L’affaire Hildebrand aura duré exactement 18 jours. Dix-huit jours durant lesquels certains ont voulu y voir une «affaire Blocher», d’autres une «affaire Conseil fédéral», avant de se rendre à l’évidence: c’est bien le président de la Banque nationale suisse qui, par ses agissements, a déterminé le déroulement des événements séparant le premier communiqué de la BNS, le 23 décembre, de la démission de Philipp Hildebrand, le 9 janvier.
A l’heure des comptes, le conseiller national Christoph Blocher, le Conseil de banque et le Conseil fédéral sont au centre de nouvelles polémiques. Et de nombreuses questions restent ouvertes. De quelle manière les données fournies par l’informateur ontelles été instrumentalisées par le leader de l’UDC? Les autorités ont-elles été trop lâches pour reconnaître que les actes décrits dans les deux rapports commandités et rendus à la mi-décembre étaient déjà suffisamment accablants pour exiger une démission? Quelles sont les conséquences de ce scandale sur la crédibilité de la BNS, l’une des deux institutions (à côté des associations de consommateurs) auxquelles les Suisses accordent le plus de confiance, selon le sondage Sophia réalisé par L’Hebdo et l’institut M.I.S Trend en 2010? Enfin, la perte d’un homme doté d’un réseau extraordinaire et qui s’était dévoué pour son pays aura-t-elle des conséquences négatives sur les relations internationales de la Suisse?
Décortiquée. Dans les semaines et les mois à venir, l’affaire Hildebrand continuera à être décortiquée dans les moindres détails et exploitée par les différents camps politiques. Comme l’ont été avant elle l’affaire Kopp ou l’affaire Borer. La Suisse, elle, ne gagne certainement pas grand-chose à voir l’une de ses principales institutions se faire malmener de la sorte. L’analyse des conséquences possibles ou probables de ce grand scandale, point par point.
1. L'esclandre politique
Dans la Berne fédérale, c’est d’abord la revanche formidable de Christoph Blocher qui a marqué tous les esprits. Et quelle revanche! Lundi 9 janvier, le leader historique de l’UDC avait toutes les peines du monde à masquer son triomphe face à l’homme qu’il tentait d’abattre depuis un an. Philipp Hildebrand, l’un des banquiers les plus puissants du monde, tout juste élu viceprésident du Conseil de stabilité financière (CSF), a fini par tomber.
L’UDC réclame une commission d’enquête parlementaire (CEP), qu’elle n’obtiendra certainement pas, ainsi qu’une session spéciale. Elle a marqué des points face à la «traîtresse» Eveline Widmer-Schlumpf (PBD), désormais présidente de la Confédération. Christoph Blocher accuse: «Eveline Widmer-Schlumpf et le gouvernement ont couvert l’affaire, c’est inadmissible. Nous ne déstabilisons pas les institutions, seulement les personnes qui ne prennent pas leurs responsabilités.»
En réalité, le Conseil fédéral n’a pas été unanime dans son soutien à Philipp Hildebrand. Face à tant de charisme et de compétence, Doris Leuthard était sous le charme. Eveline Widmer-Schlumpf lui devait beaucoup, lui qui a sauvé UBS avec elle, lui qui fut aussi un des architectes de la loi too big to fail, une régulation plus stricte des banques en Suisse, lui, encore, qui ouvre des portes à la Suisse dans les enceintes internationales. En revanche, les deux socialistes Micheline Calmy-Rey et Simonetta Sommaruga, de même que l’UDC Ueli Maurer, se sont montrés plus critiques et distants. Mais en fin de compte, le collège s’est méfié du dénonciateur, craignant un «complot» de l’UDC. Conséquence: il a refusé de reconnaître l’ampleur de la faute du banquier surdoué.
«WIDMER-SCHLUMPF ET LE GOUVERNEMENT ONT COUVERT L’AFFAIRE, C’EST INADMISSIBLE.»
Christoph Blocher, vice-président de l’UDC
«Acte criminel». La campagne de Blocher est «dégoûtante» aux yeux de plusieurs personnalités de l’économie et de l’administration, orchestrée avec le concours de deux organes de presse dévolus au chef spirituel de l’UDC (la Weltwoche et la Basler Zeitung), bâtie sur d’innombrables demimensonges et sur l’instrumentalisation d’un informateur dépassé par les événements.
Le coup porté aux institutions, relève notamment Eveline Widmer-Schlumpf, ébranle le monde politique. Après les tribunaux – jugés trop laxistes envers les requérants d’asile, les étrangers criminels et les naturalisés – l’UDC s’en prend à la BNS et, dans la foulée, au Conseil fédéral. Le parti, sorti sonné des élections, a perdu beaucoup de pouvoir, mais il vient de prouver que sa capacité de nuisance reste intacte. A tel point que même dans les milieux économiques et bancaires, son capital confiance semble grillé. «Le fait que le départ de Philipp Hildebrand soit le fruit d’un coup politique est grave. Il faut faire toute la lumière sur la manière dont l’UDC a obtenu ces documents bancaires et les a exploités», souligne Hans Hess, président de la faîtière de l’industrie des machines Swissmem. «L’UDC a commis un acte criminel pour parvenir à ses fins», ajoute Kuno Hämisegger, lobbyiste de l’Association suisse des banquiers, qui a pourtant critiqué la loi too big to fail chère à Philipp Hildebrand.
2. Les dégats pour l'homme
«Philipp Hildebrand nous a beaucoup aidés avec son intervention pour contenir la montée du franc. Il a sauvé des milliers d’emplois dans le pays. C’était un homme très respecté à l’étranger. C’est pour cela que la BNS a pu maintenir le taux plancher du franc face à l’euro», estime Hans Hess. Même déchu, l’ancien président de la BNS continue d’incarner cette mesure historique prise par l’institution le 6 septembre 2011: l’introduction d’un taux de change infranchissable, interdisant que l’euro passe sous 1 fr. 20. Une forme d’arrimage de la monnaie helvétique à la devise unique qui donne une bouffée d’air vitale aux exportateurs. Sans cette personnalité forte, reconnue tant par les milieux institutionnels que par les marchés financiers, la BNS peut-elle encore imposer ce seuil aux investisseurs et spéculateurs avides de devises fortes?
«Les événements récents pourraient (…), dans le pire des cas, provoquer une attaque spéculative», écrivent les analystes d’UBS, le numéro 3 du marché mondial des devises. Selon eux, la manœuvre pourrait coûter très cher à la banque centrale, en générant soit de l’inflation, soit des pertes massives dans son portefeuille de devises étrangères.
Très craints, les marchés ont pourtant accueilli la nouvelle de manière rassurante. «Le franc est remonté lors de l’annonce du retrait de Hildebrand, mais il a rapidement retrouvé son niveau d’avant», observe Brian Kim. Selon le spécialiste en devises de la Royal Bank of Scotland basé à New York, cela tient notamment au caractère «plutôt surprenant et abrupt» de la démission du président, que deux enquêtes avaient dans un premier temps blanchi. «La bataille va continuer et les investisseurs attendent de voir qui reprendra la présidence. Cela dit, je pense que le plancher fixé par la BNS devrait rester solide.»
C’est que, gage de stabilité, les deux autres membres du directoire de la BNS soutiennent eux aussi le plancher introduit sous le règne de leur ex-patron. «Toutefois, si l’environnement européen se dégrade à nouveau fortement cette année, le franc risque d’être sous une pression intenable, avertit Sergio Rossi, professeur à l’Université de Fribourg. C’est là que la crédibilité de la BNS sera réellement testée. Et si celle-ci est mise à mal, défendre ce plancher pourra coûter bien plus que si l’affaire Hildebrand-Blocher ne s’était jamais produite.»
A cela s’ajoute la nouvelle incertitude, insupportable dans les milieux financiers, relative à l’indépendance de l’institution vis-à-vis du pouvoir politique. «Jusqu’à hier (lundi 9 janvier, ndlr), tout le monde pensait que la BNS était hermétique. Mais c’est une attaque politique qui a finalement fait tomber son président. Je n’ai jamais rien vu de pareil dans un autre pays!» juge Martin Naville, directeur de la Swiss-American Chamber of Commerce.
«L’UDC A COMMIS UN ACTE CRIMINEL POUR PARVENIR À SES FINS.»
Kuno Hämisegger, lobbyiste de l’Association suisse des banquiers
Secret bancaire malmené. Ainsi le scandale heurte-t-il la Suisse à deux niveaux. D’abord, à celui de «la crédibilité de la BNS, puisque l’intégrité de son président a été remise en question», analyse Pascal Gentinetta, directeur d’Economiesuisse. Ensuite au niveau du secret bancaire, que «le vol de données à la base de l’histoire met à mal». Selon le Valaisan, celui-ci «a été violé de manière crasse. Il faut que toute la lumière soit faite.»
Petite affaire au milieu du grand scandale, la fuite de données au sein de Sarasin continue d’affaiblir le secret bancaire. Difficile en effet d’imaginer meilleure contrepublicité que celle offerte par le cas d’un banquier central qui ne peut pas faire confiance à sa banque privée… «On ne peut que relever le paradoxe: le parti qui se présente comme le défenseur pur et dur du secret bancaire est associé à une chaîne de violations de ce secret», fustige Steve Bernard, directeur de Genève Place Financière. Celui-ci relativise pourtant la portée du coup: «La situation de Philipp Hildebrand a été vite réglée, même si d’autres suites politiques ou internes à la BNS sont possibles. En termes d’image, rares doivent être les pays dans lesquels un banquier central tombe pour environ 70 000 francs.»
Du côté de la Berne fédérale, certains craignent pourtant de ressentir bientôt les effets collatéraux de cet énième coup sur la place financière suisse. Cela «rendra la tâche plus difficile à nos diplomates au moment de défendre le secret bancaire lors de négociations internationales. Nos interlocuteurs se feront un plaisir de nous rappeler la légèreté avec laquelle un parti suisse a joué avec ce secret à des fins politiques», lâche ainsi un ex-membre du conseil de la Banque nationale.
3. La perte du réseau international
«C’est lui qui ouvrait des portes aux conseillers fédéraux.» Ce haut fonctionnaire du Département fédéral des finances (DFI), à Berne, ne tarit pas d’éloges sur Philipp Hildebrand, «un personnage absolument unique dans la banque centrale», affichant «une parfaite connaissance des marchés financiers et un réseau international dont personne ne bénéficiait en Suisse depuis des décennies». Dans une Suisse qui n’apprécie généralement pas les têtes qui dépassent, celle de l’exprésident de la direction générale de la Banque nationale suisse passait fort bien la rampe. Son successeur pressenti, Thomas Jordan, aussi brillant intellectuellement soit-il, ne jouit pas de réseaux internationaux aussi vastes, notamment dans les milieux anglo-saxons.
DIFFICILE D’IMAGINER MEILLEURE CONTRE-PUBLICITÉ QUE CELLE D’UN BANQUIER CENTRAL TRAHI PAR SON BANQUIER PRIVÉ.
En novembre dernier, Philipp Hildebrand venait par exemple d’accéder à la vice-présidence du Conseil de stabilité financière (CSF), appelé à devenir une nouvelle «Organisation mondiale de la finance», à l’image de l’Organisation mondiale du commerce. Il n’est pas certain que le nouveau patron de la BNS reprenne ce poste. «Ce sera une perte sèche pour la Suisse», juge Paul Dembinski, directeur de l’Observatoire de la finance. Stéphane Garelli, professeur à l’IMD et à l’Université de Lausanne, est moins catégorique: «Dans les instances internationales, tout le monde a un peu besoin de la Suisse. On pourrait lui faire une fleur.» Le proche avenir nous dira s’il s’agit d’une fleur ou d’un cactus.
Sur la touche. Hébergé par la Banque des règlements internationaux (BRI) à Bâle et fort d’une trentaine d’autorités financières nationales et d’organisations internationales, le CSF joue un rôle majeur dans la nouvelle gouvernance financière mondiale. A cette place, Philipp Hildebrand avait des contacts privilégiés avec les dirigeants du G20, une organisation à laquelle la Suisse rêve d’adhérer. Privé de ce poste privilégié, le petit pays perdrait une belle occasion de jouer dans la cour des grands. Selon Michel Aglietta, professeur d’économie à l’Université de Paris-X, «il semble peu probable que la Suisse ne soit pas représentée de manière significative au sein du CSF du fait de son rôle dans les interdépendances financières, par l’intermédiaire de ses deux banques systémiques, UBS et Credit Suisse».
Au sein de la Banque des règlements internationaux, banque centrale des banques centrales, la Suisse devrait continuer à être représentée dans son conseil par le patron de la BNS. Dans le passé, plusieurs présidents de la banque centrale helvétique, dont Fritz Leutwiler et, plus récemment, Jean-Pierre Roth, ont même présidé la BRI. Quant au départ de Philipp Hildebrand du poste de gouverneur du Fonds monétaire international (FMI), que la Suisse a rejoint en 1992, il s’inscrit à un mauvais moment. L’ex-président de la BNS s’était montré solidaire de la crise de la dette européenne en accordant une garantie de crédit de 15,5 milliards de francs au FMI, sur les réserves de la banque centrale suisse. Si son successeur devait se montrer moins généreux, le FMI pourrait mettre la Suisse fragilisée sur la touche, sans trop d’états d’âme.
1992-2012 Du dimanche noir provoqué par Blocher au lundi noir de Hildebrand
CHRISTOPH BLOCHER
1992
Sous l’impulsion du conseiller national zurichois, l’UDC gagne le référendum contre l’adhésion de la Suisse à l’Espace économique européen, le 6 décembre. Le non à l’EEE va entraver la croissance économique de la Suisse jusqu’à l’entrée en vigueur des accords bilatéraux en 2002.
1993
Echec de sa première candidature au Conseil fédéral. «Nous nous reverrons à Philippes!», lance-t-il alors en référence à un vers de Shakespeare tiré de Jules César.
2002
Déconfiture de son ami financier spéculateur Martin Ebner.
2003
Elu au Conseil fédéral à la place de Ruth Metzler en décembre.
2007
Il n’est pas réélu au Conseil fédéral. Eveline Widmer-Schlumpf est élue à sa place.
PHILIPP HILDEBRAND
1992-1994
Après des études à la HEI Genève, à l’Institut universitaire européen de Florence et à l’Université Harvard, il obtient son doctorat en études internationales à Oxford avec une thèse sur le respect des politiques environnementales dans l’UE. Premier job au Forum économique mondial (WEF) à Genève.
1995
Entre chez Moore Capital Management, un hedge fund, à Londres et à New York, où il rencontre sa future femme, Kashya.
1997
Il devient partenaire chez Moore Capital Management.
2000
Engagé comme chief investment officer par le groupe Vontobel à Zurich.
2001
Rejoint l’Union bancaire privée, à Genève, en qualité de responsable des investissements et membre du comité exécutif.
2003
Nommé membre de la direction générale de la BNS en mars.
2007
Nommé viceprésident de la BNS. Il devient un membre actif du Financial Stability Forum (devenu Financial Stability Board) dont il prendra la vice-présidence en novembre 2011.
2008
Devient membre du Groupe des Trente, un groupe de financiers et d’académiques qui inclut d’éminentes personnalités comme Paul Volcker, Mario Draghi, Jean-Claude Trichet ou encore Paul Krugman.
2010-2012
Philipp Hildebrand devient président de la BNS, en remplacement de Jean-Pierre Roth. En mars 2010, sous l’impulsion de Philipp Hildebrand, le Parlement fait passer de 2,5 à 18 milliards de francs le plafond de la participation suisse au fonds de crise du FMI, ce qui suscite de vives critiques dans les rangs de l’UDC. En même temps, il se lance dans une opération coûteuse et infructueuse d’achat d’euros pour tenter de faire baisser la valeur du franc. Christoph Blocher et ses alliés politiques, notamment le magazine Die Weltwoche, mènent une campagne virulente contre le chef de la BNS. En décembre 2011, Christoph Blocher, redevenu conseiller national, informe le Conseil fédéral de l’existence de transactions apparemment irrégulières effectuées par le président de la Banque nationale juste avant l’introduction d’un taux plancher face à l’euro en septembre. Une première enquête classe l’affaire peu avant Noël. En janvier 2012, la presse révèle le scandale que le Conseil fédéral et la BNS avaient tenté d’étouffer. Philipp Hildebrand est contraint à la démission. Christoph Blocher jubile.
Thomas J. Jordan, le retour du sérail?
Thomas J. Jordan assistera-t-il à la réunion du groupe Bellagio, ces 13 et 14 janvier à Berne? Ce discret forum international d’universitaires et de représentants de l’économie, convoqué régulièrement par le professeur à l’Université de Californie Barry Eichengreen, compte le président ad interim de la BNS parmi ses membres. Un cénacle certes moins prestigieux que le Groupe des Trente auquel appartient Philipp Hildebrand (lire en page 20, «L’honneur perdu de Philipp H.»). Mais s’il veut remplacer l’homme dont on vante les contacts avec les grands de ce monde, Thomas Jordan devra soigner son réseau international.
Car, pour le reste, ce Biennois né en 1963, marié et père de deux garçons, semble taillé pour le poste de président, qu’il a indiqué être prêt à reprendre. Entré en 1997 à la BNS après des études d’économie à Berne et Harvard, il est un homme du sérail, comme le prédécesseur de Hildebrand, Jean-Pierre Roth. Les observateurs soulignent sa différence de style avec Hildebrand, plus charismatique et mondain. «Thomas Jordan est un homme discret, un intellectuel extrêmement constant dans ses positions. Il est de nature à se focaliser sur le rôle principal de la BNS plutôt que de prendre des positions politiques», explique Martin Naville, directeur de la Swiss-American Chamber of Commerce, qui l’a rencontré plusieurs fois. Des positions politiques? La décision, par exemple, de maintenir l’euro à 1 fr. 20 pour soutenir l’économie suisse. C’est bien ce qui fait peur à Rudolf Strahm, ancien conseiller national socialiste. Dans une interview accordée à Cash.ch, il déclare n’avoir «pas confiance» en Thomas Jordan, à cause de ses origines académiques, «l’école de Berne» des monétaristes, hostiles aux politiques de relance économique. Et d’espérer que, «comme Hildebrand, il suive un cap pragmatique et fasse attention aux soucis de l’économie réelle».
Cette prise de position révèle surtout les manœuvres politiques en cours autour de la nomination du nouveau directoire. Car dans les faits, ses trois membres ont tous le même pouvoir. La décision d’arrimer le franc à l’euro, comme la lutte pour imposer des règles plus strictes aux grandes banques – dont le Biennois a été l’artisan – sont tout autant de Thomas Jordan que de Philipp Hildebrand. Ernst Baltensperger, directeur de thèse de Thomas Jordan à l’Université de Berne, représentant des «monétaristes» et réputé très eurosceptique, défend son poulain: «Je suis convaincu qu’il n’y a pas de différences notables entre les deux. M. Jordan a coassumé et influé sur la politique monétaire de ces dernières années.»
Reste à savoir qui rejoindra Thomas Jordan et Jean-Pierre Danthine au sein du directoire. Les noms qui circulaient, mardi, comprenaient notamment Serge Gaillard, ancien syndicaliste et directeur pour l’emploi au Secrétariat à l’économie, Beatrice Weder di Mauro, conseillère économique du gouvernement d’Angela Merkel, et Dewet Moser, membre suppléant de la direction générale de la BNS.
| Dossier 'Banque nationale suisse' | | |
| Dossier 'Conseil fédéral' | | |
Tags: Banque nationale, BNS, Affaire Hildebrand,
|