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DOMINIQUE STRAUSS-KAHNLe retour en grâce du Fonds monétaire
Avant la crise des subprimes, le Fonds monétaire international (FMI) était l’objet de quolibets, provenant de gauche comme de droite. Depuis, cependant, l’institution conduite par le socialiste français Dominique Strauss-Kahn (DSK) opère un retour des plus remarqués. Un retour consacré par le G20 qui, en 2009, lui allouait de nouvelles prérogatives et, en bonus, 750 milliards de dollars.
Dimanche 9 mai lors d’une session extraordinaire, le FMI a donc approuvé l’octroi d’un prêt de 30 milliards d’euros sur trois ans à Athènes. En contrepartie, le Gouvernement grec a adopté un plan d’austérité drastique. Un plan que les équipes du FMI ont (largement) contribué à ficeler lors de ces dernières semaines. Au centre des préoccupations du FMI réside la lutte contre la fraude fiscale liée au travail au noir. La mise sous tutelle du budget grec vise ainsi à rapatrier une partie des dizaines de milliards d’euros qui filent dans ce que l’on appelle pudiquement l’«économie informelle»... soit environ 25% du produit intérieur brut de ce pays.
ANALYSE L’intervention du FMI a été très discutée. «Echec», «humiliation», «camouflet» pour l’Europe, même Axel Weber, président de la Bundesbank l’a critiquée à la fin avril. Désormais, le calme est revenu, même si une question subsiste. Historiquement, le remède de cheval préconisé par le FMI passe par une dépréciation de la monnaie du pays en difficulté pour «booster» ses exportations. Avec Athènes, impossible d’imaginer cela. Sauf à exiger un abandon de l’euro par la Grèce.
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