Baselworld
Le tour du monde élctrique de TAG Heuer
PARTENARIAT. Alliée à l’américain Tesla Motors, la marque horlogère chaux-de-fonnière entame un parcours de quelque sept mois autour du globe en voiture électrique.
«Une voiture grand tourisme 100% électrique qui parcourt 37 000 kilomètres autour de la planète, de Bâle à Paris en passant notamment par la Russie, l’Inde et la Chine? Impossible. Cela ne marchera pas. Encore un coup marketing de Jean-Christophe Babin!» Dès ce jeudi 18 mars, au lever de rideau de Baselworld, les oreilles du CEO de TAG Heuer vont certainement siffler. Mais l’entrepreneur horloger qui applique à la lettre «la passion créative» suggérée par Bernard Arnault, son patron propriétaire du groupe de luxe LVMH, ne doit pas être étonné. Le scepticisme de ses amis de trente ans, non seulement il en a l’habitude mais c’est à se demander s’il ne le cherche pas.
Pour marquer les 150 ans de la marque chaux-de-fonnière, il fallait frapper fort. Historiquement associée à l’automobile sportive qu’elle équipait de compteurs de bord dès 1911, la marque TAG Heuer courait le risque de se voir embarquée dans la tourmente qui, depuis des mois, balaie le secteur des quatre-roues. Il y a huit mois, ses responsables ont approché Tesla Motors. Cette société californienne a été créée par Elon Musk, également fondateur du système PayPal de paiement sur internet et de SpaceX qui remplacera, dès juillet prochain, les navettes spatiales pour ravitailler la Station orbitale internationale. Elle offrait sur un plateau «la» solution: un bolide électrique capable de rouler jusqu’à 210 kilomètres-heure, avec une autonomie de 300 à 450 kilomètres selon la qualité d’ampérage de l’électricité fournie.
Trente douanes. Qui plus est, la Tesla Roadster n’est pas un prototype comme on en voit un peu partout mais un véhicule commercialisé depuis l’été 2008. Plus d’un millier d’unités ont été vendues, surtout aux Etats-Unis, notamment au gouverneur de la Californie Arnold Schwarzenegger et aux acteurs Leonardo DiCaprio, George Clooney, Matt Damon, Brad Pitt et Dustin Hoffman. En Europe, l’Allemagne est le deuxième pays client avant la Suisse où circulent une trentaine d’exemplaires au prix d’achat de 150 000 francs environ. Du coup, les fanas de la conduite sportive ne passent plus pour des écologiquement irresponsables, les amoureux de la voiture pour des ringards en voie d’extinction. Et TAG Heuer peut, sans complexe, faire jusqu’en octobre 2010 une série de lunes de miel avec son nouveau partenaire, au travers de seize grandes villes de la planète, de Bâle à Paris via Munich, Budapest, Moscou, New Delhi, Shanghai, Beijing, Tokyo, Los Angeles, Miami et New York.
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Tags: TAG Heuer Tesla, propulsion électrique,
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