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Pilotée par des professionnels et des vedettes, l’élégante sportive va traverser une bonne trentaine de douanes. «Un casse-tête administratif plus que technologique», reconnaît Simon Rochefort, directeur des ventes de Tesla Motors à Monaco. L’aventure sera entièrement filmée.
Concept GE Car. Pour l’heure, le modèle qui porte les couleurs de la marque horlogère et que L’Hebdo a testé (lire ci-contre) est unique. «On n’exclut pas d’aller au-delà de cet exemplaire », avoue Jean-Christophe Babin, une lueur électrique dans les yeux. Singulièrement renforcée (dans les suspensions notamment) pour soutenir les chocs de son «odyssée», la TAG Heuer Tesla Roadster est assistée de deux véhicules qui peuvent l’alimenter en électricité si, par malheur, elle tombe en rade au beau milieu de nulle part. Quant à l’empreinte TAG Heuer, elle se remarque dans le design du tableau de bord, le moteur spécial, un téléphone Meridiist, un chronomètre qui est la réédition d’une pièce historique de feu Edouard Heuer et, surtout, le Pendulum, un concept watch qui entend offrir «un moyen révolutionnaire de réguler une montre mécanique».
Un brin de technologie horlogère s’impose ici. Pour faire fonctionner une montre mécanique, on distingue trois grands ensembles: l’énergie, avec le barillet qui entraîne le rouage de la montre, la transmission, mue par des roues et des pignons, et la régulation, opérée par un organe réglant. C’est donc à ce dernier ensemble que s’attaque le Pendulum, qui aura le grand honneur de faire le tour du monde. «Ce concept va faire jaser. On va encore dire que cela ne fonctionnera pas comme on dira qu’une voiture électrique est faite pour la ville et non pour la route», prévoit Jean-Christophe Babin, avec une once d’impatiente délectation.
Prise de risques. En 2004 déjà, TAG Heuer avait suscité surprise et perplexité en lançant à Bâle la Monaco V4 qui remet en question les principes de l’horlogerie, les roues et les pignons traditionnels étant remplacés par des courroies et des roulements à billes. A l’époque, personne ne savait vraiment si cette nouvelle technologie, qui n’était qu’un concept, avait la moindre chance d’aboutir. Force est de reconnaître que cinq ans plus tard, la Monaco V4 est commercialisée. Les 120 exemplaires déjà produits, tous vendus, sont en parfait état de marche. Certes, ils ne représentent que quelques gouttes d’eau dans l’océan des 600 à 700 000 montres de la marque annuellement écoulées, mais ils contribuent à entretenir l’image d’une société qui aime prendre des risques. Quitte à parfois se planter.
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Tags: TAG Heuer Tesla, propulsion électrique,
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