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De Londres à Djakarta, la tolérance progresse

Mis en ligne le 17.06.2016 à 11:31

Guy Sorman

Partout dans le monde, des pulsions convergentes du nationalisme, de l’anti-libéralisme, de l’autoritarisme politique, des restrictions à la liberté d’expression, la défiance envers les migrants, les minorités et la mondialisation avancent. Voyez en Hongrie et en Pologne comment les régimes tournent au crypto fascisme, alors que ces deux pays ne sont sortis de la pauvreté que grâce à la coopération européenne. En Russie et en Chine, les despotes invoquent de vieilles idéologies impérialistes pour réfuter le caractère universel de la démocratie libérale. En France, en Autriche et au Danemark, les ultra- nationalistes sont aux portes du pouvoir. Aux Etats-Unis, le candidat Républicain est plus proche du Ku Klux Klan que de Ronald Reagan. La Grande-Bretagne est déchirée entre des tribus archaïques, Anglais, Gallois, Ecossais, Irlandais. En Espagne, les indépendantistes basques, catalans et en France les Corses se vautrent dans des postures préhistoriques. La liste est longue : en Inde, le parti au pouvoir tente de ré-hindouiser le pays, niant sa diversité religieuse et deux mille ans de métissage culturel. La Turquie, que l’on croyait réconciliée avec l’Occident et les temps modernes, s’en retourne, sous la conduite de son Président, à des rêves ottomans et de califat. Et l’islamisme, bien entendu, cette régression absolue, ambitionne de ramener les Arabes à un Age d’or mythologique.

Ce puzzle laisse croire que le rêve de mondialisation et d’unification de l’humanité qui parut triompher à partir de 1990 – fin de l’Empire soviétique – vole en éclats et que l’on retourne au Moyen-Age des conflits ethniques et guerres de religion. Mais cette interprétation ne représente que la moitié de la photo, avec une tendance à la dramatisation : le choix des exemples persuade trop aisément que nous approchons du crépuscule de la mondialisation et de la renaissance de vieilles haines. Une autre sélection est possible. Deux événements m’ont récemment impressionné qui me paraissent au moins aussi significatifs que la réaction identitaire : l’élection du maire de Londres et, moins commentée mais aussi importante, celle du maire (le titre officiel est gouverneur) de Djakarta, la plus grande ville musulmane au monde. On sait que les Londoniens ont tranché en faveur d’un fils d’immigrés pakistanais et que Sadiq Khan ne cache pas sa foi musulmane. Son adversaire conservateur (d’origine juive) avait joué la carte xénophobe et anti islamique, en vain. Londres n’est pas l’Angleterre, mais sa diversité culturelle est représentative de l’Europe à venir, voisine dans sa pluri-identité des grandes métropoles américaines. Sadiq Khan n’a pas gagné en raison du soutien des minorités locales – les Pakistanais ne sont pas si nombreux -  ni de son affiliation distante avec le Parti travailliste, mais parce qu’il est apparu comme un administrateur plus efficace et plus proche des gens que le distant et fortuné Zac Goldsmith. Pour mémoire, le maire de Paris est la fille d’immigrés espagnols : Anne Hidalgo et Sadiq Khan sont le nouveau visage de l’Europe, tolérante et métisse. Les islamophobes dans ces deux pays, et en Grande-Bretagne, les partisans du Brexit en sont l’autre visage : l’Europe balance entre ces deux tentations, tolérance et intolérance, ouverture et fermeture.

On a moins commenté, à l’autre bout du monde, le mandat de Basuki Purnama, surnommé Ahok. Ahok est un Indonésien d’origine chinoise catholique, élu par un peuple musulman. Son élection aura été d’autant plus stupéfiante et réconfortante que Djakarta n’a cessé d’être le théâtre d’agressions populaires des Javanais musulmans contre l’infime minorité chinoise, le dernier “pogrom” remontant à moins de vingt ans. Mais la population de Djakarta s’est lassée d’habiter la capitale la plus dysfonctionnelle d’Asie, accordant sa confiance à Ahok qui s’est engagé à suivre le modèle de Singapour. Le choix du meilleur maire possible, comme à Londres, a balayé les atavismes religieux et ethniques en dépit – comme à Londres mais à l’inverse – d’une mobilisation vociférante des islamistes locaux contre le catholique chinois. Ahok comme Sadiq Khan sont-ils plus ou moins annonciateurs du futur que Donald Trump, Viktor Orban, Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Poutine et les djihadistes d’Orlando, Bruxelles et Paris  ?

Il y a vingt-trois siècles, on rappellera qu’Alexandre de Macédoine eut pour projet d’unifier le monde par-delà les distinctions tribales et religieuses. En campagne de la Grèce à l’Inde, il ne se satisfaisait pas de la déroute de ses adversaires ; il obligeait ses officiers à épouser les princesses locales et il en fit de même avec Roxane, fille du roi des Perses. Il ne détruisait pas les idoles des peuples défaits mais les incorporait dans son panthéon hellénistique. Alexandre, précurseur de la mondialisation ? Sous la pression de ses généraux qui aspiraient à rentrer “chez eux”, il dut rebrousser chemin. Sans en être conscients, nous reproduisons à l’identique cette hésitation entre repli et ouverture, tolérance et intolérance, sans aucun doute parce que la nature humaine est immuable, déchirée, depuis Alexandre, entre ces deux tentations.


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jovien Article hystérique, halluciné et dramatisant qui diabolise les adversaires et confond tout.

La Hongrie et la Pologne ne tournent pas au fascisme – ni ouvert ni caché (ce qui est le sens du mot « crypto » ; le mot ici aide à faire passer le caractère invraisemblable et hyperbolique de l’accusation ; qui que ce soit peut être dit un crypto-quoi que ce soit). La Russie et la Chine ne sont pas des démocraties libérales – la belle affaire ! – Poutine vaut beaucoup mieux que Brejnev, et Xi Jinping que Mao. En France et au Danemark les populistes ne sont pas aux portes du pouvoir, et ils ne sont pas, non plus que les populistes autrichiens, des ultra-nationalistes – tout aux plus des nationalistes ou plutôt même des « nationaux ». Trump n’est pas proche du KKK – l’assertion est, au choix, calomnieuse ou bouffonne. Que la paix et le libre-échange permettent à de petites nations européennes englobées dans de plus grandes de se poser la question de l’indépendance n’a rien que de naturel. Les masses en Inde ont encore une identité religieuse forte, si bien que depuis que la politique n’est plus un jeu réservé à une élite occidentalisée le pouvoir prend quelque peu un caractère hindouiste. De même en Turquie pour l’islam.
Et l’on ne retourne évidemment pas au Moyen-Age ni aux guerres de religion (incidemment, le Moyen-Age n’était pas particulièrement une période de nations ni de guerres nationales ; et ce n’était pas spécialement une période de guerre de religions non plus (les principales guerres de religions en Europe datent de l’apparition du protestantisme ; quant aux guerres des Européens contre les États musulmans elles n’ont pas cessé avec le Moyen-Ậge) ; mais « Moyen-Ậge » n’est ici pas tant une réalité qu’une injure – de même que « préhistorique », les deux termes étant d’ailleurs contradictoires, sinon comme injures).

Bref, il y a une vague d’immigration que chacun cherche à contenir, avec plus de passion et de volonté pour les « populistes » que pour les autres. Il y a en Europe des mouvements séparatistes, essentiellement pacifiques, naturels, discutables mais pas illégitimes. Il y a, dans le Tiers-Monde, une montée et un enracinement de la démocratie, et l’Etat y prend quelquefois un visage national-religieux. Et il y a les violences du monde musulman.
Comment GS lie-t-il tout cela ? Eh bien tout cela relève du nationalisme. Et comme le nationalisme c’est la barbarie, tout cela est un même phénomène.
Schéma délirant, pas plus convaincant que « La route de la servitude » (1944), de Hayek où celui-ci expliquait que la social-démocratisation conduisait tout droit au totalitarisme – la fameuse route du titre. Soixante-dix ans après, on n’a toujours pas vu le fascisme ou le communisme prendre le pouvoir en Suède…

Pourquoi GS perd-il la raison ou en tout cas la mesure quand il s’agit des questions ethniques et nationales ?
Bonne question pour l’excellent psychosociologue qu’est quelquefois GS…
I
18.06.2016 - 10:04
BA Les citoyens britanniques qui ont les moyens financiers d'habiter Londres sont aisés, voire riches. Est-ce qu'ils sont représentatifs du peuple britannique tout entier ? Réponse :

Non.

Guy Sorman confond l'arbre qui cache la forêt et la forêt.
18.06.2016 - 10:37
jovien Je me permets de sortir du sujet.

Je viens de lire « En attendant les Barbares » (1992), de GS.
Quel livre exceptionnel !

Dans la première partie, qui traite de l’immigration, GS emmène le lecteur aux Pays-Bas, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Japon, au Sénégal et en France. Elle est sensationnelle d’informations. La stupéfiante politique de discrimination positive aux Etats-Unis est exposée sans euphémisme, de façon vivante et pénétrante.
GS s’y montre un grand observateur des cultures et des différences culturelles (en particulier quand il observe un individu particulier sous l’angle de la sociologie).
Il y a un seul chapitre faible, et même passablement idiot, celui sur les races. Il n’a de plus pas bien vieilli, par exemple il y est affirmé que les Juifs polonais ont 50% d’origine génique polonaise – 0% serait plus proche de la réalité. La question qu’il fallait se poser, naturellement : est-il possible que les soubassements génétiques de l’intelligence et de la personnalité diffèrent significativement entre deux populations ? GS passe à côté. Et il interroge Cavalli-Sforza, enseignant à Stanford, sans se poser une seconde la question de savoir si la pression politiquement correcte qui sévit dans le monde universitaire étatsunien et qui dégénère en aberrations scientifique n’agit pas aussi sur Cavalli-Sforza, ou s’il ne s’en fait pas l’agent.
Et les passages sur les partis « d’extrême-droite » en Europe sont aberrants, comme il est habituel chez GS. Par exemple il y est affirmé que la géographie actuelle de cette mouvance recoupe celle du fascisme dans les années trente… Deux et deux font cinq ? Non : deux et deux font sept.
On sera d’accord ou non avec les politiques que préconise GS. En tous cas, ses positions, sont soutenues de façons très argumentées.

La deuxième partie traite des drogues et de la prohibition de leur usage. Je dois dire qu’elle m’a moins intéressé. Elle est remarquablement nuancée.

L’épilogue tente de lier les deux questions, celle de l’immigration et celle de la drogue, via une réflexion sur « l’ordre bourgeois » et son rapport avec la « barbarie ». Réflexion très abstraite, difficile, risquée, méditative.
18.06.2016 - 11:36
D.J " La Russie et la Chine ne sont pas des démocraties libérales – la belle affaire ! – Poutine vaut beaucoup mieux que Brejnev, et Xi Jinping que Mao. "

Parce que pour vous ce n'est pas un problème que la Chine et la Russie ne soit pas des démocraties libérales uniquement parce que leurs dirigeants sont moins pire que leur prédécesseurs? En fait pour vous il y a des dictatures et des régimes autoritaires qui sont fréquentables au point qu'une démocratie libérale ne leur est pas nécessaire. Quand aux intentions réelles de Poutine je ne suis pas certain que ce dernier vaut mieux que Brejnev. Poutine est homme sournois et vicieux et qu'il n'hésitera pas à prendre les pleins pouvoirs à lui seul quand il en aura l'occasion. Poutine n'est pas un dictateur mais il en a déjà acquis les bases.

" Trump n’est pas proche du KKK "

Il n'a pas dit que Trump est proche du KKK il a dit qu'il était plus proche du KKK que de Ronald Reagan. Ce qui n'est pas pareil. Vu les positions de Trump en général il est certain qu'il n'a rien d'un Reagan. Il est peut-être plus proche du KKK que de Reagan sans en être un proche du KKK. Comme Hollande est plus proche de Castro que de Thatcher ce qui ne veut pas dire que Hollande est un communiste comme Castro.

" La route de la servitude » (1944), de Hayek où celui-ci expliquait que la social-démocratisation conduisait tout droit au totalitarisme – la fameuse route du titre. Soixante-dix ans après, on n’a toujours pas vu le fascisme ou le communisme prendre le pouvoir en Suède… "

Non mais la tentation d'une certaine forme de totalitarisme est bien réelle dans les social-démocraties. Criminaliser les clients des prostituées comme il se fait en Suède et que la France a reprise récemment est un exemple parmi d'autres. Le socialisme est liberticide par définition. Le socialisme libérale n'existe pas.

D.J


18.06.2016 - 21:08
jovien Je me permets de nouveau de sortir du sujet.

Je viens de lire « Les enfants de Rifaa » (2003), de GS.
Quel voyageur… ! Voyageur et non touriste – encore qu’il n’y ait rien de mal à être touriste –mais GS voyage pour rencontrer des gens et comprendre.

J’ai trouvé le livre globalement très intéressant.
GS s’y montre très nuancé. Il y est presque toujours raisonnable.
Pourquoi GS est-il tellement plus outrancier dans son blog que dans ses livres ? Je me demande si ce n’est pas largement pour attirer l’attention. Dans le monde médiatique, plus on est radical, plus on a de chances d’être entendu. Un cas typique est Zemmour, légèrement fêlé à l’origine je suppose, mais qui maintenant a pour spécialité le propos insensé. Cela touche même ses livres, témoin « Le suicide français ». GS, lui, je dirai qu’il est sur internet outrancier, au « Figaro » tranchant, et dans ses livres calme d’expression, raisonnable et nuancé.

Quelques exceptions.
. Il est systématiquement outrancier ou délirant quand il traite de la relation des pays occidentaux aux régimes en place dans le Tiers-Monde. Ainsi, selon lui, le régime du Chah s’est effondré parce que l’Occident l’a lâché, la France soutient le régime algérien, etc.
Logique paranoïaque, ou va-t-en-guerre.
. Une autre exception, concernant Israël.
. Et une autre, concernant les péchés de l’Occident à l’égard de l’Islam.

Un trait que j’avais fortement apprécié dans « En attendant les Barbares » et que je retrouve ici : la bibliographie est donnée par chapitre, et elle n’est pas démesurée.

Livre qui pose des questions très intéressantes et peine quelquefois à trouver des réponses, mais les réponses sont souvent difficiles à trouver… Par exemple, l’explication qu’il donne de l’échec économique marocain n’est pas très convaincante (en fait, elle est aussi assez peu stable).
Je me demande si son explication de la conversion à l’islam des Bengalis de l’Est n’est pas un peu courte (désir d’émancipation des membres des castes inférieures), et d’ailleurs il ne la répète pas pour l’Indonésie (est-ce qu’il n’y aurait pas aussi que le monothéisme est plus convaincant que le polythéisme ?). Je doute un peu de son explication de la domination de l’armée au Pakistan par le caractère hétérogène du pays : est-ce que ça ne serait pas surtout la rage contre l’Inde qui se manifeste là ?

Je suis étonné que GS ne se pose pas la question suivante.
Est-ce qu’il n’est pas évident que si la Turquie entrait dans l’UE les valeurs de l’UE la contraindraient à organiser un référendum sur l’indépendance du Kurdistan turc, qu’elle perdrait ?

Une contre-vérité (plus exactement, l’expression d’un mythe sormanien : Sorman, je suppose, n’en sait rien ou n’y croit pas mais a plaisir à le dire comme on a plaisir à raconter l’histoire de Blanche-Neige à des enfants) : « Comme un Français, un Turc est un métis issu de mille invasions. […] Un Turc a autant l’air turc qu’un Français a l’air gaulois ». Les Français de 1900 descendaient des Gaulois et ressemblaient à des Gaulois. Il n’y a pas eu mille invasions en France mais deux : l’invasion romaine et l’invasion germanique (Scandinaves et Sarrasins : insignifiants) invasions qui, selon toutes probabilités, ont très peu altéré le génome des Français (la démonstration a récemment été faite pour la population des Iles britanniques, nul doute qu’elle ne vienne bientôt pour la France).

Pour GS, il serait mal que l’Europe soit une entité géographique, mal qu’elle soit une entité chrétienne, mal qu’elle soit une communauté d’intérêts : il lui faut donc se définir par sa non-définition : elle doit être universaliste. Donc accepter la Turquie aujourd’hui, puisque musulmane et pauvre. Pourquoi serait-ce mal ? Parce que.
Raisonnement grandiose, auquel les peuples européens à peu près unanimes répondent aujourd’hui par le mot de Cambronne, et répondraient demain par la sécession d’avec l’UE si les pouvoirs européens imposaient l’entrée de la Turquie.
Il me tarde de voir GS appliquer ce raisonnement au mariage : il est mal d’être marié à une femme parce qu’on l’apprécie, il faut donc épouser une femme qu’on ne peut pas voir en peinture.
Je suis bien logé : je vais donc faire un trou dans mon toit pour prendre l’eau quand il pleut.
Je suis une carpe : je vais donc habiter avec les lapins.

Un manque : GS n’évoque pas la condition des travailleurs étrangers dans la péninsule arabique.

GS ne cesse de soutenir que l’islam est compatible avec la modernité. Très juste, naturellement. A condition d’ajouter ceci (qu’il sait, je pense, mais omet de dire, il est vrai que ce n’est pas tout à fait son sujet) : la modernité balaiera l’islam, comme elle a balayé le christianisme et le judaïsme. Dans le monde musulman actuel presque tout le monde croit, comme jadis en Occident (et en Extrême-Orient) presque tout le monde croyait. Quand les musulmans auront compris la science moderne au lieu de simplement répéter scolairement ses formules, ils ne seront plus « les enfants de Rifaa » : les raisons qu’il y a de croire en Dieu quand on ne connaît pas la science moderne auront disparu (par exemple, comment expliquer la complexité des espèces vivantes sinon par une création divine ?) ; il y aura toujours des croyants, certes, comme il y en a toujours en Occident, esprits particulièrement cons ou particulièrement philosophiques, qui seront d’ailleurs déistes ou mystiques plutôt que croyants de la religion révélée, mais les mosquées seront probablement aussi vides que nos églises.

Dans cet ouvrage comme dans le précédent que j’ai évoqué le pape Lévi-Strauss est invoqué.
L.-S., qui a écrit :
. Toutes les civilisations se valent, puisque la quantité d’iniquités est à peu près la même partout.
. Toutes les civilisations se valent, puisque chacune est supérieure aux autres selon ses propres valeurs.
. Notre civilisation est la pire de toutes, parce qu’elle remplace les forêts par des champs de blé et des villes.
Je dois dire que j’ai un peu de peine à comprendre comment GS peut aller demander des leçons de sagesse à ce grand élucubrant…
19.06.2016 - 18:00
jovien @BA

Le KKK était anti-Noir. Trump n'a pas dit un mot contre la discrimination en faveur des Noirs et, quand on l'a accusé d'être hostile aux Noirs (accusation reposant sur un simple soupçon, sans aucun indice) a répondu qu'il les adorait.
Il est donc, sur la question noire, aussi loin du KKK que Reagan l'était, et, en tous cas, beaucoup plus près de Reagan que du KKK.
Je maintiens donc que l'assertion de GS est, au choix, bouffonne ou calomnieuse.
19.06.2016 - 18:13
jovien Pardon, je voulais dire @]DJ et non @BA. 19.06.2016 - 18:15
Guy Sorman Je suis flatté de constater que mes livres méritent d'être critiqués des années après leur publication : c'est le désir de tout auteur.
PS : je n'écris plus dans Le Figaro depuis très longtemps mais dans L'Hebdo , Le Point et Le Monde en langue française.
19.06.2016 - 18:15
BA Le populisme progresse.

Partout en Europe, le populisme progresse.

Seuls les bisounours ne le voient pas.

Lundi 20 juin 2016 :

Percée du parti populiste M5S en Italie.

La populiste Virginia Raggi devient la première femme maire de Rome.

La populiste Chiara Appendino est élue maire de Turin.

Virginia Raggi, la candidate populiste du Mouvement 5 Etoiles (M5S), a infligé un véritable camouflet au Parti démocrate (PD) du chef du gouvernement Matteo Renzi. Elle vient d'être élue maire de Rome.

A Turin, une autre novice du MS5, Chiara Appendino, 31 ans, a détrôné avec 54% l'expérimenté maire sortant Piero Fassino, une figure du PD, qui a dénoncé l'appel de la Ligue du Nord de Matteo Salvini, allié du Front national français, à voter pour les deux candidates du M5S afin de battre Matteo Renzi.

Référendum en octobre

Pendant des semaines, le chef du gouvernement Matteo Renzi a d'ailleurs tenté de minimiser la portée du scrutin en répétant que « la mère de toutes les batailles » politiques restait pour lui le référendum prévu en octobre sur sa réforme constitutionnelle. Il s'est engagé à démissionner en cas d'échec.

Le M5S y compte bien. Fondé en 2009 et devenu le deuxième parti du pays avec 25% des voix dès les législatives de 2013, le M5S pioche dans ses propositions à droite comme à gauche, y compris dans les extrêmes, et continue de tisser sa toile aux élections locales, en s'appuyant inlassablement sur la dénonciation d'une classe politique malhonnête.

« Nous sommes prêts à gouverner le pays », a répété dimanche soir le jeune Luigi di Maio, dauphin pressenti de Beppe Grillo à la tête du M5S. « Et les Italiens nous reconnaissent la capacité de gouverner. Maintenant c'est à Rome et à Turin, après ce sera le tour du reste du pays ».
20.06.2016 - 08:47
jovien Je continue de me permettre de sortir du sujet….

Je continue de lire GS.
Cette fois-ci, ça a été « L’année du coq » (2006).

Livre émouvant, aux récits hallucinants. La description de la misère des campagnes et celle de la situation des travailleurs migrants sont saisissantes. Le passage le plus horrible concerne l’épidémie de Sida due à la vente du sang à la campagne.
La quête, par GS, de ce qui peut exister de religion en Chine, est vraiment très intéressante. Elle l’a laissé assez incertain.
La visite à Taïwan, pour la comparaison, est passionnante.
GS frappe par son énergie et son courage. Il va au bout du monde pour rencontrer des misérables, caché sous une bâche. Il insiste. Il démasque. Il se confronte à des gens qu’il n’aime pas.

On se demande si GS n’exagère pas, on espère qu’il exagère et que la réalité n’est pas si épouvantable.
Il y a pas mal d’éléments qui donnent à penser qu’il force le trait.
. Même s’il dit par ailleurs qu’aucun chiffre officiel n’est fiable, il a l’air de croire aux chiffres sur l’espérance de vie. Or celle-ci est de 76 ans (77 ans pour les femmes (estimation 2015)). GS affirme que les ruraux ne voient pour ainsi dire jamais un médecin, qu’on combat mal les épidémies, et que la pollution est effrayante. Ça semble peu compatible avec cette espérance de vie… Il dit par ailleurs (en une ligne) qu’en 1979 les Chinois vivaient quatorze ans de plus que les Indiens, grâce « en partie à un système de santé de base répandu dans toute la Chine ». Mais ce système de santé de base, on ne le voit nulle part dans son livre.
. GS est souvent très fantaisiste dans ses chiffres, si bien qu’on se demande s’il est bien informé.
. Il évoque les famines de 1964 organisées par le Parti. En fait, la date des famines : 1958-1962.
. Il évoque deux fois les trente millions de morts de Révolution culturelle. En fait, dix fois ou cent fois moins, selon les estimations.
. Il parle des vingt millions de mort du Grand Bond En Avant. En fait, bien plus.
. Il évoque rhétoriquement les vingt-six dynasties en vingt-deux siècles. Ça dépend naturellement des façons de compter. Rappelons quand même que dans les sept derniers siècles il n’y eut que trois dynasties.
. Il parle des deux cents millions de Chinois hors de Chine (il s’agit de personnes d’origine chinoise, pas seulement des nationaux de la Chine communiste vivant hors de Chine). Wikipedia donne 35 millions.
. Il dit que le Pib de la Chine est égal à celui de l’Italie. En 2016, la Banque mondiale donne un Pib nominal égal à 6,7 fois celui de l’Italie (12 200 contre 1 800) et un Pib ppa près de huit fois supérieur (16 150 contre 2 035). Certes, GS parle de 2006, pas de 2016… Cependant, je trouve que, si ses chiffres sont vrais et donc ceux de la Banque mondiale faux à ce point, ça aurait mérité une petite argumentation.


Sur les perspectives de la Chine, je trouve GS très peu convaincant.
. Il dit que c’est la pression militaire américaine qui a mis à bas la dictature soviétique. Faribole célèbre. Reagan a dit « nous allons transcender le communisme » et a augmenté les dépenses militaires, et le communisme soviétique s’est effondré. Les Nostradamus et les illuminés de la guerre au communisme en déduisent donc de la pression reaganienne l’effondrement de l’Union soviétique, comme leurs prédécesseurs ont déduit des trompettes l’effondrement des murailles de Jéricho.
. Du coup, il ne voit que quatre scénarios possibles.
. Révolution (qu’il juge peu probable).
. Crise économique et chaos, conduisant à un gouvernement militaire. GS n’indique d’ailleurs en quoi cette solution serait stable ni ce que ferait ce régime militaire. C’est pourtant une question importante : nombre de régimes militaires ont des aspects modernisateurs ou libéralisateurs en économie (celui de Pinochet par exemple), et laissent ensuite la place à des démocraties.
. Libéralisation progressive conduisant à la démocratie (qu’il ne voit pas venir ; qu’il décrit comme impossible).
. Statu quo (qui lui semble le plus probable).
Bref, la possibilité gorbatchevienne n’est pas évoquée : un nouveau dirigeant, qui, prenant acte de l’échec, engage des réformes, lesquelles aboutissent à un changement de régime (non calculé à l’avance, dans le cas de Gorbatchev, dépassé par la dynamique qu’il avait enclenché).
C’est pourtant ce qui est le plus probable. Il est évidemment possible que cela soit précédé d’une libéralisation dans le cadre du régime (en fait, cette libéralisation existe et GS en rend d’ailleurs compte : beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis Mao ; évidemment, on aurait souhaité qu’elle ait charrié encore plus de réformes). Et possible aussi qu’il y ait d’importantes crises économiques. Et possible également que des manifestations d’oppositions au système jouent un rôle croissant dans la sortie du régime.
Tout ceci dessine en creux le comportement faucon souhaité par GS : pressions maximales sur le régime chinois : militaires économiques, diplomatiques. Alors que c’est la comparaison avec nos sociétés qui essentiellement conduira à la sortie du régime, pas la pression effectuée par nos États.
Et l’on peut se demander si ce n’est pas la volonté d’influer dans le sens d’un comportement faucon, qui, largement, conduit GS à ce bizarre énoncé de scénarios.

L’opinion en Occident s’est naguère beaucoup trompée sur la Chine. GS pense que l’opinion actuellement dominante est trop indulgente envers le régime et ses réalisations. Sa divergence d’avec l’opinion dominante vient, je suppose, de sa passion démocratique, et de sa passion libérale. Passions honorables qui à beaucoup (dont moi) sembleront chez lui sectaires, et quelque peu fanatiques…
Et, pour dénoncer l’opinion dominante, il exagérerait dans l’autre sens… ?
C’est l’hypothèse que je me suis faite à la lecture de ce livre où je me suis cependant considérablement instruit.


20.06.2016 - 11:48
jovien Je continue de me permettre d’être hors-sujet...

La lecture de ces deux ouvrages me ramène au seul ouvrage de GS que j’avais lu à part « Les vrais penseurs de notre temps », ouvrage qui devait être « La nouvelle richesse des nations » et que j’avais dû lire peu après sa parution, en 1987.

A mon souvenir, GS s’y posait la question de l’origine des performances économiques des pays d’Extrême-Orient. Était-ce le bon gouvernement, ou bien la religion (confucéenne) ? Il éliminait la religion. Restait le bon gouvernement. Ça ne collait pas bien parce que l’État coréen était mercantiliste et peu libéral. GS s’en tirait en disant que si la Corée avait été libérale, elle se serait développée encore plus vite... Certes, mais pourquoi se développait-elle quand même si vite ?

Eh bien, dans ces deux livres que je viens de lire, GS s’intéresse beaucoup au bon gouvernement, et beaucoup à la religion.
Et moins à ce qui, dans la culture, favorise la bonne gouvernance, ou favorise l’efficacité économique nonobstant le mauvais gouvernement.

Pour revenir à la question des performances de l’Extrême-Orient, viennent à l’esprit des hypothèses comme celles-ci :
. Ce sont des pays de rizières, et la culture du riz, depuis des siècles, exige un travail manuel très intensif.
. Ce ne sont pas des pays d’écriture alphabétique, et l’apprentissage des caractères a donné l’habitude d’un travail intellectuel intensif.
En d’autres termes : la culture, ça ne se réduit pas à la religion.

Ces hypothèses sont justes ou fausses, mais il me semble qu’elles étaient largement absentes des réflexions de GS. Et que des réflexions culturelles du même ordre, quoique nettement plus présentes maintenant, sont encore insuffisamment présentes. Par exemple, sauf erreur, la qualité de la main d’œuvre chinoise n’est même pas évoquée dans « L’année du coq ». Pas évoquée, et donc, pas non plus expliquée.

J’ajoute ceci.
Quoique ce soit très politiquement incorrect de le dire, il est assez probable que la race, ça existe, et que la culture est partiellement formée par la race.
20.06.2016 - 13:21
etf Pas de problème en boboistan (Londres, Paris, etc). On ne peut tirer aucune conclusion à partir de ce qui se passe dans ces grandes villes, haut du pavé planétaire, nids à bobos (j'en suis), grandes bénéficiaires de la globalisation. Cela revient à analyser le transport aérien depuis un siège First Class, voire, un jet privé.
Djakarta, oui. Mais bon, l'exemple s'appliquerait peut-être à un retour vers le centre, suite à une gestion calamiteuse d'un parti "protestataire" aux affaires.
L'Europe volera en éclats. Le tribalisme est trop ancré dans nos gènes, et l'alternance (fausse réponse aux insatisfactions de tous poils) inévitable. La question est de savoir quand et de quelle manière. Si ce n'est le Brexit, ce sera le Dutchxit, ou un autre xit. C'est évident. Le plus tôt serait peut-être le mieux, parce que les abcès, ce n'est jamais bon d'attendre.
Cheers tout de même, cher taulier.
21.06.2016 - 11:52
BA Mercredi 22 juin 2016, vers 19 heures :

ALERTE – GB/UE : deux sondages donnent le Brexit en tête à la veille du référendum.

http://www.romandie.com/news/ALERTE--GBUE-deux-sondages-donnent-le-Brexit-en-tete-a-la-veille-du-/714120.rom
22.06.2016 - 19:25
BA Mercredi 22 juin 2016, vers 19 heures 26 :

A la veille du référendum, deux sondages donnent le Brexit en tête.

Alors que les Britanniques sont appelés à voter pour ou contre la sortie de l'Union européenne, deux sondages donnent le camp du non à l'UE en tête.

Deux nouveaux sondages donnaient mercredi le camp d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne légèrement en tête des intentions de vote, à la veille du référendum historique sur cette question.

Selon Opinium, qui a interrogé 3.011 Britanniques sur internet, 45% étaient pour une sortie, 44% pour un maintien dans l'UE, mais 9% étaient toujours indécis et 2% préféraient ne pas se prononcer.


Selon TNS, qui a sondé 2.320 personnes, 43% étaient pour une sortie de l'UE, 41% étaient pour rester, et 16% étaient encore indécis.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/a-la-veille-du-referendum-deux-sondages-donnent-le-brexit-en-tete_1805175.html
22.06.2016 - 19:53
jovien "en Inde, le parti au pouvoir tente de ré-hindouiser le pays, niant sa diversité religieuse et deux mille ans de métissage culturel".

A la réflexion, on ne voit pas à quoi correspondent ces deux mille ans.
Mille ans, cela aurait fait référence à l'invasion musulmane.
Trois mille cinq cents ans ou quatre mille ans, cela aurait fait référence à l'invasion (ou pénétration) aryenne.
Mais je ne vois pas ce que l'Inde a reçu de l'étranger il y a deux mille ans.
23.06.2016 - 07:28
Guy Sorman Jovien, lisez Le Genie de l,Inde! 23.06.2016 - 17:31
Guy Sorman A propos de L' année du Coq, suite à la diffusion d'une version papier en chinois et surtout sur le web , le Département de la Propagande du Parti a estimé nécessaire de publier une critique autorisée. Celle-ci se décline en trois points : tous les faits énoncés dans ce livre sont exacts , ces faits sont bien connus du Parti communiste chinois , l'auteur a le tort de ne pas faire confiance au Parti pour corriger ces imperfections de la société.
Je suis d'accord avec ces trois observations.
Enfin , la situation des militants démocrates est pire aujourd'hui qu'il y a dix ans quand j'écrivais. Je pouvais rencontrer Liu Xiaobo ou Liuxia ; ils sont maintenant en prison. Pas d'évolution Gorbachevienne donc.
23.06.2016 - 17:52
Guy Sorman Les cultures n'ont aucune base raciale comme démontré un million de fois et toutes les ethnies partagent le même génome. 23.06.2016 - 17:54
jovien J’ai lu « Le génie de l’Inde ».

Le livre est moins noir que « L’année du coq ».
GS, encore plus voyageur que dans « L’année du coq » cherche non seulement comment le pays rencontré pourrait progresser (et en cela il donne au pays rencontré – des conseils éclairés) mais aussi se demande ce que ce pays pourrait nous apprendre.
Il s’intéresse non seulement au développement et à la religion mais aussi à d’autres aspects de la culture, et fait preuve de beaucoup d’ouverture envers ce qui a priori pourrait susciter sa réticence – la caste, la superstition, l’hindutva.

J’ai particulièrement apprécié la visite à un panchayat, et les visites religieuses (j’ai regretté que GS ne pose pas à ses interlocuteurs la question de ce qu’ils croient qu’il y a après la mort).
Ce qui est dit de la politique sociale du Kerala m’a beaucoup intéressé, ainsi que l’évocation du dynamisme des petits propriétaires dans une région où le départ pour le Pakistan des grands propriétaires (musulmans) a renforcé la petite propriété.
GS cherche les politiques ou les initiatives qui pourraient permettre d’améliorer la vie des ruraux pauvres, au lieu d’attendre qu’ils finissent par bénéficier de l’augmentation de la richesse des autres. Il y en a…

Je n’ai pas été convaincu par sa défense de la politique des quotas pour basses castes et hors castes : pourquoi pas plutôt une politique de bourses en faveur des pauvres ?
GS évoque peu la colonisation britannique. A une certaine page, il dit qu’elle était en soi inique. Je dois dire qu’il m’a confirmé dans l’idée que j’avais que la politique économique avant l’indépendance était excellente, et que l’indépendance a amené quarante ans de stagnation (couplée avec des dépenses militaires sans commune mesure avec celles de l’époque coloniale), si bien qu’il m’a conforté dans le jugement positif que je porte sur la colonisation britannique en Inde.
Livre écrit d’une plume quelquefois approximative. Un exemple entre une dizaine : il est écrit que Mandela luttait de façon non violente.

Le livre m’a conduit à me poser plusieurs questions :
1° GS soutient que la progression de l’islam s’est effectuée par la séduction qu’il a exercée et non par la contrainte ou terreur, ou par massacres. Et il constate que les Indiens ne se convertissent pas au christianisme, dans aucune des versions de celui-ci.
Mais l’islam n’offre à un hindou rien que le christianisme ne peut offrir…
Donc, pourquoi la conversion si massive à l’islam, et si rare au christianisme ?

2° GS dit que le Pakistan est composé de populations extrêmement diverses, et que c’est pour éviter qu’il ne se désagrège que ses régimes sont des régimes militaires.
Mais l’Inde est aussi diverse linguistiquement que le Pakistan.
Il ne résout donc pas le problème : pourquoi démocratie ici, domination de l’armée là ?
(A propos, GS ne fait pas une remarque évidente : ce qui permet à l’Inde de ne pas éclater, c’est qu’elle dispose d’une langue de communication non indienne : l’anglais. Sans l’anglais, au parlement et dans l’administration centrale on parlerait hindi, et cela serait insupportable à ceux dont l’hindi n’est pas la langue maternelle.)

Enfin il y a un point évoqué dans ce livre comme dans l’année « L’année du coq » sur lequel j’aimerais beaucoup avoir l’opinion de GS (mais je vais peut-être le trouver traité dans un autre de ses ouvrages …), c’est celui-ci :
La consommation des populations des pays développés est-elle trop importante pour que toute la population du globe puisse avoir cette même consommation ? Par exemple, la voiture individuelle pour chaque foyer est-elle possible, compte tenu des ressources de la Terre ? La consommation alimentaire de l’Occidental contemporain pourrait-elle être généralisée ?
Il me paraît évident que la réponse est optimiste, mais enfin j’aimerais avoir l’opinion de GS.

23.06.2016 - 21:46
etf "Les cultures n'ont aucune base raciale comme démontré un million de fois et toutes les ethnies partagent le même génome. "
Faux. L'homo-bobous (prononcé bobo-usse) est l'exception qui confirme la règle. Poils en cashmere, glandes suporidales suintant le vetiver, Carré Hermès comme marque de naissance. Adroit du verbe mais plutôt degôche, enfin, en apparence. Cultivé (enfin, en apparence), tolérant (enfin ...), grand vainqueur de la globalisation, l'homo-bobous a un bel avenir devant lui. Mais méfions-nous tout de même de l'envieux Sapiens. Sa jalousie et sa bassesse nous ont déjà pondus des Staline et de la guillotine...
23.06.2016 - 23:57
BA Je recopie ce que j'expliquais au bisounours Guy Sorman ci-dessus :

Les citoyens britanniques qui ont les moyens financiers d'habiter Londres sont aisés, voire riches. Est-ce qu'ils sont représentatifs du peuple britannique tout entier ? Réponse :

Non.

Guy Sorman confond l'arbre qui cache la forêt et la forêt.

Fin de citation.

Et aujourd'hui ?

Aujourd'hui, c'est la défaite des bisounours à la Guy Sorman !

Aujourd'hui, c'est la victoire des souverainistes !

Victoire !

« Vive la nation ! »

C'était le cri du peuple français lors de la Révolution française !

C'est le cri de tous les peuples qui luttent pour leur indépendance nationale !

En ce jour historique, le peuple britannique a choisi l'indépendance nationale !

Le dessin qui résume tout :

https://pbs.twimg.com/media/CkuDYFcUkAEhW1H.jpg

C'est le retour de l'Histoire !

C'est le retour des nations !

C'est le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, tel qu'il a été inventé par la Révolution française !

Maintenant, c'est au tour du peuple français de choisir !

Maintenant, c'est au tour du peuple allemand de choisir !

Maintenant, c'est au tour du peuple italien de choisir !

Il faut redonner la parole aux peuples !

Il faut consulter les 27 peuples européens en organisant 27 référendums :

« Voulez-vous rester dans l'Union européenne, ou voulez-vous en sortir ? »

Nous voulons choisir, nous aussi !

Nous voulons disposer de nous-mêmes, nous aussi !

Nous voulons un référendum !
24.06.2016 - 07:26
etf Minc, j'ai encore eu raison.
Hé oui, cher taulier, on ne peut faire sa Merkel et ouvrir totalement les vannes de l'immigration, tout en faisant la morale au reste de l'Europe et chercher à lui imposer le même régime, sans que cela ait de graves conséquences. Il faudra décidément l'expliquer à notre bon Minc qui " ne comprend pas ".
En tant que bobo des villes, je ne m'en réjouis pas, à la différence de l’inénarrable BA. Mais ça ne m'empêche pas de voir la réalité en face.
Le Brexit n'est que la première eXit d'une série. La question n'est pas "si", mais "qui" et "quand".
La révolution (mouvement d'un objet autour d'un point central, d'un axe, le ramenant périodiquement au même point) est en marche et la bicyclette ne tombera pas.
24.06.2016 - 11:32

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