Texte plus petit Texte plus grand Imprimer cette page

Donald

Mis en ligne le 01.02.2016 à 14:28

Guy Sorman

Pour les Européens, depuis plusieurs générations, il n’y avait pas d’autre Donald que le canard de Walt Disney, assez sot, de mauvaise humeur mais au grand cœur. Un Donald chasse l’autre. Aux Etats-Unis, Le Donald, The Donald comme on dit là-bas, est évidemment Trump, promoteur immobilier avec des faillites à répétition, collectionneur d’épouses et qui atteint une notoriété nationale en animant un « reality show » dans lequel il recrutait et surtout licenciait (« You are fired »), avec jubilation. Sa candidature à l’élection présidentielle de novembre prochain apparut comme une énorme plaisanterie, boursouflée, à la dimension du personnage. D’autant plus improbable que sa première déclaration fut une diatribe contre les immigrants mexicains, tous soupçonnés d’être des « violeurs » et des « assassins », à l’exception d’une poignée d’entre eux, « des gens très bien », qui travaillent pour l’entreprise Trump. La classe politique et tous les commentateurs estimèrent que la mauvaise plaisanterie en resterait là. Mais, à la surprise des Américains éclairés, l’outrance de Trump a suscité autour de sa personne un véritable enthousiasme. Plus il en ajoute dans la provocation, plus sa popularité augmente dans une section de l’électorat, Blanc, modeste, frustré, xénophobe, en guerre contre Obama, contre les immigrés et contre les non Blancs en général. Le programme de Trump est absurde, illégal et contredit toutes les valeurs fondamentales des Etats-Unis : il propose de construire un mur infranchissable au long de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique qu’il obligerait le gouvernement mexicain à financer ; les importations chinoises seraient interdites ; les Musulmans n’auraient plus accès au territoire américain ; l’armée américaine s’emparerait du puits de pétrole du Proche-Orient ; quelque dix millions de sans-papiers seraient expulsés, etc. Par-dessus tout, les électeurs sont appelés à faire confiance à Trump qui, comme Mussolini, parle de lui-même à la troisième personne : parce que Trump sait négocier, en position de force, comme il l’a démontré en construisant des casinos, et que dans la négociation, il l’emporte toujours. Les dirigeants russes et chinois verront à qui ils auront affaire : ils en tremblent déjà…

La question, insensée il y a six mois, doit maintenant être posée : « Trump pourrait-il devenir Président des Etats-Unis ? » On n’ose plus répondre par la négative tant, comme les autres, je n’ai cessé de me tromper. Pourrait-il devenir le candidat du Parti Républicain ? Ce n’est plus impossible. Je doute tout de même d’une victoire de Trump, parce que les sondages mesurent sa visibilité, sa popularité plus que des intentions de vote. Mais allez savoir. D’autant que Trump est servi par une candidature Démocrate, moins outrancière mais aussi exotique pour les Etats-Unis, celle de Bernie Sanders, sénateur du Vermont qui se déclare socialiste. Selon Trump, l’étranger, surtout s’il n’est pas Blanc, est la cause de tous les malheurs de l’Amérique ; pour Bernie Sanders, les Etats-Unis sont également au plus bas (selon quels critères ? on ne sait pas), parce qu’elle est dominée par les financiers de Wall Street, en particulier Goldman Sachs, Satan dans les discours enflammés de Bernie Sanders. Il est douteux que « Oncle Bernie » (il a 74 ans) ravisse à Hillary Clinton la « nomination », comme candidat démocrate, mais allez savoir.

Ces insurrections symétriques, quasi fasciste à droite et quasi marxiste à gauche, ne résument pas l’Amérique : Trump et Sanders exploitent le malaise des Blancs les plus modestes qui se sentent marginalisés dans une nation multiraciale. Inutile de cacher que ces « petits Blancs » n’ont pas digéré que le Président actuel soit Noir ni que les Blancs deviennent, en Amérique, une minorité parmi d’autres. Les fans de Bernie sont également décontenancés par la mondialisation qui place un ouvrier de l’Ohio en concurrence avec un ouvrier chinois ; la plupart d’entre eux, pareillement chez Trump, n’ont pas intériorisé que les rémunérations étaient indexées sur les diplômes universitaires, principale raison des écarts de salaires aux Etats-Unis entre le haut et le bas. L’électorat de Trump, comme celui des fascistes et des communistes en Europe dans les années 1930, est pour l’essentiel un Lumpenprolétariat. Soulignons aussi que la révolte contre l’establishment, point commun entre Sanders et Trump, est dopée par les médias, parce que ces deux-là, en raison de leurs excès, font le spectacle et ratissent l’audience. Par contraste, tous les autres candidats, les compétents surtout, paraissent ennuyeux, déjà vus.

Que la politique soit devenue un spectacle n’est pas exclusivement américain. Que les « minorités » blanches et chrétiennes (Trump est soudain devenu religieux) se sentent menacées par « l’invasion » de non Européens n’est pas non plus exclusivement américain. Avec un sens du spectacle moins show business qu’aux Etats-Unis, les leaders d’extrême-droite et d’extrême-gauche, en Europe, tiennent, au fond, un discours similaire à celui de Trump et Sanders : le Front national en France, Podemos en Espagne, par exemple. Mais les Etats-Unis conservent un avantage sur l’Europe : la résistance de leurs institutions. Quel que soit le Président, la Constitution, depuis plus de deux siècles, cantonne ses lubies ainsi que les contre-pouvoirs de la Justice et des Etats. Un Président, fut-il fasciste, - un scénario imaginé par le romancier Philip Roth – ne parviendrait pas à imposer le fascisme ; un Président, fut-il marxiste, ne parviendrait pas plus à faire régner le socialisme. L’un et l’autre seraient destitués. Il n’empêche que ce Donald inquiétant et Oncle Bernie révèlent un malaise en Occident, où certains ne s’accommodent pas de la fin de l’impérialisme des Blancs.


< Retour au sommaire du blog "Le futur, c'est tout de suite"




etf Je ne crois pas que Sanders "exploite" le malaise des "blancs". Les études montrent que Sanders obtient principalement le support des jeunes, toutes races confondues. Et pourquoi "exploite"? Quand le vent de la démocratie ne vous plait pas, il s'agit d'"exploitation"? De "populisme"? Vous êtes donc dans le camp du "bien", du "vrai", et de la "raison", de la démocratie. C'est ce genre de mépris qui attise de plus belle la flamme anti-establishment.
Nous entrons, aux US et en Europe, dans une grave zone de turbulences. Le modèle atteint ses limites, d'autant que les progrès rapides de la robotisation et autres intelligences artificielles (transports automatisés, etc) vont venir s'ajouter brutalement à la concurrence pour l'emploi. Et il n'y a pas assez d'emplois payant correctement, même pour les sur-diplômés, c'est évident.
Les politiques sont à la traine des changements du monde, d'ailleurs, comment leur en vouloir, nous le sommes tous.
Time to think outside the box. Intéressé de voir comment le revenu universel fonctionnera en Finlande...
01.02.2016 - 15:29
etf Je vous donne un exemple: à qualification égale ou supérieure, il est fort probable que mes enfants n'auront pas les moyens d'acheter un logement à New York, l'immobilier ayant quintuplé en 20 ans environ, et ce n'est pas fini. Déclassement, donc, et/ou endettement insupportable. Sans parler du coût de l'éducation, car au rythme où vont les choses et selon les projections, les universités publiques (donc pas chères), coûteront en 2030 $42500 par an, soit $205000 pour quatre années. Les universités privées facilement le double. Et il faudra souvent des études plus longues pour s'en sortir. Je pense à leurs enfants... Et les mets en garde souvent.
Ne vous étonnez pas, dans ces conditions, que la colère monte dans le pays. Elle n'est pas limitée aux pauvres. Elle concerne des générations entières, et les raisons en sont parfaitement explicables et légitimes.
01.02.2016 - 15:59
Jeo En Belgique, nous restons bloqués sur la coiffure.

Je ne vois qu'un seul avantage à l'élection du Donald, et il est pour la France : les américains n'oseront plus jamais se moquer de Pepé Le Pew, avec un président coiffé de la sorte.

Sinon, il y a Bloomberg ...

Serait-il possible qu'un président se fasse élire sans être soutenu par les républicains ou les démocrates ?
01.02.2016 - 17:03
Jeo La preuve :

http://portfolio.lesoir.be/main.php?g2_itemId=981629#_ga=1.77713876.1337995282.1361368124

http://www.7sur7.be/7s7/fr/14716/Presidentielles-USA/article/detail/2599271/2016/01/28/La-coiffure-de-Trump-a-cheval-entre-une-queue-de-loutre-et-un-epi-de-mais-en-fleur.dhtml

http://www.freyr.be/history/f/hf--sejour-de-louis-XIV-au-chateau-de-freyr-en-1675.php#.Vq-Lq0blypA

01.02.2016 - 17:47
etf Bloomberg ne sera pas élu.
Juif, New Yorkais, pour le mariage gay, contre les armes à feu, écolo, représentant de Wall Street s'il en est. Il cumule trop d'inconvénients pour les uns et les autres. Il serait sans doute le meilleur président, mais pas le meilleur candidat. Si la sorcière (Clinton) échappe à ses aberrations de serveur d'email installé dans sa cuisine (on croit rêver), elle battra Sanders et se retrouvera face à la Trompe. La sorcière est favorite, mais le moindre attentat ou autre évènement renforçant le réflexe sécuritaire peut vite faire basculer les choses. Avec le président noir, nous avons mangé notre pain blanc. J'ai bien peur que les chose s'inversent.
01.02.2016 - 18:26
D.J Je pense que Trump est un véritable cadeau empoisonné pour l'Amérique conservatrice. Il ne faut pas l'oublier que ce sont les grands électeurs qui ont le dernier mot pour élire le président. Trump s'est mis à dos l' establishment républicain par ses attaques répété contre lui

Les grands électeurs républicains pourraient très bien au final préférer Clinton à Trump et l'élire à contre-cœur. Ils préféreront voter pour un adversaire que pour un faux ami.

Juste à espérer que c'est pas Sanders en final contre Trump. A choisir le moins pire autant choisir Trump également à contre-cœur.

@ ETF,

" Quand le vent de la démocratie ne vous plait pas, il s'agit d'"exploitation"? De "populisme"? Vous êtes donc dans le camp du "bien", du "vrai", et de la "raison" "

Dénoncer le populisme n'est pas une question d'être dans le bon camp ou non. Le populisme c'est de donner de mauvaises réponses à des problèmes réels en exploitant habilement la peur ou les inquiétudes des gens. En gros l'extrême gauche prétend qu'il résoudra les crises pas l'abolition du capitalisme et l'extrême droite par une immigration zéro et le protectionnisme économique.

Je ne sais pas si vous surfez sur les réseaux sociaux style facebook. Mais je peut vos dire que le populisme fait perdre la tête à beaucoup de monde. Surtout chez les pro-FN, les pro-UDC et les pro-Poutine qui sont généralement fan des trois.

( du reste j'arrive pas à comprendre cette fascination qu'ont certains UDC ou adepte de ce parti pour ds types comme Poutine ou le FN tant que les programmes économiques et politiques entre l'UDC et les deux autres sont souvent à des années lumières sauf pour l'immigration )

D.J

01.02.2016 - 19:17
etf Le problème, cher DJ, c'est que le libéralisme, lui aussi, atteint ses limites. On ne peut pas dire que les US soient une économie dirigée. Les économies d'Europe non plus (quoi qu'il y ait des variations sur le spectre). Le mécontentement a des origines concrètes et réelles, que le libéralisme (vocable plus acceptable de " ploutocratie " auquel il ressemble bien souvent) ne saurait résoudre, pas plus qu'un autre modèle d'ailleurs. Tout ceci est bien compliqué. Et toutes ces économies maintenues à flot par la planche à billets ne me disent rien qui vaille. Les cartouches ont été tirées. La poudre, utilisée. Que ferons nous lors de la prochaine crise financière (ou autre) ? 02.02.2016 - 00:04
Ibn Khaldûn ETF : "Le problème, cher DJ, c'est que le libéralisme, lui aussi, atteint ses limites. On ne peut pas dire que les US soient une économie dirigée. Les économies d'Europe non plus (quoi qu'il y ait des variations sur le spectre). Le mécontentement a des origines concrètes et réelles, que le libéralisme (vocable plus acceptable de " ploutocratie " auquel il ressemble bien souvent) ne saurait résoudre, pas plus qu'un autre modèle d'ailleurs. Tout ceci est bien compliqué. Et toutes ces économies maintenues à flot par la planche à billets ne me disent rien qui vaille. Les cartouches ont été tirées. La poudre, utilisée. Que ferons nous lors de la prochaine crise financière (ou autre) ?"

C'est effectivement le problème. Je ne crois pas vraiment que le libéralisme ait ou non atteint ses limites (le capitalisme peut-être, oui). Ne serait-ce que parce que le libéralisme possède une définition très différente selon les pays. Même entre l'Allemagne et la France, les nuances sont énormes.

Je pense, plutôt, que l'économie au XXIe siècle ne sera pas nécessairement l'abcès de fixation qu'il a, plus ou moins, été au XXe siècle. Ce dernier avait pour terrain de bataille deux modèles de civilisations, pour ainsi dire, et la réflexion qui domina ce siècle fut la question totalitaire, entre autres. Economie planifiée (Communisme) versus liberté économique (pays du monde libre, comme on disait alors), voilà ce qui globalement structura ce siècle. Il suffit d'écouter les libéraux d'aujourd'hui : on a le sentiment d'entendre des mathématiciens qui alignent essentiellement des chiffres. Il y a une inculture atterrante et aucune perspective historique dans le long terme dans ces analyses. Ce n'était pas le cas des libéraux d'antan. Que l'on soit ou non d'accord avec des Friedman, Hayek ou Mises, ces derniers avaient au moins le mérite d'avoir une réflexion un tantinet philosophique. À la chute du Mur en 1989, le libéralisme est simplement revenu là où la parenthèse de 1914 l'avaient enfermé et n'est, dès lors, plus devenu un enjeu intellectuel.

Nous sommes, j'ai bien peur, dans ce que Edward Luttwak a appelé le Turbo-Capitalisme dans un excellent ouvrage écrit en 1998 et qui semble avoir été rédigé aujourd'hui. En outre, ce capitalisme peut aussi prendre, en effet, le visage de la ploutocratie. Dans un article du Monde du 25 août 1987, le correspondant aux questions économiques Paul Fabra disait que les Etats-Unis étaient une "sociale-démocratie modérée" et non celui du capitalisme sauvage. Il n'avait pas tort.

Etrange époque que la nôtre : le libéralisme n'est plus de nature à faire rêver, en particulier dans les démocraties occidentales, mais dans le même temps le Welfare a aussi atteint ses limites partout.

Cette politique de la planche à billets est en réalité un désastre en gestation. La prochaine crise, crise de la dette et donc de la souveraineté, est quasiment actée aujourd'hui sur les places financières. Tout la question est de savoir à quel moment le défaut mondial de paiement serait susceptible d'éclater et quelles en seront les conséquences…

@ D.J.

Les réseaux sociaux ne représentent pas grand chose. Entendez par là : ils ne reflètent pas la vie réelle. Les gens sont toujours très prompts à jouer les "Keyboard Commando" mais ont, en général, un tout autre comportement hors virtuel.
02.02.2016 - 04:16
Israel.mon.amour En tout cas , c est Cruz qui a remporté la première élection . Et la suite s annonce bien car Cruz , Trump et Carson representent 60% des voix. L Amérique est de retour . J espère que Cruz, une fois président , reviendra sur l accord avec l Iran. 02.02.2016 - 10:56
D.J @ ETF,

" Le problème, cher DJ, c'est que le libéralisme, lui aussi, atteint ses limites. On ne peut pas dire que les US soient une économie dirigée. "

Pour que le libéralisme atteigne ses limites ( pour autant que cette définition veut bien quelque chose ) il faudrait déjà que les limites de l'étatisme recule alors que la tendance est plutôt l'inverse avec notamment l'augmentation des dépenses publiques et sociales. L'économie US n'est pas dirigiste mais elle n'est pas non plus entièrement libéral. USA 17ème rang mondial pour la liberté économique ( monopole de la fed, protectionnisme agricole et certains autres secteurs économiques, nationalisation des banques lors de la crise de 2008, augmentation du plafond la dette publique, lois liberticides contre les fumeurs, interdiction de la prostitution et de la consommation des drogues, loi anti-trust etc...

@ Ibn Khaldûn

" Les réseaux sociaux ne représentent pas grand chose. Entendez par là : ils ne reflètent pas la vie réelle. Les gens sont toujours très prompts à jouer les "Keyboard Commando" mais ont, en général, un tout autre comportement hors virtuel. "

Je crois plutôt que les réseaux sociaux sont justement le reflet de ce que pensent réellement les gens sur les questions lié à l'actualité où ils ont l'occasion de se défouler en montrant leurs vrais visages là où ils n'osent pas le montrer hors virtuelle où qu'ils ne peuvent pas avoir les propos orduriers sur les médias traditionnels forum ou courrier des lecteurs qui ne publient pas les insultes et autres propos orduriers.

D.J
02.02.2016 - 11:49
etf @Israel.mon.amour, c'est Israël est vraiment ton amour, tu devrais de réjouir de l'accord avec l'Iran.
A ce sujet, brillant exposé d'Alexandre Adler au consistoire:
https://vimeo.com/118370688
Le problème ce n'est pas l'Iran (et surtout pas, les Iraniens). C'est le salafisme, les frères musulmans, le djihadisme et aujourd'hui, le Daeshisme.
02.02.2016 - 12:54
Ibn Khaldûn D.J. : "Je crois plutôt que les réseaux sociaux sont justement le reflet de ce que pensent réellement les gens sur les questions lié à l'actualité où ils ont l'occasion de se défouler en montrant leurs vrais visages là où ils n'osent pas le montrer hors virtuelle où qu'ils ne peuvent pas avoir les propos orduriers sur les médias traditionnels forum ou courrier des lecteurs qui ne publient pas les insultes et autres propos orduriers."

Nous sommes d'accord. Cependant, mon propos ne suggérait nullement qu'ils n'étaient pas sincères mais plutôt que les gens ont toujours tendance à minimiser ou nuancer leur propos lorsqu'ils sont placés dans d'autres conditions, notamment le réel.

En parlant de planche à billets, dette souveraine, chômage et autres joyeusetés, voici Patrick Artus, qui avait vu venir dès 2007 la crise des supprimes :

Patrick Artus : "La bulle obligataire va exploser et la crise sera bien pire" : http://www.franceinter.fr/emission-le-79-patrick-artus
02.02.2016 - 13:09
D.J " Le problème ce n'est pas l'Iran (et surtout pas, les Iraniens). C'est le salafisme, les frères musulmans, le djihadisme et aujourd'hui, le Daeshisme. "

Pour Israël l'Iran fait toujours partie du problème. Le Hezbollah qui sont aussi des djhiadistes est un ennemi juré d'Israël. Et ce Hezbollah est financé et armé par l'Iran. Le Hezbollah, c'est le bras armé de l'Iran.

D.J
02.02.2016 - 13:39
etf Prenez le temps d'écouter Adler. On ne peut pas l'accuser d'être un ennemi d'Israël, ni de ne pas connaître son sujet.
Il faut hiérarchiser les problèmes et se méfier de la fauconnerie et du va-t-en-guerrisme par principe.
Le problème aujourd'hui, ce n'est plus l'Iran, dont le programme nucléaire a été muselé et qui cherche surtout maintenant à faire du business. Le problème, c'est l'infiltration par Daesh des territoires palestiniens. Quand ces territoires seront tenus par ces nazislamistes, les problèmes d'Israël seront de toute autre nature. Le hezbollah par rapport aux tarés de Daesh, c'est de la rigolade. Que ces pauvres crétins fanatisés mettent la main sur des dirty bombs, et ils n'hésiteront pas une seconde.
Et contre Daesh, l'Iran est un allié.
02.02.2016 - 16:00
etf Dixit l'armée Israélienne:
"IDF officers: Islamic State will turn its attention to Israel"
"A newly sanction-free Iran will likely use the vast majority of the new money at its disposal to reinvest in its own ailing economy, and not to fund the terror group, the officers said."
http://www.timesofisrael.com/idf-officers-islamic-state-will-turn-its-attention-to-israel/
02.02.2016 - 16:14
D.J @ ETF,

Je ne dit pas que Deash est moins pire que le Hezbollah mais que la menace de Deash ne rend pas le Hezbollah pour autant moins dangereux pour Israël. Je n'ai pas encore eu le temps d'écouter Alder mais l'accords sur le nucléaire qu'Obama a soutenu n'a pas empêché l'Iran de continuer à lancer " des morts à l'Amérique ". C'est ce que l'on appel se faire planter un couteau dans le dos. Et c'est avec ces gens là pas fiable pour un sous que vous voulez que l'on s'allie contre Deash?

Les ennemis des mes ennemis ne sont pas forcement mes amis. L'Iran est l'ennemi de Deash non pas par altruisme mais pour des raisons uniquement confessionnelles. N'oubliez pas que l'Iran est aussi aux mains d'islamistes radicaux et surtout antisémites.

D.J
02.02.2016 - 22:01
D.J " Dixit l'armée Israélienne:
"IDF officers: Islamic State will turn its attention to Israel" "

ça confirme ce que je vient de le dire. La menace Deash ne rend pas le Hezbollah moins dangereux pour Israël. Si la menace Deash contre Isarël se confirme part des attaques contre l'état hébreux cela fermera la gueule à tout ces complotistes qui vont jusqu'à prétendre que si Israël n'a pas encore été attaqué d'une façon ou d'une autre par Deash c'est que l'état hébreux soutient financièrement et militairement Deash.

D.J
02.02.2016 - 22:11
Ibn Khaldûn How bad do Israelis think Obama is? As bad as a US President can get : http://www.jewishjournal.com/rosnersdomain/item/how_bad_do_israelis_think_obama_is_as_bad_as_a_us_president_can_get 03.02.2016 - 09:08
Emmanuel Deray Faire passer Sanders pour un quasi-communiste, c'est un peu fort. Car mettre fin aux excès du système américain (finance folle, ploutocratie, mépris total pour l'environnement), militer pour la Sécurité sociale et la gratuité de l'enseignement, ce n'est pas un programme marxiste, mais tout juste social-démocrate.

Mais j'oubliais qu'on est déjà dans l'déologie avec les sociaux-démocrates. Seuls les ultra-libéraux, c'est bien connu, ne sont pas des idéologues car l'économie ne ment pas...
03.02.2016 - 10:13
D.J " Faire passer Sanders pour un quasi-communiste, c'est un peu fort. "

C'est Sanders lui-même qu se défini comme un véritable socialiste. Et c'est bien se que se définissent les communistes.

" militer pour la Sécurité sociale et la gratuité de l'enseignement, ce n'est pas un programme marxiste, mais tout juste social-démocrate. "

Juste que la gratuité n'a rien de gratuit c'est juste financé par l'argent des contribuables. La sociale- démocratie c'est le terme employé pour désigner le socialisme dans les démocraties. C'est pas incompatible avec le marxisme puisque les socialistes se réclament pour la plupart de Marx.

" Mais j'oubliais qu'on est déjà dans l'déologie avec les sociaux-démocrates. Seuls les ultra-libéraux, c'est bien connu, ne sont pas des idéologues car l'économie ne ment pas... "

Ce que vous appelez les ultra-libéraux ne réduisent pas le libéralisme uniquement à l'économie. Ils défendent les droits naturelles des individus. Les libertés individuelles n'est pas de l'idéologie. La notion de liberté est antérieur à toutes idéologies politiques et à toutes structures étatistes. Quand à l'économie et aux libres marchés c'est pareil c'est antérieur à ce que j'ai évoqué pour les libertés individuelles. Le principe de faire du commerce n'a pas eu besoin de penseurs idéologiques pour voir le jour. Ce qui n'est pas le cas du socialisme qui lui est né par des théories d'idéologues comme Marx.

D.J
03.02.2016 - 13:28
D.J " mépris total pour l'environnement "

Vous me faites penser à ceux qui parlent d'absence total de protection sociale aux USA. Je vous laisse ce lien de Wikipédia. Vous y verrez que les lois pour la protection de l'environnement aux USA ne sont pas insignifiantes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_environnementale_des_%C3%89tats-Unis

D.J
03.02.2016 - 13:33
jovien "L’électorat de Trump, comme celui des fascistes et des communistes en Europe dans les années 1930, est pour l’essentiel un Lumpenprolétariat."
Electoralement, les nazis étaient un parti interclassiste, national, avec une surreprésentation dans les classes moyennes et spécialement la petite-bourgeoisie indépendante : rien à voir avec le Lumpenprolétariat. En Italie dans les années trente il n'y avait pas d'élections libres.
Les communistes étaient surreprésentés chez les ouvriers et les chômeurs.
L'expression Lumpenproletariat tend à désigner des pauvres vivant en marge de la légalité : " Les marxistes ­— et même certains sociologues non-marxistes — utilisent désormais ce terme pour désigner ceux qu'ils considèrent comme les « victimes » de la société moderne, qui existent en dehors du système du travail salarié, comme des mendiants, ou des gens qui gagnent leur vie par des moyens peu recommandables : les prostituées et les proxénètes, les escrocs, les forains, les trafiquants de drogue, les contrebandiers et les bookmakers, mais dépendent de l'économie formelle pour leur survie au jour le jour.'' (wikipedia)
Dans la mesure où il y a un Lumpenproletariat aux Etats-Unis, il est largement noir, et les Noirs ne votent ni Trump ni Sanders (lequel est au sommet de sa popularité chez les étudiants).
GuySorman : souvent un mépris rageur pour la vérité, en particulier quand il est question des mouvements politiques qui lui déplaisent.
11.02.2016 - 08:17

Ajouter un commentaire

Pour commenter les articles de L'Hebdo et des blogs, vous devez être connecté. Créez un compte ou identifiez-vous.
L'Hebdo

Cette semaine
dans l'hebdo

ePAPER


Idées & débats

Le courrier des lecteurs



Idées & débats

Le courrier des lecteurs



Les rendez-vous du Forum



Nos Hors-séries

Voyages


Prix des lecteurs