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Le Président de l’Europe sera américain

Mis en ligne le 12.02.2016 à 18:09

Guy Sorman

Que vous le vouliez ou non, le prochain Président des Etats-Unis, bien que vous ne soyez pas citoyen américain, sera aussi votre Président. En temps de guerre avant tout, mais aussi pour contenir les menaces internationales qui pèsent sur notre sécurité. Un exemple : quand il y a trois ans, François Hollande annonça publiquement une attaque aérienne contre l’armée de Bachar el-Assad qui massacrait le peuple syrien, une heure plus tard, Barack Obama fit savoir au Président français que les Américains ne soutiendraient pas cette offensive : l’aviation française, considérable à l’échelle de l’Europe, est incapable de frapper au-delà sans appui logistique américain. Ce retrait d’Obama aura ouvert grand les portes de la Syrie à Daesh et à l’armée russe qui, en ce moment, réduit Alep en cendres. Mais, c’est grâce à la marine américaine, que le commerce mondial fonctionne sans accroc, en particulier grâce à la Septième flotte, gendarme du Pacifique : sans elle, vous n’auriez pas dans votre poche le Smartphone, à bas prix, qui vous est parvenu sans encombre de Taïwan ou de Corée du Sud. L’ordre mondial et le désordre mondial dépendent pour l’essentiel du Président des Etats-Unis, chef des armées : à ce titre, il dispose d’une liberté d’analyse et d’intervention supérieure en dehors de son pays qu’à l’intérieur. Paradoxe : le Président des Etats-Unis est plus Président du monde que Président des Américains, tant chez lui, tel que l’avaient souhaité les Pères fondateurs et auteurs de la Constitution, il est ficelé par les contre-pouvoirs du Congrès, des Etats et de la Cour Suprême.

Le paradoxe que ces Pères fondateurs n’avaient pas imaginé tant leur nation était minuscule, est que seuls les Américains désigneraient celui ou celle qui gouverne le reste du monde. Nous voici donc, ces jours-ci, les spectateurs impuissants d’un spectacle déconcertant : une poignée de citoyens du New Hampshire, après ceux de l’Iowa, peu représentatifs de la société américaine (pas de Noirs, pas de Latinos, tous Protestants), propulsent vers la Maison Blanche des personnages fantasques, un bouffon milliardaire et un avocat marxiste. Parmi les commentateurs éclairés, ni aux Etats-Unis, ni en Europe, nul n’imaginait que le projet de Donald Trump d’ériger un mur au long de la frontière mexicaine pour empêcher les “violeurs et les assassins” (sic) d’entrer aux Etats-Unis dépasserait le stade du reality show pour devenir le programme présidentiel autour duquel tous les autres candidats se sentent obligés de se situer. Dans la course à la nomination, la palme revient, chez les Républicains, à celui qui saura le mieux stopper l’immigration dans une nation qui n’est constituée que d’immigrants. Le succès de Bernie Sanders laisse aussi pantois : prendre aux riches pour donner aux pauvres, à mi-chemin entre Karl Marx et Robin des Bois, dans le pays devenu, grâce au capitalisme, le plus riche au monde, là où un “pauvre” vit mieux que la plupart des classes moyennes en Europe, est un programme aussi paradoxal que celui de Trump. Il n’empêche que Bernie Sanders contraint sa rivale, Hillary Clinton, à sortir de sa réserve, l’oblige à dénoncer la misère qui est supposée ravager les Etats-Unis : celle-ci ne se distingue qu’en insistant sur les gays et les Noirs, qui lui semblent mieux acquis.

Mais il nous faut raison garder : même en admettant que Trump et Sanders seront les candidats finaux pour la présidentielle de Novembre, leur théâtre tonitruant ne deviendra jamais un programme réel : le Congrès, et la réalité, y feront obstacle. Ces primaires, avant tout, révèlent la rébellion des électeurs contre les professionnels de la politique, formatés, sans imagination. Par-delà Trump et Sanders, les Américains sont en quête d’un nouveau Ronald Reagan qui les fasse rêver plutôt que d’un Clinton ou un Bush de plus.

Dans ce théâtre, la politique étrangère fait de la figuration. Sanders, qui est juif, protégera Israël, mais tout Américain s’y engagerait. Trump, qui a du mal à situer la Syrie, annonce qu’il bombardera les terroristes et fera plier Poutine en le regardant dans les yeux. L’Europe ? Elle n’est pas mentionnée, perçue par tous les candidats comme un lieu de villégiature, de golf pour Trump. Obama, au moins, avait un projet : ne plus être le gendarme du monde, ne plus engager l’armée au sol, louer le pacifisme comme religion universelle et faire refroidir la planète. Ses successeurs, plus réalistes et plus vaniteux, nous disent : “On verra quand on y sera !” Ce qui sera le programme du futur Président, quel qu’il soit. Devons-nous nous en inquiéter ? Pas totalement. La Maison Blanche, le Département d’Etat, l’Armée, fonctionnent pour beaucoup en pilotage automatique. Il est rare qu’un Président ne se rallie pas à la stratégie que l’Etat-major feint de lui soumettre. Aucun Président, par exemple, ne serait en mesure de retirer la Septième flotte du Pacifique, même si l’envie folle lui en venait.

Un ancien ambassadeur de France à Washington, Jean-David Levitte, proposait, ironiquement, que les Européens puissent désigner quelques membres du Sénat américain : ce serait, précisait-il, le seul moyen pour que les Européens soient représentés et entendus à Washington. Comme il se trouve que je suis à la fois citoyen français et citoyen américain, j’aurai le droit et le privilège de voter deux fois, désignant un Président français pour les affaires intérieures et un Président américain pour les affaires extérieures ; sans esprit de parti, je me rallierai au moins excentrique, en espérant qu’il s’en trouve au moins un, ici et là-bas.


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Ibn Khaldûn Guy Sorman : "Paradoxe : le Président des Etats-Unis est plus Président du monde que Président des Américains, tant chez lui, tel que l’avaient souhaité les Pères fondateurs et auteurs de la Constitution, il est ficelé par les contre-pouvoirs du Congrès, des Etats et de la Cour Suprême."

Mon cher Guy, votre propos est fort juste. Cependant, point n'est besoin d'invoquer la spécificité de la Constitution américaine. En fait, cette singularité ou paradoxe se retrouve également en France ou en Grande-Bretagne. La raison en est simple : la politique étrangère est le domaine régalien par excellence d'un chef d'état ou de gouvernement. À la vérité, d'un point de vue essentiellement constitutionnel, on pourrait presque dire que le chef de l'état français a des pouvoirs bien plus étendus qu'un président américain. La culture de la Raison d'Etat étant infiniment plus engrammée en France qu'aux Etats-Unis.

12.02.2016 - 19:31
Israel.mon.amour N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).

12.02.2016 - 19:49
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 19:51
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 19:52
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 19:52
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 19:52
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 19:53
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 19:59
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause -palo- pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:01
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L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:01
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:04
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L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:04
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:09
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L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:09
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L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:11
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L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:18
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:19
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:20
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:20
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:21
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:22
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:22
Israel.mon.amour EDIT : N'oublions jamais que les Etats Unis et nous sommes dans le meme camp, celui de la democratie, de l'Etat de droit, de la liberte et de l'Occident, attache a la Societe ouverte, selon les ecrits de Karl Popper.

L'alliance occidentale, aujourd'hui, est malheureusement encore imparfaite, comme le demontre le soutien de l'Union europenne a la cause ''palestinienne'' (la cause palo pour etre plus exacte).
12.02.2016 - 20:22
etf Israël mon amour fait dans les constructions illégales.
Sorman, idem, à sa manière.
- Un Reaganisme béat auquel il associe dans son omniscience et sans coup férir "les américains".
- Un président américano-mondial qui intervient pour contrer "les menaces internationales qui pèsent sur notre sécurité".
Irak, anyone?
Le roman de Sorman.
Votez, votez, cher taulier, mais n'y accordez pas tant d'importance.
Étant, si je ne m'abuse, New-Yorkais, votre bulletin de vote comptera, aujourd'hui comme demain, pour de la margarine.
Democratic we are, democratic we shall remain, pour un bon moment encore.
Je vous conseille donc un déménagement en patate-land. Là, vous passerez de l’impotence à l'importance (politiques). Ohiooooooo!!!
12.02.2016 - 22:50
Ibn Khaldûn Cher Guy, il me semble que vous êtes beaucoup trop optimiste. Le retrait américain ne risque pas d'être une singularité d'Obama à l'avenir, ce dernier laissant derrière lui des Européens en pleine désillusion :

Europe's Convinced U.S. Won't Solve Its Problems : http://www.bloombergview.com/articles/2016-02-13/europe-s-convinced-u-s-won-t-solve-its-problems

Lisez le dernier ouvrage de Pierre Hassner, "La revanche des passions". Il ne dit pas autre chose que l'analyse ci-dessous. Ceci dit, il est évident que ce retrait américain aura nécessairement des conséquences. Le vacuum finit toujours par être comblé.

La choses est plutôt ironique si l'on se souvient encore de 2009 où les Européens avaient accueilli le nouveau président avec ferveur. C'est tout juste si ils n'ont pas chanté : "Hosanna ! Hosanna ! Ô Fils de David !"

Toutefois, l'Europe ne peut s'en prendre qu'à elle-même. Elle s'estime encore vivre dans un monde kantien et ne souhaite pas affronter les dangers de ce monde en assumant enfin un keynésianisme militaire. Mais le paradis post-historique du philosophe allemand , en ce XXIe siècle, est un leurre et la façade de cette fameuse douceur de vivre européenne (qui, jadis, fut bien réelle) se lézarde depuis à peu près 15 ans.

Que le prochain président se nomme Trump, Hillary ou Sanders, la présente politique risque de ne pas beaucoup changer.
14.02.2016 - 03:28
BA A propos des Etats-Unis, Guy Sorman écrit : "Il est rare qu’un Président ne se rallie pas à la stratégie que l’Etat-major feint de lui soumettre."

Ben oui.

Aux Etats-Unis, l'Etat-major décide.

Aux Etats-Unis, l'armée décide.

Les Etats-Unis sont un empire militariste.

Mais ça, on le savait déjà.
14.02.2016 - 08:01
Ibn Khaldûn BA : "Ben oui. Aux Etats-Unis, l'Etat-major décide."

Ce n'était pas le sens de la phrase de Sorman.

Le consensus, au sein du Beltway, quant à la place de l'armée sur les théâtres d'opérations extérieurs d'hier et d'aujourd'hui est tel que le Président ne peut le remettre en cause sans activer, presque mécaniquement, les classiques leviers d'opposition au sein du Congrès. Même les diplomates du Foggy Bottom (une institution qui ne goute guère à la philosophie de la coercition) feraient front.

Si les militaires avaient un quelconque pouvoir sur la Maison Blanche, ces dernières années eurent, sans conteste, été dominées par le "boots on the ground".
14.02.2016 - 09:58
hubert.giot non, il sera Chinois !!! 14.02.2016 - 11:13
BA "Si les militaires avaient un quelconque pouvoir sur la Maison Blanche, ces dernières années eurent, sans conteste, été dominées par le "boots on the ground".

Quoi ?

Qu'est-ce que c'est que cette phrase complètement pipeau ?

"Si les militaires avaient un quelconque pouvoir sur la Maison Blanche ..." et patati et patata.

Arrêtez de vivre dans votre monde de bisounours et regardez le rapport des forces dans le monde réel.
14.02.2016 - 11:47
etf J'y suis! Trump est une taupe démocrate.
Jamais un homme politique n'aura autant et aussi publiquement insulté et ridiculisé les candidats et l'establishment républicains. L'argent corrupteur, l'hypocrisie religieuse, les magouilles du sérail, la moindre faille de caractère, tout y passe! Une vraie catharsis. Sur Bush et l'Irak: “Obviously, the war in Iraq was a big, fat mistake, all right?” Trump thundered when asked about his call for then-President George W. Bush to be impeached. “They lied. They said there were weapons of mass destruction. There were none, and they knew there were none.”
L'extase, je vous dis!
Il karcherise de l'intérieur au centuple de ce dont pourrait rêver le candidat démocrate même le plus entreprenant, et au passage, rafle le support des masses reds. Un vrai bonheur!
Thank you, Donald, you proud New Yorker! Continue ton dynamitage en règle.
Je dois dire que, dans la foulée, un dynamitage des grigous Clinton ne serait pas pour me déplaire.
Mais bon, les choses vont devenir un peu trop sérieuses, et je te préfère à la télé, dans tes buildings, ou en mission de dynamitage du système, qu'à la maison blanche...
14.02.2016 - 13:13
Ibn Khaldûn BA : "Arrêtez de vivre dans votre monde de bisounours et regardez le rapport des forces dans le monde réel."

C'est étrange (et amusant, par la même occasion), parce que l'on pourrait vous retourner exactement le même propos. Les conspirationnistes estiment toujours avoir le monopole du réel. Quand les Etats-Unis interviennent, c'est qu'il y a complot; quand ils n'interviennent pas, il y a également complot. Une théorie qui semble tout expliquer n'explique en fait rien du tout. Ainsi, vous êtes la parfaite copie carbone de la vieille école marxiste qui s'appuyait sur le même genre de dialectique.

Si les salaires baissent, c'est parce que les capitalistes exploitent les travailleurs, comme Marx le prédisait; en revanche, si les salaires augmentent, c'est parce que les capitalistes essayent de sauver un système pourri par des concessions, ce qui était aussi ce que Marx prédisait. La psychanalyse peut expliquer pourquoi un homme peut commettre un meurtre, ou, avec une égale facilité, pourquoi le même homme se sacrifierait pour en sauver un autre. Karl Popper, en son temps (voir l'essai de Popper : "Conjectures & Réfutations"), avait pulvérisé ce type de raisonnement que l'on rencontre chez les conspirationnistes et confusionnistes en tous genre.
14.02.2016 - 16:30
Ibn Khaldûn "Clone de Trump s’abstenir, tout de même…" : http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2016/02/-la-societe-civile-attend.html 14.02.2016 - 16:36
BA Je ne suis ni conspirationniste, ni confusionniste, ni marxiste. Donc vos délires ci-dessus ne me concernent pas. 14.02.2016 - 18:02
Ibn Khaldûn BA : "Je ne suis ni conspirationniste, ni confusionniste, ni marxiste. Donc vos délires ci-dessus ne me concernent pas."

C'est tout de même atterrant d'être, à ce point, dans l'incapacité de procéder sereinement à une analyse de texte. L'exposé, ci-dessus, n'est pas destiné à vous mettre dans une catégorie mais à expliciter la trajectoire de votre raisonnement.

Veuillez méditer cette phrase de Boileau avant votre prochain commentaire : "Avant donc que d’écrire, apprenez à penser".
14.02.2016 - 18:41
BA Cuistre.

Cuistre qui s'écoute parler et qui multiplie les citations comme une baudruche pleine de vent.
14.02.2016 - 18:48
Ibn Khaldûn BA : "Cuistre qui s'écoute parler et qui multiplie les citations comme une baudruche pleine de vent."

Réaction symptomatique et prévisible d'un philistin qui excelle à mettre de l'encre noire sur du drap noir.
15.02.2016 - 01:40
Ibn Khaldûn ETF : "Thank you, Donald, you proud New Yorker! Continue ton dynamitage en règle."

Tempérez votre exaltation. Nos inénarrables duettistes (Trump & Sanders) sont de sacrés loustics :

http://www.buzzfeed.com/andrewkaczynski/trump-on-there-being-zero-proof-he-opposed-iraq-before-the-w#.yfqX6zonwR

"Similarly his 2000 book, The America We Deserve Trump noted Iraq was developing weapons of mass destruction and targeted Iraq strikes had little impact on their overall capabilities. The Donald said the best course might be against Iraq to “carry the mission to its conclusion.”

Wrote Trump:

Consider Iraq. After each pounding from U.S . warplanes, Iraq has dusted itself off and gone right back to work developing a nuclear arsenal. Six years of tough talk and U.S. fireworks in Baghdad have done little to slow Iraq’s crash program to become a nuclear power. They’ve got missiles capable of flying nine hundred kilometers—more than enough to reach Tel Aviv. They’ve got enriched uranium. All they need is the material for nuclear fission to complete the job, and, according to the Rumsfeld report, we don’t even know for sure if they’ve laid their hands on that yet. That’s what our last aerial assault on Iraq in 1999 was about. Saddam Hussein wouldn’t let UN weapons inspectors examine certain sites where that material might be stored. The result when our bombing was over? We still don’t know what Iraq is up to or whether it has the material to build nuclear weapons. I’m no warmonger. But the fact is, if we decide a strike against Iraq is necessary, it is madness not to carry the mission to its conclusion. When we don’t, we have the worst of all worlds: Iraq remains a threat, and now has more incentive than ever to attack us."
15.02.2016 - 23:27
Ibn Khaldûn Sur Sanders, désormais :

http://theweek.com/articles/603044/bernie-sanders-not-nearly-progressive-think

As Stephen M. Walt writes at Foreign Policy, Sanders is hardly "a reflexive dove." He intends to retain President Obama's drone program if elected. He voted in favor of Clinton's pet intervention in Libya, in favor of the interminable war in Afghanistan, and even in favor of multiple funding measures to maintain the war in Iraq — a repeated "yes" to bankrolling the very conflict he so often boasts of opposing.

Sanders also speaks enthusiastically of coalition-based wars. "I would say that the key doctrine of the Sanders administration would be no, we cannot continue to do it alone; we need to work in coalition," he said at the last debate. In practice, though, that doesn't mean no more wars; it means non-Americans fighting and dying in pursuit of American goals.

Writing at the socialist Jacobin Magazine, Paul Heideman contends that though "Sanders is willing to criticize many of the most egregious over-extensions of American empire" — like the invasion of Iraq — "it seems he has no interest in contesting the American suppression of democracy across the globe." The candidate cheered King Abdullah II of Jordan for his opposition to ISIS, of which Heideman snarks, "It is never a good look for a socialist to praise a monarch."
15.02.2016 - 23:28
Ibn Khaldûn Les propos de Sanders, sur le niveau du chômage, rejoignent les analyses de Gallup (à partir des données du Department of Labor) :

Bernie Sanders Says ‘Real’ Unemployment Rate Is Actually 10.5 Percent, DOUBLE The Official Rate : http://dailycaller.com/2015/07/06/bernie-sanders-says-real-unemployment-rate-is-actually-10-5-percent-double-the-official-rate-video/

Gallup : Real Unemployment - Department of Labor (U-6) : http://www.gallup.com/poll/187589/bls-unemployment-seasonally-adjusted.aspx
15.02.2016 - 23:33
etf Oui, le faible niveau de chômage est un mythe, la croissance, un mythe on steroids (la planche à billets). Tout le monde feint d'y croire, jusqu'à la prochaine débâcle. Tous ces messieurs encravatés (lingots à l'abri) pousseront alors des petits glapissements de pucelles en implorant "Sainte FED venez à notre secours!".
"Too big to fail!" répondra la Sainte FED, en dégainant le canon à biffetons, et ce s'ra r'parti pour un tour.
La nouvelle religion est donc aussi puérile que les précédentes. Ses grands prêtres non moins ridicules, sacrés encensoirs.

Trump? Il balance au nom de la droite tout ce que la gauche rêve d'envoyer. C'est Michael Moore avec une moumoute.
With friends like that, who needs enemies?
Aujoutd'hui:
"Saddam Hussein was a bad guy. But one thing about him, he killed terrorists," Trump said. "Now Iraq is Harvard for terrorism. You want to become a terrorist? You go to Iraq. Saddam Hussein understood, and he killed terrorists."
Trump also said that the US "shouldn't have been" in Iraq and "shouldn't have gotten out the way we got out."
"If the president went to the beach, we would have been better off, believe me," Trump said.
http://www.businessinsider.com/donald-trump-attacks-george-w-bush-over-911-2016-2
Go Donald!
16.02.2016 - 03:02
Ibn Khaldûn ETF : "Oui, le faible niveau de chômage est un mythe, la croissance, un mythe on steroids (la planche à billets). Tout le monde feint d'y croire, jusqu'à la prochaine débâcle. Tous ces messieurs encravatés (lingots à l'abri) pousseront alors des petits glapissements de pucelles en implorant "Sainte FED venez à notre secours!". "

La prochaine débâcle risque de consumer tout le monde, sans (quasiment) aucune exception...
16.02.2016 - 12:32
D.J " J'y suis! Trump est une taupe démocrate. "

Je me suis aussi posé la question. L' establishment républicain qu'il s'est mis à dos, pourrait lui jouer un sale tour si Trump devait être en finale face à Clinton. On oublie un peu trop souvent que se sont les grands électeurs qui ont le derniers mot pour la présidentielle.

Je n'ai jamais eu confiance à nos médias lors des élections présidentielles US qui on toujours tendance à considéré les candidats républicains comme des abrutis, des extrémistes etc... Trump ne déroge pas à la règle. Mais quand des amis des conservateurs américains comme Ivan Rioufol, Daniel Pipes ou le site Extrême-centre ont un avis plus que défavorable sur Trump c'est qu'il y a bien quelque chose de pourris chez lui.

D.J
16.02.2016 - 15:31
D.J " Oui, le faible niveau de chômage est un mythe "

Faudrait pas non plus exagérer en parlant de Mythe quand les créations d'emploi ont été plus soutenus que prévu en atteignant le même niveau d'avant crise de 2008.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/11/06/20002-20151106ARTFIG00240-le-plein-emploi-est-revenu-aux-etats-unis.php

D.J
16.02.2016 - 15:37
Ibn Khaldûn DJ : "Faudrait pas non plus exagérer en parlant de Mythe quand les créations d'emploi ont été plus soutenus que prévu en atteignant le même niveau d'avant crise de 2008."

Certes. Toutefois, le diable est dans les détails, mon cher DJ.

Analysez attentivement les données du Department of Labor (http://www.gallup.com/poll/187589/bls-unemployment-seasonally-adjusted.aspx) et vous constaterez que le tableau prend un tout autre relief sur ce que ce dernier prend ou pas en compte dans ses mesures.

En outre, comment prétendre être en prospérité lorsque les bons alimentaires (Food Stamps) ont littéralement pulvérisé un nouveau record cette année ? : http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-02-03/food-stamps-still-feed-one-in-seven-americans-despite-recovery

Food Stamps, planche à billets, turbulences sur les marchés; tout cela dessine, fort maladroitement, une "Recovery" en trompe-l'œil. Jamais le différentiel entre Wall Street et Main Street ne fut plus éloquent dans l'économie réelle. Cette injection de morphine des banques centrales dans l'économie s'avère, in fine, létale. L'Europe accuse, par ailleurs, une sévère décélération en ce moment.

16.02.2016 - 17:08
D.J " Analysez attentivement les données du Department of Labor (http://www.gallup.com/poll/187589/bls-unemployment- "

Le tableau ( Gallup ) montre que ce type de taux chômage a tout comme ceux des chiffres officielles de l'OCDE baissé d'une bonne moitié. Donc les créations d'emploi ont bien joué un rôle important sur la baisse du chômage peut-importe sur le critère qui est calculé les chiffres du chômage.

" En outre, comment prétendre être en prospérité lorsque les bons alimentaires (Food Stamps) ont littéralement pulvérisé "

Ils ont littéralement pulvérisé à cause de la crise de 2008 et parce que la barre pour y avoir droit a été également abaissée. Le pays vient de sortir de l'une de ses pires crises de son histoire et vous croyez que tout devrait être merveilleux en 2 ou 3 ans sur le front de la prospérité?

D.J
16.02.2016 - 20:21
Ibn Khaldûn DJ : "Le tableau ( Gallup ) montre que ce type de taux chômage a tout comme ceux des chiffres officielles de l'OCDE baissé d'une bonne moitié. Donc les créations d'emploi ont bien joué un rôle important sur la baisse du chômage peut-importe sur le critère qui est calculé les chiffres du chômage."

Il me semble que vous n'avez pas tout à fait saisi (ou véritablement lu) l'analyse de Gallup. Ce qui explique, vraisemblablement, le caractère, peu ou prou, alambiqué de votre propos. Gallup dit sans ambages : "Widely reported unemployment metrics in the U.S. do not accurately represent the reality of joblessness in America." Ainsi, Gallup souligne la profonde dissymétrie entre le rapport BLS et certains paramètres qui ne figurent pas dans le rapport fédéral; paramètres qui ne sont nullement de simples menus fretins mais bien des éléments additionnels qui donne un spectre bien plus précis de la définition de l'unemployment aux Etats-Unis.

DJ : "Ils ont littéralement pulvérisé à cause de la crise de 2008 et parce que la barre pour y avoir droit a été également abaissée. Le pays vient de sortir de l'une de ses pires crises de son histoire et vous croyez que tout devrait être merveilleux en 2 ou 3 ans sur le front de la prospérité?"

Mais enfin, nous ne parlons pas de 2 ou 3 ans après la crise mais de 8 ans plus tard ! Et cela n'a pas été l'une des pires crises. Rien de comparable à la Grande Dépression des années 30. Les gens, aujourd'hui, n'ont jamais été autant protégés par les filets sociaux.

Par ailleurs, vous semblez oublier l'article de l'ancien Secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, en 2010, où ce dernier clamait déjà : Welcome to the Recovery : http://www.nytimes.com/2010/08/03/opinion/03geithner.html?_r=0

Ce qui montre bien que la crise, du moins sur le papier, n'était plus d'actualité. Or, c'est à partir de là que la dissonance allait être la plus patente entre l'économie réelle et les marchés de façon globale.
16.02.2016 - 21:34
Ibn Khaldûn ETF, pour vous récompenser de votre fidélité aux billets de Guy Sorman depuis 2007 (sur TypePad), voici un présent pour vous, avec les compliments du DNC : https://www.youtube.com/watch?v=yhyt8PP1zXQ

Elle est pas jolie, la politique du XXIe siècle ?
17.02.2016 - 16:40
D.J " Ainsi, Gallup souligne la profonde dissymétrie entre le rapport BLS et certains paramètres qui ne figurent pas dans le rapport fédéral; "

C'est bien ce que disais; le tableau de Gallup montre bien que le chômage selon ses paramètres à chuté de moitié comme ceux des chiffres fédéraux.

" Mais enfin, nous ne parlons pas de 2 ou 3 ans après la crise mais de 8 ans plus tard ! "

La reprise de l'économie américaine ne date pas de huit ans. Elle n'a pas repris quand la crise à commencé. C'est bien depuis environ 3 ans que la reprise est solide. Et reprise ne veut pas dire tour de magie où tout devrait être merveilleux en quelques années. Vous allez me dire dans 10 ans qu'il n'y a jamais eu de reprise économique après la crise de 2008 car des millions d'américains qui avaient perdu leur logement ne sont pas redevenu propriétaire?

" Et cela n'a pas été l'une des pires crises. Rien de comparable à la Grande Dépression des années 30. Les gens, aujourd'hui, n'ont jamais été autant protégés par les filets sociaux. "

Je n'ai jamais dit qu'elle fut pire ou égal que celle des années 30; mais que c'était l'une des pires que le pays ai connut. Ce n'est pas parce que celle des années 30 fut de loin la pire de tous que celle de 2008 devrait être anodine. C'est même vous qui parlez d'explosion de bon alimentaire et d'un chômage qui serait du double des chiffres officielles.

D.J
17.02.2016 - 18:24
Ibn Khaldûn DJ : "C'est bien ce que disais; le tableau de Gallup montre bien que le chômage selon ses paramètres à chuté de moitié comme ceux des chiffres fédéraux."

Je suis en train d'attirer votre attention, données à l'appui, sur le fait que la Corée du Nord est en train de se doter de l'arme nucléaire et vous, vous me dites que ce n'est pas grave car ces mêmes données indiquent une acquisition de cette nature uniquement dans 10 ans ! C'est, peu ou prou, le niveau de compréhension que vous manifestez. Gallup n'a pas mené cette étude par simple goût pour l'érudition ou pour montrer la différence qui subsiste entre la méthode du BLS et la sienne, mais pour signifier que le taux de chômage est bien plus élevé que ce qu'en dit l'administration actuelle eu égard aux critères objectifs. En d'autres termes : Gallup encourage à prendre un autre système de mesure car les présents sont, au pire, obsolètes, au mieux inadéquats compte tenu des nouveaux bouleversements économiques. C'est pour cette raison que l'analyse de Gallup avait soulevé autant de débat en 2012 quelques jours avant les élections : http://dailycaller.com/2012/10/08/gallup-economist-fridays-job-numbers-should-be-discounted/

Gallup Finds Unemployment Climbing to Nine Percent in February : http://cnsnews.com/news/article/gallup-finds-unemployment-climbing-nine-percent-february

DJ : "La reprise de l'économie américaine ne date pas de huit ans. Elle n'a pas repris quand la crise à commencé."

C'est bien ce que je m'évertue à vous dire.

DJ : "C'est bien depuis environ 3 ans que la reprise est solide."

Précisément, non. Car c'est depuis cette période que les turbulences ont commencé. Cette hypothétique reprise n'a pas profité à l'économie réelle mais uniquement à ceux qui ce sont dopés à la création monétaire artificielle. L'analyse de l'Associated Press :

http://hosted.ap.org/dynamic/stories/G/GLOBAL_ECONOMY_THE_BIG_UH_OH?SITE=AP&SECTION=HOME&TEMPLATE=DEFAULT&CTIME=2016-02-16-05-37-21

The other pillar of the global economy besides China, the U.S., is also now showing signs of weakness. Maybe not a recession, yet. But growth was a weak 0.7 annually during the fourth quarter. Factory output has declined.

Though unemployment has dropped, wages have not recovered quickly and companies appear to be unsettled by the global jitters.

A rising dollar - a side effect of expected Fed interest rate increases - could hurt exporters. That's one reason the Fed may in fact hold off raising rates again soon.

DJ : "Vous allez me dire dans 10 ans qu'il n'y a jamais eu de reprise économique après la crise de 2008 car des millions d'américains qui avaient perdu leur logement ne sont pas redevenu propriétaire?"

Regardez les choses en face, DJ. Nous en parlions avec ETF : reprise ou pas, la classe moyenne est en train de disparaître sous nos yeux. C'est une première depuis les années 60 : http://www.pewsocialtrends.org/2015/12/09/the-american-middle-class-is-losing-ground/

DJ : "Ce n'est pas parce que celle des années 30 fut de loin la pire de tous que celle de 2008 devrait être anodine."

Les files d'attente qui caractérisaient les années 30 étaient celles du rationnement alimentaire; Les files d'attentes que nous avons connu à travers le monde en 2010 concernaient celles qui avaient trait à la sortie du nouvel iPhone (sic). Cela vous donne une idée du décalage titanesque entre les années 30 et aujourd'hui. Non, la crise de 2008 n'est pas anodine mais ne fut pas, loin s'en faut, la pire.

DJ : "C'est même vous qui parlez d'explosion de bon alimentaire et d'un chômage qui serait du double des chiffres officielles"

Exactement. C'est précisément pour dire que les gens bénéficient aujourd'hui de la protection de la puissance publique, chose à peine envisageable durant la Grande Dépression des années 30. Mais aussi pour souligner que l'effet de cette "reprise" n'a guère percolé à Main Street, where it belongs. Voilà tout le paradoxe.
18.02.2016 - 02:48
D.J " mais pour signifier que le taux de chômage est bien plus élevé que ce qu'en dit l'administration actuelle eu égard aux critères objectifs "

ça j'avais a bien compris. Mais ce que je me tue à vous le dire depuis le début est que le graphique de Gallup voit la courbe du chômage chuter de près de la moitié tout comme les chiffres du chômage officielle. Ce qui montre que les créations d'emploi ne sont pas négligeables dans les chiffres de la baisse du chômage autant dans le critère de Gallup que ceux publiés officiellement puisque les deux courbes officielles et Gallup se coïncides.

Mais ce système à la Gallup peut aussi biaiser la réalité sur la véritable intention des sans travail à chercher un nouveau emploi. Quand vous êtes inscrit comme chômeur officielle vous avez en général obligation de chercher un emploi ce qui n'est plus le cas quand vous n'y êtes plus entant que chômeur officielle. Il suffit juste de travailler au noir pour être toujours considéré comme étant un chômeur sans emploi hors statistique.

" Précisément, non. Car c'est depuis cette période que les turbulences ont commencé. Cette hypothétique reprise n'a pas profité à l'économie réelle mais uniquement à ceux qui ce sont dopés à la création monétaire artificielle. L'analyse de l'Associated Press : "

Les QE ne sont pas une généralité sur la reprise de la croissance. De plus Guy Sorman avait déjà expliqué dans un de ses billets que les dates relatives aux politiques de la FED avec les QE et celle de la reprise ne coïncide pas. C'est aussi une réalité que les créations d'emploi ont été très soutenues et mieux que prévu dés 2013 et 2014.

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKCN0HS12H20141003?pageNumber=1&virtualBrandChannel=0

A part pour la politique monétaire; les USA sont très décentralisés en matière de politique économique. Il y a des états qui s'en sortent bien et d'autre moins bien car tous n'ont pas les mêmes politiques pour relancer l'économie. On peu prendre l'exemple pour la croissance US et la reprise économique les états qui ont misé sur l'exploitation du gaz de schiste. Cela à même permis à certains états comme la Caroline du sud d'avoir une industrie textile devenu plus compétitif que le Vietnam ou la Chine grâce à la baisse du coût du kilowatt-heure à tel point qu'une entreprise chinoise à délocalisé sa production en Caroline du sud.

" La société chinoise Keer qui se trouve à Hangzou va délocaliser une partie de sa production de textile pour la confection de vêtements en Caroline du sud. Une grande première de voir des entrepreneurs chinois délocaliser leur production en occident. Et cela pour des raisons d'économie. En effet et cela grâce en premier lieu à l'exploitation du gaz de schiste dans cette partie des Etats-Unis qui a permis de ramener le prix du kilowattheure à 6 cents près de 50% moins cher qu'en Europe ou en Asie selon le quotidien les Echos. Un investissement de 218 millions de dollar et 500 postes de travail à la clé. Dans toute la Caroline du sud on déploie une énergie folle pour attirer des usines étrangères.

La deuxième raison est le cadre sociale en faveur des Etats-Unis. Des syndicalistes qui foutent moins le bordel par des revendications bien plus modéré qu'en Europe. Les salaires en Caroline du sud et en Chine voient leurs écarts se réduire de plus en plus chaque année. L'année dernière il était presque aussi peu cher de produire aux Etats-Unis qu'en Chine.

Source: Le Point du 15 mai 2014 "

" Regardez les choses en face, DJ. Nous en parlions avec ETF : reprise ou pas, la classe moyenne est en train de disparaître sous nos yeux. C'est une première depuis les années 60 "

C'est un autre sujet car en général la classe moyenne dans les sociétés occidentales sont victimes de l'état qui accumulent taxe et impôts et réglementations. On l'a vu avec Détroit qui a fait faillite entre autre due une industrie automobile qui étaient des entreprises à caractère sociale qui faisaient accessoirement des automobiles et un pouvoir démocrate mauvais gestionnaire des comptes publiques. De même la crise des subprimes qui a fait perdre à des millions d'américains leurs maisons. Ont le doit à des lois comme le " Community investissment act ".

" Non, la crise de 2008 n'est pas anodine mais ne fut pas, loin s'en faut, la pire. "

C'est bien ce que je disais.

Mais je m'en fait pas trop pour l'avenir de se pays. Ce pays a de la ressource, il reste innovant et il est toujours très compétitifs au niveau international. Mais il faut aussi ne pas oublier que la politique économique en Amérique ne fonctionne pas la même chose partout. Il y a un gouffre entre le Michigan ou se trouve Détroit et le Texas.

D.J

18.02.2016 - 13:47

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