ARCHIVES
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD

HOME > ARCHIVES >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

L'enfant roi devenu star du petit écran

Mis en ligne le 12.02.2004 à 00:00

Darius Rochebin Le présentateur du 19:30 de la Télévision suisse romande se rêvait membre du Club des cinq et. . . enseignant.

L'Hebdo; 2004-02-12

L'enfant roi devenu star du petit écran

Darius Rochebin Le présentateur du 19:30 de la Télévision suisse romande se rêvait membre du Club des cinq et... enseignant.

Enfant roi à la maison et chahuteur en classe, le Darius de 10 ans s'imagine enseignant. L'ambiance bon enfant de l'école Geisendorf, située entre le quartier de la Servette et celui de Saint-Jean à Genève, convient à sa personnalité extravertie et intello. Un brin provocateur, Darius aime se faire remarquer par son institutrice, «Madame Clerc», qui est un peu sévère mais qui «lui plaît bien». Doigt levé, il se mêle de tout. Le jeune garçon se distingue en histoire et en français. C'est avec une vanité dissimulée qu'il se plie aux demandes de sa maîtresse de lire ses compositions devant la classe: «Décembre arrive, Noël va venir...» Dans sa chambre, il prend plaisir à se mettre en scène, imitant ses professeurs devant un public imaginaire.

Enfant unique, Darius règne à la maison. L'éducation très libérale que lui inculquent ses parents lui permet de braver tous les interdits. Darius en profite: il impose à ses géniteurs des soirées crêpes, téléphone à sa mère pour lui dicter le menu du soir, ou encore pleurniche pour obtenir une télévision et un chien. Il abuse même de cette liberté lorsqu'il s'amuse, avec son copain Didier, à jeter des pommes ou des poubelles depuis le toit de son immeuble, ou encore lorsqu'il chaparde dans les commerces du quartier. «Mon air de premier de classe me permettait d'endormir les éventuels soupçons et par conséquent de ne jamais me faire prendre. De toute façon, mes parents me passaient tout, ou alors ne se rendaient compte de rien. J'étais extrêmement libre, livré à moi-même, mais je n'en souffrais aucunement à l'époque, au contraire.»

Le foyer dans lequel il grandit contraste fortement avec le lieu de socialisation que représente l'école. Originaux, ses parents vivent dans une bulle. Son père, né en Iran en 1917, a coupé les ponts avec son pays. Sa mère, qui a connu une enfance très malheureuse - fille de l'assistance publique à Neuchâtel - vit dans l'angoisse du monde. La vie sociale de la famille est quasi inexistante: pas de famille, pas d'amis, pas de soirées. Quant aux fêtes de fin d'année, elles se déroulent le plus souvent entre les trois protagonistes. «J'ai découvert chez les copains que la famille était quelque chose de plus contraignant mais aussi, parfois, plus drôle, plus organisé et plus varié.» Pour le jeune garçon, c'est à l'occasion des vacances, à Loèche-les-Bains ou à Villeneuve, que l'isolement dans lequel vivent ses parents se manifeste le plus. «Ce style de vie a décidé de certains goûts comme mon amour pour les chiens, ou pour la littérature.» Grand fan du Club des cinq, il se voit comme l'un de ses membres, s'amourache de l'une des héroïnes, Annie, et invente la suite de leurs aventures. La télévision prend également une place importante dans la vie de Darius. Il s'en sert comme instrument d'apprentissage. Le petit écran permet à Darius de nourrir son imagination grâce aux films historiques ou à la série Vidocq. A la manière du célèbre inspecteur, il mène son enquête avant de se lancer à la poursuite d'ennemis improbables.

Ce n'est que plus tard, après avoir éprouvé ses talents de comédien lors de colonies de vacances, mais surtout après avoir rodé sa plume - d'abord en collaborant avec le journal du collège Voltaire, puis en faisant ses armes au Journal de Genève, dès 1987 - qu'il envisagera d'occuper une place au sein d'une rédaction de journal télévisé.

L'idée de devenir enseignant disparaîtra peu à peu, une fois effectué divers remplacements. «Cette expérience m'a vacciné. Enfant, l'école me plaisait beaucoup, mais quand j'y suis revenu le charme s'est rompu, les élèves m'ont paru trop conformistes. Et puis en signant mes premiers papiers, la vanité d'auteur commençait à me gagner... Le fait d'exister par la parole et l'écriture m'a semblé tellement plus excitant.» Un brin ironique, Darius avoue que le journalisme est en quelque sorte un substitut de gloire un peu facile.

De son vécu d'enfant unique, il conserve une assurance à toute épreuve dont il se sert dans sa profession: «Quand on a été un petit roi dans sa famille, on ne se laisse pas impressionner par un chef d'Etat.» |Yaelle Nicole

Darius Rochebin

Journaliste à la TSR depuis 1995, le présentateur du 19:30 est né le 25 décembre 1966. Pour la deuxième année consécutive, il anime l'émission d'entretiens hebdomadaire Pardonnez-moi, tous les samedis à 13 h 30.





Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page




Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.