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Fabio Merlini indispensable !

Mis en ligne le 16.05.2013 à 12:27
Fabio Merlini, L'époque de la performance insignifiante

Fabio Merlini, L'époque de la performance insignifiante

Marie-Thérèse Bonadonna

Les soirées au Club 44 filent, une semaine après l'autre, apportant leur lot de connaissances, d'échanges, de regards sur le monde. Depuis le 11 avril, je me dis que vraiment il faudrait que j'évoque à la belle tribune qui m'est offerte les livres de Fabio Merlini parus récemment en traduction aux éditions du Cerf (http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/ficheauteur.asp?n_aut=9410) et dont il a exposé les lignes de force en avril dernier dans nos murs. L'avantage du temps, c'est qu'il trie et qu'il opère à la manière d'un tamis. Les éblouissements d'hier ne sont pas toujours ceux d'aujourd'hui mais, à l'inverse, quand c'est le cas, c'est plutôt bon signe!

Et les analyses de Fabio Merlini de me revenir en tête à chaque fois qu'on évoque le stress au travail, le fait que les métaphores aquatiques ponctuent presque toutes les discussions relatives à la situation professionnelle : je suis sous l'eau, je nage, je patauge, etc...

Pourquoi cet entrelac entre le philosophe tessinois et le quotidien professionnel ? Dans le premier volume, intitulé L'époque de la performance insignifiante consacré au volet du temps - le second, Schizotopies dédié à l'espace - l'auteur pose en quelque sorte le constat majeur qui consiste à dire que notre époque est marquée du sceau de l'efficacité. Mais, et c'est là le point de vue du philosophe qui contraste avec celui du manager, ça n'est pas forcément une bonne nouvelle. Pour quelle raison ? Parce que l'efficacité est devenue une fin en soi, au détriment souvent de la qualité de vie des personnes, au détriment de la qualité de ce qui est réalisé, etc... Ainsi le philosophe de faire toute une série de constats sur le fait que nous nous rendons toujours plus disponibles pour le travail par le biais de nos smartphone et d'internet, en réduisant constamment le temps que nous pourrions par exemple consacrer à notre entourage ou au développement d'aptitudes qui n'ont rien à voir avec le travail et qui ne visent qu'à déployer "la puissance d'être" telle que la nomme le philosophe Spinoza.

En d'autres mots, à se déméner tous les jours dans une frénésie inquiétante, atteint-on véritablement ce que l'on pourrait supposer être un objectif sensé... à savoir bien-vivre ?


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