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Comme leurs collègues français, les paysans suisses se mobilisent.

Mis en ligne le 03.09.2015 à 15:28
Les tracteurs des paysans en colère ont envahi Paris.

Les tracteurs des paysans en colère ont envahi Paris.

© AFP/FRANCK FIFE



Philippe Le Bé

Des feux d'alerte dans de nombreux villages suisses ce week-end, une délégation helvétique à la manifestation européenne, le 7 septembre à Bruxelles, organisée par l'European Milk Board (EMB), un autre rassemblement pour "sauver le sucre suisse" programmée le 9 septembre à Kirchberg (BE): les paysans suisses se mobilisent eux aussi. Dans la foulée de leurs collègues européens, notamment français montés en force jeudi à Paris avec leurs tracteurs.

L'expérience suisse avant l'expérience européenne.

"Ce que les Européens vivent actuellement avec la chute du prix du lait, nous l'avons connu en 2009 avec la fin complète des quotas laitiers", souligne à L'Hebdo Valentina Hemmeler, secrétaire syndicale de l'organisation Uniterre. Les revendications de nos collègues européens - à savoir la nécessité absolue d'une gestion des quantités et la perception d'une taxe sur la surproduction pour rémunérer ceux qui décident de diminuer leur production - sont identiques aux nôtres exprimées il y a six ans".

Une crise plus forte en France qu'en Suisse.

En Suisse et en France, une situation comparable? "Pas vraiment, souligne Sandra Helfenstein, porte-parole de l'Union suisse des paysans (USP). En France, la quasi totalité des marchés agricoles sont en crise profonde. En Suisse, la situation est très difficile surtout pour les producteurs de lait, de viande de porc et de betteraves à sucre". Pour la viande de boeuf, par exemple, les prix se maintiennent à un niveau acceptable. Et la Suisse ne dispose pas d'une production fruitière comparable à celle de la France.

Deux approches syndicales.

Autre différence entre la Suisse et la France: dans ce dernier pays, la FNSEA,  syndicat majoritaire, et la Confédération paysanne minoritaie ne se parlent quasiment pas. En Suisse, l'USP largement majoritaire et d'envergure nationale dialogue avec le syndicat minoritaire Uniterre. Même si Valentina Hemmeler souhaiterait que l'USP, qui dispose "d'immenses moyens d'action", se montre plus combattive. "Nous n'avons pas la même approche, estime la porte-parole de l'USP. Plutôt que de manifester, nous préférons faire une pression politique sur les transformateurs et les distributeurs".


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