Chères lectrices, chers lecteurs,

Nous vous informons que le dernier numéro de L'Hebdo paraîtra exceptionnellement le vendredi 3 février 2017.

En vous remerciant de votre compréhension.

Texte plus petit Texte plus grand Imprimer cette page

Pauvres États-Unis!

Mis en ligne le 14.11.2016 à 07:00

Sergio Rossi

Si la longue campagne électorale des deux candidats à la présidence des États-Unis a été d’un niveau pitoyable, des deux côtés du spectre politique, le pire est encore à venir. Il est vrai que la présidence Obama en a déçu plus d’un, mais, par rapport à son prédécesseur, le bilan que Obama peut tirer au terme de sa présidence n’est pas aussi mauvais à l’égard des ravages provoqués par la crise financière globale éclatée il y a désormais huit années et dont les conséquences se font encore ressentir négativement dans le monde occidental (voire au-delà).

Le prochain président des États-Unis n’aura visiblement pas le niveau intellectuel ni les capacités analytiques pour faire face aux nombreux défis auxquels la société américaine est confrontée et devra dès lors faire appel aux conseillers économiques formés dans les meilleures universités au plan national. Ceux-ci n’auront toutefois aucune idée des origines structurelles des problèmes observés sur le plan socio-économique, étant donné que la pensée dominante en économie se résume à des slogans identifiant tel ou tel autre comportement comme le responsable ultime de ces problèmes.

Les grandes institutions financières américaines auront alors le champ libre pour soudoyer les derniers «mohicans» qui connaissent l’histoire de la pensée économique et qui savent dès lors que la réglementation des comportements ne sert à rien si elle intervient dans un système qui est désordonné sur le plan structurel, tel le système bancaire national, qui confond monnaie et crédit permettant aux banques de prêter, pour des opérations purement financières, des sommes créées ex nihilo et, de ce fait, dépourvues de tout pouvoir d’achat, que seule la production peut logiquement former dans l’ensemble du système économique.

Le peuple américain aurait mérité d’avoir un président bien meilleur que celui qu’il a dû choisir parmi les deux candidats à la présidence. Les États-Unis ne représentent désormais plus une exception: leurs politiciens sont du même moule que ceux du reste du monde et c’est l’une des raisons expliquant la situation atterrante au niveau mondial.


< Retour au sommaire du blog "Les non-dits de l'économie"




Ajouter un commentaire

Pour commenter les articles de L'Hebdo et des blogs, vous devez être connecté. Créez un compte ou identifiez-vous.
L'Hebdo

Cette semaine
dans l'hebdo

ePAPER


Idées & débats

Réactions



Projecteurs

Le Forum des 100



Les rendez-vous du Forum



Nos Hors-séries

Voyages


Prix des lecteurs