips" anglais, sont également au menu, ainsi que les coraux rouges et roses.
Comme les requins, les coraux sont proposés par les Etats-Unis et l'UE à l'Annexe II, qui impose de fortes régulations du commerce, assorties de permis d'exportation.
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