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Nick Hayek: "economiesuisse est aux soins intensifs"

Mis en ligne le 06.03.2013 à 17:08
Nick Hayek a pris des gants de boxe pour parler d’economiesuisse, quand L’Hebdo lui a demandé ce que la faîtière des entreprises devait faire pour obtenir la réintégration de la Fédération de l’industrie horlogère (FH) qui a claqué la porte.

Nick Hayek a pris des gants de boxe pour parler d’economiesuisse, quand L’Hebdo lui a demandé ce que la faîtière des entreprises devait faire pour obtenir la réintégration de la Fédération de l’industrie horlogère (FH) qui a claqué la porte.

© Keystone



Philippe Le Bé

«Ils mettent probablement des nœuds papillon pour ne pas donner l’impression d’être à la retraite (…) Il faut plus d’oxygène, de la passion, du leadership, il faut des patrons là-bas (…) Cette economiesuisse n’a aucune crédibilité». Nick Hayek a pris des gants de boxe pour parler d’economiesuisse, quand L’Hebdo lui a demandé, lors d’une conférence de presse du groupe mercredi à Granges (SO), ce que la faîtière des entreprises devait faire pour obtenir la réintégration de la Fédération de l’industrie horlogère (FH) qui a claqué la porte.

«Qu’ils se réveillent ! Ils sont aux soins intensifs dans un hôpital et font comme s’ils étaient des docteurs ». Pendant plusieurs minutes, les oreilles des responsables d’economiesuisse à qui la FH reproche son attitude molle dans le dossier du Swiss made ont dû singulièrement vibrer. Surtout celles du président de la direction Pascal Gentinetta,  auteur d’une lettre qui a fait sortir de ses gonds le CEO de Swatch Group quand il l’a reçue le 20 décembre.

La lettre d'economiesuisse...

Adressée à plus d’une vingtaine de «stakeholders» d’economiesuisse, cette lettre inivitait ces derniers à réfléchir sur ce qu’il pensaient de leur faîtière, a expliqué Nick Hayek. Pour ce faire, l’organisation allait envoyer un consultant externe qui devait interviewer pendant quarante minutes les personnalités concernées.

«C’est comme si, poursuit le CEO de Swatch Group, vous achetiez une Breguet 20 double tourbillon qui coûte au moins 500.000 francs et que Marc-Alexandre, le chef de Breguet, vous adressait une lettre rédigée ainsi : vous êtes l’un des vingt clients les plus fameux ayant acheté cette montre, nous allons vous envoyer un consultant externe qui vous demandera ce que vous pensez de Breguet ! Je n’y crois pas !»

...et la réponse de Nick Hayek.

Nick Hayek a répondu à Pascal Gentinetta qu’il était «complètement au-delà de la réalité». Et d’ajouter : «Vous croyez que vous êtes de grands chefs qui n’ont pas à parler avec leurs partenaires. Si vous continuez à jeter ainsi l’argent par la fenêtre, je serais étonné qu’il y ait encore beaucoup d’associations qui restent dans economiesuisse».

Toujours selon Nick Hayek, Pascal Gentinetta a répondu qu’il y avait «un malentendu», que «cela se faisait toujours ainsi dans l’industrie» et qu’il était «normal d’engager un tiers neutre».

Le CEO de Swatch Group, qui n’a pas du tout été convaincu par cette réponse, a constaté qu’il était plus facile de dialoguer avec les syndicats qui eux, au moins, sont de vrais «partenaires».

A la sortie de la conférence de presse, les journalistes ont reçu une paire de bottes de jardin en caoutchouc et de couleurs différentes. C’est une idée de Nick Hayek pour inciter tout le monde à «garder les pieds sur terre».


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