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Et si on essayait la vérité

Mis en ligne le 06.01.2017 à 18:06

Guy Sorman

Paradoxe de la démocratie : les gouvernements demandent à être jugés sur le taux de croissance de l’économie. Alors même que sur ce taux, ils n’ont que peu d’influence, voire aucune. Le développement dans nos sociétés complexes, marchandes et ouvertes sur le monde, obéit à un nombre quasi infini de paramètres que nul ne maîtrise ni ne saurait prévoir, pas même au niveau de l’Etat. Un gouvernement, à la rigueur, peut détruire l’économie : les exemples ne manquent pas. Il leur suffit de porter atteinte à la propriété privée, de fermer les frontières, de générer l’inflation par les dépenses publiques, d’étouffer l’innovation par les règlements, de remplacer les contrats par la corruption et toute croissance s’arrête. La démonstration en a été faite maintes fois, de l’époque soviétique jusqu’à l’Argentine des Kirchner. Mais accélérer un taux de croissance est une toute autre affaire. Les Russes, dans les années 1920, les Chinois dans les années 1950 ont cru savoir planifier le développement : la misère de masse en a résulté, en dehors des industries militaires gérées par l’Etat. L’Argentine péroniste après 1945, l’Inde de Nehru après l’Indépendance, le Brésil militaire ont expérimenté l’autarcie et l’inflation : sans plus de succès. Sous l’influence de Keynes, bien après sa disparition, dans les années 1970, on a cru « relancer » la croissance par la création de monnaie et le déficit budgétaire. Hélas, sans résultats probants à long terme ; au mieux, les politiques keynésiennes sont des feux de paille tels qu’en ont vécu l’Amérique de Nixon, la Grande-Bretagne travailliste, le Japon des années 1980. C’est ainsi qu’après avoir tout essayé, les gouvernements du monde entier, à des exceptions exotiques près, se sont ralliés au libre marché plus ou moins régulé.

Qu’on ne vienne pas me dire que l’économie n’est pas une science ! Aussi imparfaite soit-elle, elle progresse et elle y parvient selon des méthodes scientifiques : les économistes bâtissent des théories, celles-ci sont expérimentées – malheureusement sur des peuples cobayes et pas en laboratoire – et l’on tire les enseignements de ces expériences. Mais les résultats, aussi probants soient-ils, ne convainquent pas tout le monde en même temps : la science économique, sur ce point, ne fait pas exception. Entre des preuves acquises et l’acceptation générale de celles-ci, il s’écoule un certain temps. Les plus obscurantistes, à cet égard, sont ceux qui ont le plus à perdre : les dirigeants politiques et leurs gourous. Ceux-ci, comme dans la célèbre pièce de théâtre d’Edmond Rostand, Chantecler, dont le héros est un coq, croient qu’en chantant ils font se lever le soleil. Jusqu’au matin où Chantecler fait la grasse matinée et découvre au réveil que le soleil s’est levé sans lui : il se suicide. Nos coqs de ministères, qui ne renoncent jamais à leur basse-cour, feignent d’ignorer ou ignorent vraiment que le soleil économique tourne sans eux.

Pour mémoire, on rappellera que les moteurs majeurs de la croissance sont l’exode rural et l’innovation. Si l’on essaie de comprendre la croissance forte de l’Europe au XIXe siècle, ou après 1945, et de l’Asie récente, le transfert des campagnes vers les villes en est la cause principale : le paysan qui devient ouvrier décuple sa productivité. Quand l’exode rural s’achève, la croissance retombe et ne retrouvera jamais les performances antérieures. L’innovation, en revanche, est permanente et c’est là, à la marge, que les gouvernements peuvent agir : laisseront-ils opérer la « destruction créatrice » - on abandonne l’ancien, on épouse le nouveau – ou non ? L’arbitrage est cruel car il faut, en démocratie, trouver le juste équilibre entre le dynamisme économique et la paix sociale. Les deux tendent à être antinomiques, l’économie est efficace mais pas nécessairement morale, en tout cas pas à court terme.

Tout ce qui précède est, je crois, à peu près incontesté par 99% des économistes. La classe politique et les gourous médiatiques le savent-ils, c’est moins certain. Ce fossé entre connaissance et méconnaissance constitue le terrain de jeu électoral préféré des partis politiques, ce qui est bien regrettable. L’opinion publique en est constamment abusée : le dernier exemple en date étant celui de Donald Trump qui a promis aux Américains un taux de croissance de 4 à 5%, ce qui est techniquement impossible et, de surcroît, pas de son ressort. Le malaise dans la démocratie, la frustration des peuples, la progression de la démagogie dite populiste tiennent à ce climat de mensonge. On ne saurait à la fois se plaindre de la montée du populisme et mentir aux électeurs sur ce que le gouvernement – et l’opposition – peuvent ou ne peuvent pas. L’alternative ? Ce serait la pédagogie, mais peut-on être élu et renouvelé en distribuant des leçons de réalisme et de modestie ? On ne sait pas, car nul n’essaie ; faire lever le soleil est plus attrayant, jusqu’au matin où l’on se réveille trop tard.


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[email protected] Mais n'y a-t-il pas aussi une composante psychologique dont le non démarrage de la croissance, un manque de confiance des investisseurs et je dirais même une mauvaise conscience de vouloir participer à un redémarrage de la croissance et tout ceci entretenu en partie par la nouvelle idéologie catastrophique des écologistes qui voient dans cette croissance qu'ils honnissent, un facteur essentiel de la soi-disante dégradation climatique qui serait uniquement anthropique. Car il ne faut pas oublier que la Cob 21 ou 22 est adoptés de façon pratiquement mondiale ce qui fait que les décideurs ont des scrupules de vouloir stimuler la croissance ce qui serait contraire à l'esprit de l'accord.
N'existe-t-il pas un journal que l'on trouve dans tous les kiosques qui s'appelle « La décroissance » qui a beaucoup de succès puisque ce journal existe depuis des années et est donc lu par pas mal de monde.?
Je conseille de lire cette feuille de chou qui est un concentré de stupidités.
Loin de moi de croire que l'écologie est la seule responsable du retard de croissance actuelle mais elle doit y contribuer de façon plus importante qu'on ne le croit.
D'ailleurs il est bien connu que les marchés financiers sont très sensibles à la psychologie du moment.


06.01.2017 - 22:12
Unci Si vous voulez résoudre les problèmes de notre nation, il vous faut participer, à défaut que ceux qui nous gouvernent y parviennent.

Ce n’est pas un effort financier que vous aurez à faire, mais un petit effort cérébral : celui de remplacer vos préjugés par sept réalités.

Une réalité par jour de la semaine, pour laquelle quelques minutes doivent suffire pour la comprendre, car, comme vous le savez, savoir est une chose, mais comprendre est préférable.

1) Nous consommons les productions des autres et, par équité, nous devons produire autant pour les autres que les autres produisent pour nous.

2) Un emprunt n’a de sens que par l’usage qui en est fait : permettre de consommer une plus grande quantité de la production des autres que nos revenus l’autorisent et créer de la dette pour, ensuite, produire plus pour les autres, leur rendre ce surplus de production et, avec le surplus de revenus, effacer la dette.

3) Préférer, à la construction du prix des choses actuellement complexe et inexplicable, la construction d’un prix qui reflète l’usage qui est fait du prix de ces choses.
Un usage différent quand les choses circulent, y compris au travers des frontières – dans ce cas, le prix est égal, seulement, à la rétribution des actifs – et quand les productions deviennent des biens de consommation, au sein de la nation consommatrice de ces choses agréables et utiles à la vie – le prix se compose alors des rétributions des actifs allouées en récompense de leurs temps de production et des attributions concédées aux inactifs par des règles sociales.

4) La monnaie circule de mains en mains, d’un portefeuille à un autre, exclusivement dans l’ÉPARGNE. Cette circulation de la monnaie est le reflet de la circulation des biens et des services dans L’ÉCONOMIE ACTIVE, mais aussi de la circulation dans L’ÉCONOMIE PATRIMONIALE de biens immobiliers ou mobiliers provenant initialement de l’économie active ; ces biens étant entiers ou en parts, y compris les dettes et les créances, qui se compensent.

5) Seule L’ÉCONOMIE ACTIVE produit les biens et les services qui deviennent source des rétributions pour les actifs et des attributions pour les inactifs, sans qu’il y ait de monnaie – pas plus que dans l’économie patrimoniale –, puisque la monnaie reste dans la composante de cette économie, devenue rationnelle, qu’est l’épargne.
Dans l’économie patrimoniale, ces biens n’ont qu’une valeur latente, en attente que, dans l’épargne, la monnaie change de main sans changer la valeur de cette épargne.
L’argent d’un boursicoteur passe dans la poche d’un autre… c’est leur affaire. Leurs intermédiaires, ceux qui leur rendent ce service, œuvrent dans l’économie active, là où, du portefeuille du client boursier, les rétributions et les attributions sont sorties.

6) Les actifs, grâce à leurs rétributions, et les inactifs, grâce à leurs attributions, PARTICIPENT aux dépenses nécessaires aux usages mutuels et collectifs d’une partie de notre consommation nationale, le solde constituant des consommations familiales directes.

7) Les inégalités de capacités ou environnementales ne permettent pas à tous de produire autant, en compensation, des besoins minimums qui doivent être les leurs. Dans ce cas, ceux qui sont plus favorisés doivent, par solidarité, porter secours à ces handicapés de la vie, lesquels, pour compenser leurs attributions, comme tous ceux qui en perçoivent des attributions sociales, devront faire le maximum, non forcement dans le secteur marchand, mais aussi au sein d’associations ou dans le cadre de travaux d’intérêt général, pour satisfaire une part des besoins, dans l’intérêt de tous, afin qu’il n’y ait pas que les actifs qui produisent pour les autres par solidarité.

8) Notre consommation nationale est égale à notre production nationale moins nos exportations plus nos importations ; à balance commerciale équilibrée, la valeur de notre production nationale permet de payer L’INTÉGRALITÉ de notre consommation nationale. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir recours à l’emprunt. Dans la réalité, l’économie du XXIe siècle, de même que pour les siècles précédents, a pour but le partage du gâteau que représente notre consommation nationale, qui aura la saveur et la taille que la production nationale fera de lui.

Au final, avec nos règles sociales, ce partage se fait, statistiquement, à hauteur de : 13 % pour les usages mutuels de l’ensemble de la population ; 32 % pour les usages collectifs de l’ensemble de la population ; 22 % pour les usages familiaux des actifs qui produisent et qui touchent des rétributions ; et 33 % pour les inactifs auxquels on alloue, au travers de règles sociales, des attributions.

Pour obtenir ces pourcentages du partage de notre consommation nationale, l’on fait appel à un outil, la valeur de toute notre consommation nationale. Cette valeur, matérialisée par la monnaie, se divise avec les mêmes pourcentages, par rétribution, attribution, participation aux usages mutuels et participation aux usages collectifs contenue dans le prix des choses. Nous avons affaire à une partition des prix que les citoyens d’une nation doivent décider, souverainement et démocratiquement, pour la nation consommatrice.

Ainsi, le prix des choses devient, dans chaque nation souveraine, un pourcentage des rétributions des actifs. Chez nous, en France, le prix de notre consommation est égal à 250 % des rétributions faites aux actifs physiques, intellectuels et financiers, et les actifs doivent veiller à ce que ce soit équitable pour chacun d’eux. En Allemagne, le prix de la consommation nationale correspond à 166 % des rétributions de leurs actifs physiques, intellectuels et financiers. Tirez-en les conclusions.

Cette partition permet alors aux citoyens de partager démocratiquement, par des lois sociales, les ATTRIBUTIONS, de façon équitable entre les différentes catégories d’inactifs et, dans chaque catégorie, avec équité, entre les ayants droit.

Cette réalité fait dire à EINSTEIN : « La chose la plus difficile à comprendre au monde, c’est l’impôt sur le revenu ! »
En effet, nous n’avons besoin, en économie, que de rétributions, d’attributions et de participations, pour déterminer le prix des choses à partir duquel nous partageons le gâteau entre ses ayants droit.

Cette ÉCONOMIE du XXIe siècle peut s’exprimer en une cinquantaine de pages et à partir des huit réalités précédentes, explicables en deux heures maximum, pour peu que l’on utilise la pédagogie holistique spatiale (3D – discourci, ou discours raccourci) des pays bien classés par PISA au lieu du mode pédagogique réductionniste et vectoriel (1D – discours) que notre Éducation nationale emploie.

Nous venons de faire le tour des savoirs économiques essentiels à la résolution de nos problèmes actuels.

Mais, hélas, ceux-ci sont absents des professions de foi des candidats à l’élection présidentielle, messieurs BAYROU, FILLON MACRON et VALLS qui, sans trop renier de préjugés, pourraient partager ces réalités incontournables capables de consensus. Ils préfèrent, rester individualistes, cultiver leurs divergences idéologiques où chacun accuse l’autre de ne pas avoir de bon sens – ce bon sens qu’individuellement, chacun d’eux croit détenir.

Résultat, faute de renier nos préjugés et de forcer ces candidats à revenir à la raison de la réalité, nous aurons donc ceux et ce que nous méritons.

Et moi, je regarderai, comme vous, le soleil tourner autour de la Terre, tout en me disant : « C’est pourtant bien la Terre qui tourne ! »
Quand donc comprendront-ils que les apparences ne sont pas toujours la réalité…

Unci TOÏ-YEN


06.01.2017 - 22:35
Unci sur mon commentaire précédent manque son debut ci dessous

C’est une des rare fois que j’entend parler de l’économie soit une science sans qu’il y soit ajouter sociale ou humaine.
GS nous dit :Qu’on ne vienne pas me dire que l’économie n’est pas une science ! Aussi imparfaite soit-elle, elle progresse et elle y parvient selon des méthodes scientifiques à quoi [email protected] répond Mais n'y a-t-il pas aussi une composante psychologique
Personnellement j’y crois mais en plus elle peut être rationnelle et pour cela il faut comprendre pourquoi aujourd’hui elle est irrationnelle.
C’est parce que nous n’avons aucune règles sociales qui prétend gérer notre économie qui soient rationnelles ; elles sont politique et souvent idéologique il faut dont pour rendre ces règles rationnelles afin qu’elles représentent les réalités de notre vie sociétales qui ne sont que la résultante des comportement de chacun et qui doivent être dicté par des regles sociales en harmonie avec les comportement qui sont les nôtre pour apporter aux autres autant que les autres nous apportent.
06.01.2017 - 22:44
etf Voyez la pédagogie Barre, à son époque. Cela a-t-il suffit à le faire élire. Eh ben non. Fillon s'apprête à battre en retraite, lui qui déjà invoque Dieu pour tenter de solidifier son électorat...
Par ailleurs, tout connaissance, information, et désinformation, est maintenant à portés d'un click, pour qui veut savoir.
Donc, l'électeur est tout autant blâmable que le politicien. L'ignorance devient un choix.
Par ailleurs, le dogme de la croissance infinie et bénéficiant à tous n'est que ceci: un dogme. Un lubie. Une pataphysique.
07.01.2017 - 11:12
BA Guy Sorman, c'est le vieux qui croit encore que la croissance économique est infinie.

C'est le vieux qui croit encore que la croissance qu'il a connue dans sa jeunesse va revenir.

C'est le vieux qui croit encore que son idéologie est "la vérité, que ses idées sont "la vérité", que ses croyances sont "la vérité".

La vieillesse est un naufrage.
07.01.2017 - 11:29
Unci @ BA 11 :29

Quand on tire des conclusions en partant d’une prémisse fausse la conclusion n’est pas forcement vérité.
Vous prétendez que la croissance n’est pas infini vous devriez savoir que l’on n’atteint jamais l’infini on tend vers l’infini et une croissance qui tend vers ZERO tend vers l’infini.

Ceci dit vous ne regardez pas la réalité, d’où les vérité doivent sortir, telle une nation qui consomme plus qu’elle ne produit en demandant à d’autres nations de produire un surplus de production pour elle, et qui fait cela durant quarante ans sans à un moment rendre ce surplus de production des autres par une sur production à offrir aux autres nations par équipé et ne plus être ‘’esclavagiste’’.

Pour ne pas être ‘’esclavagiste’’, cette nation peut se mettre à produire plus pour exporter davantage et moins importer et cela s’appelle la CROISANCE qui va tendre vers l’équilibre de la balance commerciale puis avoir un excédant, par équité avec les autres nations, ‘’pour rendre au monde ce que le monde nous a apporté’’ nous dit EINSTEIN, et cela s’appelle une CROISANCE.
Une fois l’équilibre financier obtenu on peut encore jouer sur la productivité travailler moins et cela s’appelle la CROISSANCE puis, encore, gagner du temps à ne pas produire pour des futilité ou en supprimant les méfaits de certains ne plus produire des productions que personne ne demande, en plus, comme aucun ne nous ne satisfait tous ses besoins : on peut profiter du temps gagné (avec la productivité et la réduction des méfaits) pour produire les besoins non satisfait des autres il sont si nombreux, surtout pour les aides à la personne, et ainsi compter sur les autres pour produire vos besoins en manque et cela s’appelle la CROISSANCE, jusqu’à obtenir qu’elle tende à ZERO parce que l’équilibre entre travail et satisfaction de tous tend vers celui que la raison nous dicte.

Nous somme, aujourd’hui, loin de cet équilibre.

N’utilisez plus, à l’avenir, vos ignorances pour exalter vos préjuges, sur des faits ou des personnes, qui ne sont pas et ne seront jamais la vérité que tous, vous, moi, GS devons rechercher par le dialogue, afin de trouver une vérité consensuelle qui restera une vérité jusqu’à ce que vous, ou un autre, démontriez qu’elle est fausse et la votre deviendra vérité du moment.

Cesser de regarder le soleil tourner autour de la terre pour comprendre que c’est vous qui vous vous déplacez. Et vous êtes un maillon de ce monde qui pour satisfaire tous ses besoins devra compter sur les autres comme les autres compte sur vous : et ceci est une vérité sauf à ce que vous en trouviez une autres plus apte à comprendre la réalité vers laquelle nous devons tendre pour que l’équité soit au rendez-vous.

Unci TOÏ-YEN
07.01.2017 - 12:30
jovien Billet incohérent :

Si un gouvernement peut étouffer la croissance par de mauvaises politiques, un gouvernement peut la stimuler en inversant les mauvaises politiques d'un gouvernement précédent.
GS pense que, pour brider la croissance il suffit de "porter atteinte à la propriété privée, de fermer les frontières, de générer l’inflation par les dépenses publiques, d’étouffer l’innovation par les règlements, de remplacer les contrats par la corruption".
Il a tort ou raison. Mais dans quel pays la propriété privée est-elle parfaitement respectée, les frontières parfaitement ouvertes, l'inflation parfaitement maîtrisée, et les contrats parfaitement respectés ? Selon les propres prémisses de GS, l'action d'un gouvernement peut donc stimuler la croissance.
08.01.2017 - 08:42
Guy Sorman Le bien n'est pas le contraire du mal. 08.01.2017 - 11:02
jovien Billet incohérent aussi pour une autre raison :

A son argumentation principale GS mêle un autre argument, lequel n’a rien à voir : l’économie serait une science.
Par ailleurs cet autre argument souffre d’un problème : GS l’entend au sens (hyperbolique) de « il n’y a pas débats entre les économistes » et au sens (bien peu libéral…) de « puisque je suis économiste ce que je dis ne peut pas plus être légitimement mis en doute que pour un catholique les propositions contenues dans les bulles du pape ».
Bien : l’économie est donc une science. Cela n’empêche pas qu’entre économistes, les opinions les plus opposées ont cours sur des points capitaux de politique économique.
Par exemple sur l’euro : pour certains économistes, comme feu Milton Friedmann, c’est une aberration. Pour d’autres (dont, ai-je compris, Guy Sorman), c’est l’absence de monnaie unique européenne qui serait une aberration.
Par exemple, sur le libre-échange avec les pays à bas salaires : pour Maurice Allais (prix Nobel 1988) c’est une aberration, pour nombre d’économistes c’est la politique contraire qui serait aberrante.
Bref, que l’économie soit une science ne clôt pas tous les débats de politique économique.
08.01.2017 - 11:11
Unci Dans la réalité, l’économie du XXIe siècle, de même que pour les siècles précédents, a pour but le partage du gâteau que représente notre consommation nationale, qui aura la saveur et la taille que la production nationale fera de lui.

Au final, avec nos règles sociales, ce partage se fait, statistiquement, à hauteur de : 13 % pour les usages mutuels de l’ensemble de la population ; 32 % pour les usages collectifs de l’ensemble de la population ; 22 % pour les usages familiaux des actifs qui produisent et qui touchent des rétributions ; et 33 % pour les inactifs auxquels on alloue, au travers de règles sociales, des attributions.

08.01.2017 - 15:45
Unci E@ Jovien 11 :11

erreur de transmission voir ci aprèss


En effet comme vous dites : «que l’économie soit pas une science ne clôt pas tout les débats de politique économique’’

Bien sur mais n’oublions nous pas de parler de l’économie science pour ne parler que politique économique ?

Avant de débattre de politique économique ne devons nous pas bien cerner ce qu’est l’économie ?
Tous débat sur la politique économique est stérile sans avoir bouclé, au préalable, le débat sur l’économie.

Pour commencer l’économie est la science qui met en équation les objectifs de notre vie sociétale où, depuis que nous vivons plus de la cueillette, la chasse ou de la pèche, nous vivons de consommations ou services, produits par les autres pour le besoins individuels de chacun de nous.

A) La première équation en économie sera alors que chacun produise pour les autres autant que les autres produisent pour lui. Et cela est une réalité de notre vie sociale qui se doit être équitable. Dans ce but est né un besoin de contrôler cette équité.

L’économie décide de sa première équation qui consiste à donner une valeur étalon aux productions et contrôler au moyen de cette valeur étalon qui constitue la rétribution du producteur, d’être comparable à celle de ses consommations qui quand la valeur étalon de la production est égale la valeur étalon de la consommation, ce contrôle est toujours équitable.

La politique économique n’a alors que la possibilité du choix de la valeur étalon.

B) Notre vie sociétale se passe en constatant, qu’a chaque instant, seuls certains produisent pour les autres et il est impensable qu’une société ne laisse consommer que ceux qui produisent et laisse crever ceux qui ne produisent pas pour (x) raisons, d’autant que chacun va passer dans sa vie des temps d’activités à produire et des temps d’inactivité à ne pas produire pour les x raisons précédente.

L’économie va donc mettre en place une deuxième équation, en disant que les productions seront partagées entre ceux qui passent des temps d’activités et ceux qui passent des temps d’inactivité pour x raisons et pour assurer ce partage nous aurons deux valeurs étalons :

1° la valeur étalon qui correspond à la PRODUCTION (valeur de productions) et qui correspond au rétributions faites aux actifs physique, intellectuels ou financier, tous trois nécessaire à la production

2° la valeur étalon qui correspond aux CONSOMATIONS à partager entre actif et inactif (valeur de partage) qui correspond a la Rétribution des actifs plus l’ Attribution pour les inactifs correspondant au (x) raisons de l’être.

Cela c’est l’économie : la valeur étalon de production qui, quand les productions deviennent des consommations dans la nation consommatrice, donne naissance à la valeur étalon de consommation se composant de rétributions plus attributions permettant le partage entre actifs et inactifs et là se crée un déséquilibre, dans l’année, pour le producteur qui produit 100% des consommation nationale et n’en profite que d’une partie. Ce qui fait que son obligation de produire autant pour les autres que les autres pour lui ne doit pas se contrôler dans l’année mais dans sa vie où il alterne des temps d’activité et des temps d’inactivité.

Pour la politique économique le jeux consiste , dans chaque nation souveraine de
1° décider la part de rétribution et d’attribution dans la valeur étalon de la consommation nationale qui est égale à la production nationale moins les exportation plus les importation acquise avec les valeur de l’exportation, au nom des mathématiques économique qui ont pour règle l’équilibre : la totalité des valeurs de consommation partagées entre rétribution et attribution ne permet de pas plus et pas moins acquérir cette consommation nationale où ces rétributions et attribution ont pris naissance.

2° veillez que les rétributions sont équitable entre les intervenants dans la production

3° répartir équitablement les attributions en fonction de règles sociales entre les différents temps d’inactivité sélectionnés par la politique économique, puis aux ayants-droit dans chacune des catégories.

4° veiller à ce que les production, n’étant pas consommation quand elle traverses les frontières, soient échanger entre exportation et importation, en valeur étalon de production ( valeur de circulation) qui quand ces productions deviennent consommations dans la nation consommatrice prend la valeur étalon de consommation ( valeur partage) afin que le modèle social des nations (répartition entre rétribution, aux actifs, et attributions sociales) n’influe pas sur les échanges entre nation et ne mette pas en place structurellement des causes de prix non compétitif, de raison à pratiquer des optimisations fiscales ou des délocalisation le tout créateur de chômage.

C) Ces deux équations suppose donc que chacun à les capacités à produire autant pour les autres que les autres pour lui. Mais là : la réalité de notre vie sociétale nous dit que par capacité physique ou environnementale cela n’est pas possible mais néanmoins puisque notre vie est sociétale : il n’est pas possible que cette malchance de certains ne lui permette pas une vie décente d’où la nécessité pour l’économie d’une troisième équations pour permettre à ces malchanceux d’avoir une vie décente. Pour cela les chanceux font don d’une partie de leurs consommations produites par les autres à ces malchanceux .

En économie cela se traduit par ponctionner une partie des consommations au plus favorisées en ponctionnant des rétributions ou des attributions à ces dernier pour par des attributions sociales de ces prélèvements, plus exactement des participation de solidarité, aux plus défavorisés, leurs permettre de consommer la partie des consommations nationales dont les plus favorisés se délestent.

L a politique économique n’ayant là qu’a décider du mode de prélèvement et des personnes sujettes à cette participation de solidarité et le mode d’ attribution de cette participation de solidarité entre ceux que la politique économique a décider comme ayant-droit.

D) Notre vie sociétale, présente, a décider de créer d’autres solidarités sociétales qui économiquement se traduisent par un partage de notre consommation nationale en usage, familial, mutuel ou collectif, l’usage mutuel et l’usage collectif permettant une solidarité ou chacun, qu’il ait des rétributions ou des attributions vont solidairement participer avec ses attributions et consommations au financement de notre consommation nationales faites mutuellement ou collectivement globalement et non individuellement.

L’économie considère, puisque seul les actifs produisent ces consommations nationales mutuelles ou collectives, que cette participation doit correspondre à un même temps de production pour ces usage de chacun des actifs, donc : rétribution et attributions étant proportionnelle à ces temps d’activés. La participation pour usage mutuel ou usage collectif sera proportionnelle aux rétributions et aux attributions de chacun.

La politique économique à alors, ici, vocation à
1° déterminer le pourcentage de notre consommation nationale, pour d’une part, en faire usage mutuellement, et d’autre parts en faire usage collectivement.

2° repartir les participation pour ces usages entre les diffèrent types d’usages mutuels et les différent types d’usages collectifs.

E) Aujourd’hui ces règles économiques, indépendantes des politiques économiques, permettent de partager le gâteau de la consommation nationale qui a la saveur et la taille que la production nationale fera de lui, et suivant les règles sociales de nos politiques économique, de la façon suivante : 13 % pour les usages mutuels de l’ensemble de la population ; 32 % pour les usages collectifs de l’ensemble de la population ; 22 % pour les usages familiaux des actifs qui produisent et qui touchent des rétributions ; et 33 % pour les inactifs auxquels on alloue, au travers de règles sociales, des attributions.

Aujourd’hui je ne pense pas que le règles économiques ( science) doivent être remise en question, si ce n’est qu’elle n’ont jamais été dissociées des politiques économiques, notre grosse erreur.
A la marge ces pourcentages peuvent être revus, mais avec certitudes ce sont les règles sociales qui doivent être changées pour qu’elles reflètent les disposition de l’économie scientifique rationalisée .

En effet, ces règles sociales créant des graves iniquité dans les attributions qui représentant au total 60% du prix des consommations nationales, pour des usages mutuellement ou collectivement ou familial des inactifs et non dans les 22% qui restent aux actifs pour leurs consommations familiale, bien qu’il y est chez ces actifs, des iniquités : elles sont corrigibles plus facilement que les iniquités dans les attributions le sont.

C’est ce à quoi le futur quinquennat doit s’attacher pour que le progrès social, en panne à causse des règles sociales, et non à cause des uns et des autres, reprenne un nouvel élan.

Pour terminer vous voyons, ici, tout l’intérêt qu’il à de bien différencier l’économie science une et indivisible des nombreuses politiques économiques que compte notre nation, et combien il est plus difficile de mettre de la rationalité dans les économies politiques que dans L’ECONOMIE.

Unci TOÏ-YEN
08.01.2017 - 15:48
Jeo "Le bien n'est pas le contraire du mal."

Le mieux est l'ennemi du bien. Mais le faire comprendre à un utilitariste, à un progressiste !
09.01.2017 - 14:40
hubert.giot si les expériences communistes ont causé beaucoup de dégâts à l'échelle des pays (URSS, Chine), en revanche les dérives capitalistes (1929, 2008) ont mené toute la planète dans le chaos, principalement en 1929 quand l'Allemagne, qui venait de se remettre de son inflation galopante, a permis à Hitler de prendre le pouvoir . En 2008, la quasi faillite des systèmes financiers ont été remis à flots à coup de centaines de milliards de fonds publics et maintenant les banques renflouées prêtent de l'argent aux Etats à des taux d'intérêt indécent (ex: Grèce ).
Oui, il faut d'abord rétablir la vérité historique avant de présenter des modèles fiables.
les financiers ne sont que des intellectuels ratés qui ont trouvé ce secteur pour vivre mais sont bien incapables de décrire ce qu'est un système dynamique: pour eux tout est une affaire de droite (croissance linéaire positive et infinie ).
comme en mécanique ou en électronique, les flux financiers ne suivent pas des règles simplistes, mais obéissent aux mêmes lois que la physique.
exemple: on peut considérer le plus petit système économique comme un amplificateur, le travail de l'homme transforme les matières premières en produits intéressants pour le marché, la valeur de ces derniers étant supérieurs aux éléments de base.
En électronique , le signal de sortie est supérieur au signal d'entrée, mais on ne peut pas obtenir une amplification infinie parce qu'elle devient instable, c'est pourquoi on introduit une contre réaction.
En terme économique , cette contre réaction s'appelle des retenues obligatoires (impôts). On limite volontairement la productivité pour rendre le système stable. En voulant faire le contraire , on file vers le chaos comme en 2008.
Il faut d'abord comprendre les systèmes pour présenter des structures pérennes .
09.01.2017 - 21:32
Unci @ Hubert giot 9 01 17 21 : 32

Comme vous dites :

« Oui, il faut d'abord rétablir la vérité historique avant de présenter des modèles fiables. »
« Il faut d'abord comprendre les systèmes pour présenter des structures pérennes. »

Pour répondre à votre désir, Il faut que vous compreniez une chose c’est que depuis plusieurs siècles nos PRINCIPES ECONOMIQUES n’ont pas changé, ce qui à changer ce sont les POLITIQUES ECONOMIQUE qui ne sont plus adapté à la réalité de notre vie sociétale .

C’est l’objet de mon post précédent que vous pouvez relire après avoir lu ce qui suit.

Vous parlez de crise, systèmes financier sans pragmatisme, sans comprendre ‘’les systèmes pour présenter des structures pérennes’’ comme vous dites. nous allons explicité ces structure pérennes qui ont toujours exsistées puisqu’elles sont celles de notre réalité mais que les politiques économiques de nos gouvernances et notre éducation nous cachent pour remplacer nos réalités par des idéologies.


Faisons le à partir des marchés que nous trouvons dérégulés et à réguler

: l’économie au XXI° siècle doit distinguer deux types de marché.

1° ceux qui relève de l’ECONOMIE ACTIVE, »le marché des villes ou villages » où les productions deviennent des consommations.

2° ceux qui relève de l’ECONOMIE PATRIMONIALE qui se compose des patrimoines en biens sortis de l’économie active et qui conservent un temps plus ou moins long des usages qu’ils soient mobiliers, immobiliers, en parts ou en entier ( part sociale) ou se trouve aussi les dettes et les créances ( négociable qui se compensent. Dans cette économie patrimoniale on y trouve le marché boursier et il ne s’y produit aucun bien ou service. La négociation des usages qui sont des services relève de l’économie active.

L’ECONOMIE ACTIVE n’a aucun lien avec l’ECONOMIE PATRIMONIALE.
Tous échanges de main dans l’économie active d’un bien et d’un service se fait en parallèle d’une circulation de monnaie qui n’est dans aucune de ces économie mais dans une interface EPARGNE

Tous échanges de main dans l’économie Patrimoniale d’un bien, en totalité ou en parts (parts sociale), se fait avec une circulation de monnaie dans l’épargne

Que ce soit dans l’économie active ou dans l’économie patrimoniales les échanges de main, en parallèle dans l’épargne, entre vendeur et acheteur se font sans que la masse de monnaie dans cette épargne ne change, si ce n’est un portefeuille qui se vide et un autre qui se rempli et cette monnaie que se soit avant ou après la transaction, demeure identique pour servir soit dans l’économie patrimoniale, soit dans l’économie active et servir autant avant ou après la transaction : il n’y a donc aucune interférence entre l’économie active et l’économie patrimoniale.

Le boursicotage, en fin de compte, ce sont des épargnants qui se plument, déplument et remplument entre eux et qui, au passage, payent des commissions pour jouir du plaisir du jeu, ce qui relève de l’économie active, où les commissionnaires (toujours gagnant dans ce jeux) apportent un service pour satisfaire le besoin du consommateur de boursicotage qui payent ces commissionnaires sans que quiconque d’autre subissent puisque la circulation de la monnaie continue ; le commissionnaire à récupéré de la monnaie dans le porte monnaie des boursicoteurs vendeur et acheteur.

Dites moi maintenant si dans l’économie patrimoniale le seul fait qu’un patrimoine passe d’une main à l’autre peut créer une crise ?

Il ne peut y avoir crise que si la monnaie ne circule plus dans l’interface EPARGNE ce qui traduit une absence de circulation dans l’économie patrimoniale, sans préjudice ou dans l’économie active auquel cas les productions ne deviennent pas consommation.

Pouvez vous me dire quel sont les cas où la circulation de la monnaie dans l’épargne diminue ( dérèglement) ou augmente ( régulation) ?

Pouvez vous maintenant définir la dérégulation à l’origine
De la crise des subprime
De la dette souveraine
De la crise de 2008

Unci TOÏ-YEN

PS: En relisant mon post précédent entre - économie science- et -politique économique- vous comprendrez mieux ce qu'est L'ECONOMIE ACTIVE
10.01.2017 - 14:30

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