Le succès international d’un instrument suisse
Par Melinda Marchese - Mis en ligne le 26.05.2010 à 08:49
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Baptisé «hang», ce curieux tambour sphérique trouve toujours plus d’adeptes à travers le monde.
MUSIQUE. En dialecte bernois, hang signifie la main. C’est aussi le nom que Felix Rohner et Sabina Schärer ont choisi pour l’instrument de musique qu’ils ont développé dans leur atelier basé à Berne. Présenté au public pour la première fois en 2001, l’objet produit des sonorités douces et planantes. On en joue à mains nues, comme sur un djembé. Le «hang» a rapidement séduit des amateurs et musiciens professionnels dans le monde entier. En 2005, 4300 pièces avaient déjà été commandées aux deux créateurs qui fabriquent de manière artisanale chaque «hang», vendu près de 2000 francs. Ces prochaines semaines des «hang meeting» sont prévus aux Pays-Bas et en Angleterre notamment.
Submergés par les commandes, Felix Rohner et Sabina Schärer ont renoncé en 2006 à tous leurs points de vente à travers le monde, de l’Australie aux Etats-Unis, en passant par Israël. Les «hanghang» (ainsi est le pluriel) s’achètent aujourd’hui uniquement en s’adressant directement aux fabricants à travers PAN-Art, la société qu’ils ont créée. Ils demandent aussi aux acquéreurs de signer une convention attestant qu’ils les informeront des conditions d’une éventuelle revente.
Interrogés sur l’origine de l’instrument, Felix Rohner et Sabina Schärer répondent succinctement. «Le “hang” est comme un bon vin.... Il doit mûrir. Il est le résultat d’un travail de 35 ans.» Leur blog explique qu’il est né de la fusion de deux autres instruments de percussion: le gatham indien et le steelpan des Caraïbes. Leur objectif? «Nous construisons ces “hanghang” pour des personnes qui désirent trouver leur paix intérieure et contribuer à un équilibre mondial.»
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