LES FAITS
Un requérant d’asile est mort le 17 mars à l’aéroport de Zurich, lors de son expulsion avec quinze autres compatriotes. Ce Nigérian de 29 ans menait une grève de la faim pour protester contre son expulsion et avait été ligoté avant d’embarquer.
LES COMMENTAIRES
Le Temps note qu’«il y a des coïncidences tragiques. A la veille du débat au Conseil des Etats sur l’initiative UDC demandant le renvoi des étrangers criminels, un Nigérian de 29 ans est mort mercredi soir dans la prison de l’aéroport à Zurich lors de son expulsion.» Toujours sur le plan des coïncidences, la Solothurner Zeitung remarque ironiquement que le jour du drame, «le tout nouveau chef (de l’Office fédéral des migrations (ODM), Alard du Bois-Reymond) était venu se forger sa propre image de la manière dont se déroulent les expulsions». La Neue Zürcher Zeitung s’intéresse à l’évolution des procédures: «Les moyens de contrainte qui peuvent être utilisés sont régis par la loi. Depuis la mort par asphyxie d’un Palestinien en 1999, également à l’aéroport de Zurich, le bâillon sur la bouche n’est plus autorisé. En 2001, suite au décès d’un Nigérian mort en Valais par suffocation, après avoir été immobilisé de force au sol, cela n’est plus permis non plus. Dans le cas présent, le Nigérian était menotté aux pieds et aux mains.»
À SUIVRE
Les vols d’expulsion ont été gelés et une enquête est en cours pour déterminer la cause de la mort du Nigérian. Alors que les ONG demandaient depuis des années de faire accompagner les expulsions d’observateurs indépendants, l’ODM l’a accepté. De leur côté, les quinze compatriotes du malheureux ont entrepris une nouvelle grève de la faim.
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