Le plus jeune directeur des Chambres de commerce et d’industrie de Suisse romande a repris les rênes de l’institution valaisanne en 2007. Cette opportunité lui plaît d’emblée puisqu’elle correspond parfaitement à ses diverses formations en politique et en économie. Et aussi à son esprit de libéral, prêt à s’investir pour un Valais moderne.
Après une maturité littéraire en latin-grec à Sion, il se lance en physique à l’Ecole polytechnique de Zurich, avant de changer de carrière. Il poursuit ses études en sciences politiques à l’Université de Genève. Sur la scène politique, Vincent Riesen effectue sa première législature au Conseil général de la capitale valaisanne sous la bannière des libéraux-radicaux.
Dans son activité, le Sédunois se bat pour le maintien d’une saine conjoncture en Valais aussi bien aux côtés des intervenants de l’industrie que de ceux du tourisme. La Chambre valaisanne de commerce et d’industrie (CVCI), qui compte actuellement 350 membres, défend toujours les intérêts de l’économie, même si elle se heurte parfois au consensus politique qui règne en Valais. L’un de ses plus grands combats consiste à obtenir l’abrogation de l’impôt foncier cantonal pour encourager le développement et la compétitivité du canton.
SA FAMILLE
JACQUELINE RIESEN Danseuse classique de formation et propriétaire depuis trente ans d’une école de danse à Sion, sa mère lui apprend ce qu’est réellement un entrepreneur. Elle lui enseigne aussi l’indépendance et le sens des initiatives. «Ma mère m’a aussi inculqué des valeurs d’excellence. Grâce à elle, je sais que plus on s’efforce d’être performant dans une activité, plus on a du plaisir à l’exercer.»
SES VOYAGES
JAPON La découverte et l’immersion dans un nouveau pays l’attirent profondément. Rendre visite à des amis à l’étranger lui donne l’occasion de se plonger dans la vie d’une contrée. Parmi ses destinations favorites, il avoue un faible pour le Japon et son mode de vie.
SES MENTORS
THOMAS GSPONER «Vincent Riesen a très vite compris comment renforcer le canton et développer son esprit d’entreprise», relève Thomas Gsponer, directeur de Viscom, l’Association suisse pour la communication visuelle. Il engage le jeune Sédunois à la Chambre de commerce et d’industrie en 2005 comme économiste. Il lui apprend les différentes facettes du métier et le lance ensuite dans l’arène des lobbyistes avant d’en faire son successeur. «Thomas Gsponer m’a offert une opportunité rare et m’a carrément mis un pied à l’étrier en me confiant des responsabilités. Pour moi, cet homme brillant restera toujours mon patron. Je le considère comme un économiste hors pair», explique Vincent Riesen.
BERNARD BRUTTIN «Jeune directeur, Vincent Riesen a de l’ambition. Très disponible et toujours à l’écoute des autres, il doit encore étoffer son réseau», relève Bernard Bruttin, président de la nouvelle commune de Mont-Noble (résultant de la fusion de Nax, Vernamiège et Mase), aussi directeur au Credit Suisse en charge de la région Valais francophone. Il accompagne Vincent Riesen depuis cinq ans lorsqu’il prend la présidence de la Chambre de commerce et d’industrie. «Il m’a beaucoup aidé dans la gestion opérationnelle de l’institution. Il m’a aussi toujours soutenu dans mes démarches», confie le jeune directeur.
SES SOURCES D'INSPIRATION
WINSTON CHURCHILL Il admire cet homme d’Etat britannique, ardent défenseur des droits de l’individu. «Il a prouvé que l’intelligence et la finesse l’emportent sur la brutalité», observe Vincent Riesen.
HECTOR Héros de l’Iliade, le fils du roi Priam contraste avec le caractère d’Achille lorsqu’ils s’apprêtent tous les deux à défendre la ville de Troie. Pour le jeune directeur, «Hector incarne un homme nouveau, moins primitif que ses prédécesseurs, qui se bat avant tout pour défendre sa famille et la société, et non pas pour la gloire».
SES RELAIS POLITIQUES ET ECONOMIQUES
JEAN-RENÉ FOURNIER Le conseiller aux Etats valaisan est membre de la CVCI depuis deux ans. Il est aussi président de l’UVAM, l’Union valaisanne des arts et métiers. «Vincent Riesen connaît bien ses sujets et aussi ses limites. L’homme n’est pas facile à convaincre. J’apprécie le fait qu’il se concentre plus sur l’aspect économique et scientifique des dossiers que sur la politique», constate l’ancien conseiller d’Etat valaisan. Une relation d’entente cordiale s’est installée entre les deux hommes. «Jean-René Fournier m’a toujours fasciné par son habileté à concilier les divers intérêts», lance le directeur de la Chambre, qui reconnaît avoir beaucoup appris en l’observant et en l’écoutant.
JEAN-MICHEL CINA Le chef du Département de l’économie, de l’énergie et du territoire (DEET) du canton du Valais est en contact régulier avec celui de la Chambre valaisanne de commerce et d’industrie. Les deux hommes se respectent et avec leurs fonctions respectives, ils sont devenus des partenaires de confiance. «J’apprécie Jean-Michel Cina, car il prête toujours une oreille attentive aux besoins de l’économie du canton. Même si parfois il doit effectuer des arbitrages difficiles», confie Vincent Riesen.
PASCAL GENTINETTA Le directeur d’Economiesuisse et celui de la CVCI sont entrés dans leurs fonctions dirigeantes en même temps. «Pascal Gentinetta et moi sommes intimement convaincus que l’économie de marché et le libéralisme sont des acquis majeurs de la civilisation, et nous partageons la même passion pour les défendre. Nos convictions et nos parcours nous ont naturellement mis sur la même longueur d’onde», explique le Valaisan.
SES AMIS D'ETUDES
ELIAS NOSCHIS Ils font connaissance à l’EPFZ à Zurich et deviennent colocataires. Docteur en physique des particules et ingénieur qualité chez IWC, il est un interlocuteur privilégié pour parler de sciences. Ensemble, ils partagent aussi leurs diverses expériences professionnelles.
ALEXIS DUMOULIN Les deux Valaisans se rencontrent sur les bancs du gymnase. Véritable ami d’enfance et confident, le docteur en microbiologie à l’Université de Bâle fait partie de son cercle de proches.
SES ADVERSAIRES
OLIVIER COTTAGNOUD Vincent Riesen s’oppose au syndicaliste qui préside le comité d’initiative «Pour l’introduction d’un salaire minimum en Valais» qui a abouti en 2010. «Je trouve cette démarche particulièrement dangereuse pour la prospérité de notre canton. En cas de négociation difficile, l’existence d’un salaire minimum rendra trop facile la rupture de la discussion entre partenaires sociaux, car le patronat pourra se reposer sur ces dispositions minimales», s’exclame le directeur de la CVCI.
LES TENANTS DE LA DÉCROISSANCE Trop de consommation et trop de production nuisent à la planète? Cette philosophie défendue par les adeptes d’un retour aux sources pour sauver la Terre ne plaisent pas à Vincent Riesen. «Je défends une économie durable et un comportement responsable. En revanche, je suis agacé par ceux qui prônent une régression extrême dans le bien-être acquis par l’homme au fil du temps. Il s’agit souvent de caprices de riches qui ne réalisent pas l’importance d’avoir de l’eau potable en ouvrant un robinet», lance le directeur.
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