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Par Philippe Le Bé, Yves Steiner - Mis en ligne le 11.05.2010 à 17:37 |
WALL STREET La finance anglo-saxonne joue au pyromaneLa tempête financière a désormais gagné le monde entier. Jeudi 6 mai, Wall Street a plongé de 9,2% en quelques minutes. Un bref et étrange krach qui s’est inscrit dans un climat d’une extrême nervosité. Dans cette affaire, les Etats-Unis sont autant acteurs qu’observateurs. Goldman Sachs, ainsi que d’autres grands établissements de Wall Street, ont aidé la Grèce et d’autres pays à dissimuler les énormes quantités d’argent que ces derniers empruntaient. Ces banques ont donné du liquide à des gouvernements en échange de paiements futurs, tout en veillant à ce que les transactions ne soient pas répertoriées comme des prêts. Quant aux grandes agences de notation financière, elles ont contribué à affoler les marchés. A la fin avril, Standard & Poor’s plaçait la Grèce dans la catégorie des investissements spéculatifs à risque, réduisant sa capacité d’emprunt alors qu’elle en avait un cruel besoin. Et cela sans avoir su anticiper quoi que ce soit! L’agence s’est aussi attaquée au Portugal et à l’Espagne.
ANALYSE Angela Merkel a jugé «scandaleux» que les banques aient participé à la falsification des statistiques budgétaires de la Grèce. Plus récemment, le président Obama a promis le soutien de Washington «pendant cette période critique». Des paroles. En fait, la création d’une puissante agence européenne de notation et le renforcement des pouvoirs d’Eurostat pour vérifier la comptabilité des Etats permettraient à l’UE de ne plus être les godillots de l’Oncle Sam. PLB |









