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Par Clément Bürge - Mis en ligne le 06.09.2012 à 02:57 |
| En Suisse, on n’a pas encore vu Roger Federer poser pour une publicité PDC, une brosse à dents orange à la main. Aux Etats-Unis, le soutien des peoples aux Démocrates et Républicains est, lui, franchement banal. Clint Eastwood est venu soutenir Mitt Romney de façon plutôt embarrassante lors de la convention républicaine. Du côté démocrate, la convention démocrate a attiré Eva Longoria, Jeff Bridges et Jessica Alba. Des peoples qui se sont joints à Bill Clinton et Jimmy Carter pour soutenir l’actuel président. Un mariage de genres détonnant, qui illustre simplement ce que les partis américains sont: un mélange de tribus bien distinctes. Un phénomène notamment accentué par le système bipartisan américain qui force les partis à intégrer plusieurs mouvements en leur sein. Le Pew Research Center, un think tank américain, a dressé une typologie des électeurs de chacun des partis, que le New York Times a ensuite présenté sur son site internet. Un constat clair sort de l’analyse du think tank: le nombre de groupes et les division sont moins élevées au sein du parti démocrate et républicain qu’il y a quatre ou six ans auparavant. L’explication : les Démocrates se sont unis autour de leur charismatique président, les Républicains se sont rassemblés autour de la haine du même président – et du mécontentement des performances économiques du pays. Tour d’horizon des différentes tribus républicaines et démocrates.Les DémocratesLes libéraux loyaux L’un des groupes démocrate les plus fidèles qui comprend autant des étudiants, des universitaires ou des stars hollywoodiennes. En faveur du mariage homosexuel, pour une législation migratoire plus flexible ou encore pour la protection de l’environnement, le groupe s’identifie aisément au mouvement Occupy Wall Street, qui dénonçait les inégalités et les abus de la place financière.Les cols bleu Une autre base démocrate. Il s’agit d’électeurs pessimistes, qui gagnent moins de 30 000 dollars par an et sont fortement touchés par le chômage. Ils militent en faveur du système de sécurité sociale et dénoncent les abus du monde financier. Particularité: ils perçoivent l’immigration comme une menace pour leur bien-être. La mascotte du mouvement est Joe Biden, vice-président des Etats-Unis.Les optimistes Un groupe constitué autant par des électeurs blancs que par des minorités (Hispaniques et Afro-américains) qui touchent un salaire faible – moins de 30 000 dollars par an. En faveur d’une législation plus flexible et pour le renforcement du système social. Leur effigie: Julian Castro, le maire de San Antonio, qui est présenté comme un Obama latino.Les jeunes indépendants Majoritairement blancs, libéraux, riches et jeunes (moins de 30 ans), la plupart vivent sur les côtes est et ouest. Ils sont en faveur de la protection de l’environnement, de l’abortion et du mariage homosexuel. Les démocrates ruraux et du sud Religieux et conservateur, ce groupe était connu pour être un des piliers du parti, mais il est aujourd’hui réputé pour voter républicain à certaines occasions. La bonne conduite de l’économie est sa principale préoccupation. Ses membres militent en faveur des mines et de l’exploitation des ressources énergétiques, au détriment de la protection de l’environnement.Les RépublicainsMain Street Pragmatiques et pro establishment, il s’agit des électeurs les plus loyaux et les plus importants du parti républicain. Ils sont terre-à-terre et cherchent des compromis à Washington DC. La plupart des présidents républicains des dernières années, comme George Bush I et II ou encore Mitt Romney, sont issus de ce groupe.Le Tea Party Populiste, méfiant des élites et même de l’establishment républicain, voit la vie en noir et blanc et ne cherche jamais de compromis. Le mouvement puise ses origines dans la campagne de 2008. Sarah Palin, Rush Limbaugh et Paul Ryan en sont les représentants les plus visibles.Les conservateurs chrétiens Le bloc le plus religieux, qui privilégie son propre agenda conservateur plutôt que les intérêts du parti. Michèle Bachmann représente l’aile évangélique, Rick Santorum, lui, le courant catholique.Les libertaires Ce courant est composé à près de deux tiers d’hommes. Ils militent en faveur d’une économie plus libérale et contre les actions gouvernementales. Ils sont moins religieux que les autres ailes du parti. Ron Paul les représente.Les dépités Profondément touchés par la crise économique, ils se méfient du gouvernement et des grandes entreprises. Ce sont les électeurs les moins loyaux du parti et les moins mobilisés. Les espèces en voie d’extinction Les modérés du Nord-Est, les néoconservateurs, et les libéraux… |









