BLACK COBRA Présentée en 2009 en version or gris, la CC1 de Urwerk se décline désormais en noir et jaune pour l’affichage des H, M et S. Edition limitée à 25 pièces, à 287 000 fr. l’une, mais quand on aime... DR
Pendant longtemps, inspiré du mouvement du Soleil, de la Lune et des planètes, le cours du temps a épousé le cercle, tel un éternel et perpétuel recommencement.
Et si, dès les origines de l’horlogerie, certains ont cherché à briser ce «cercle infernal» en utilisant des affichages rétrogrades ou sautants par exemple, désormais, la tendance est générale. Oubliés les aiguilles ou les disques, le temps se fait linéaire. Les heures et minutes glissent et coulissent en arc de cercle, en vague, en ligne droite, en carré ou en rectangle. Ici et là, parmi les créations les plus récentes, on citera l’Heure Astrale de Jaquet Droz et la Starside Sparkling Date de Maurice Lacroix avec leur diamant «glissant» sur un arc de cercle ou une ligne ondulée.
On mentionnera aussi la Radiomir 8 Days de Panerai, la Colosso d’Hysek, les chronographes concepts Royal Oak Carbone d’Audemars Piguet et Grand Carrera Calibre 36 RS Caliper de TAG Heuer, toutes avec un affichage linéaire, qui pour la réserve de marche, qui pour le second fuseau, qui pour le compteur 30 minutes ou la petite seconde.
On retiendra encore la Vertigo de Pierre Kunz et la Paramount Time Square de Jean Richard avec heure verticale et rétrograde pour l’une et heure glissière «au carré» pour l’autre. Sans oublier, enfin, la plus pointue peut-être dans cette quête de la ligne, la Urwerk UR-CC1 avec son triple affichage linéaire pour les secondes (doublé d’un affichage digital), les minutes (affichage rétrograde) et les heures (système de rouleau).
Trois ans de recherche et une dizaine de prototypes ont été nécessaires pour réaliser cette montre, inspirée d’un modèle de Louis Cottier (pour Patek Philippe en 1958). Dévoilée en 2009, la C(obra) C(ottier) 1 revient cet été, relookée full black avec un traitement AlTiN (soit Aluminium Titane Nitride).
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