Les contrôles antipollution prennent l'ascenseur
Mis en ligne le 14.12.1995 à 00:00
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La fréquence des contrôles antipollution a diminué. Du coup, la plupart des réseaux de concessionnaires en ont doublé le prix. Que se passe-t-il? Depuis 1987, un accord entre l'Union professionnelle suisse de l'automobile (UPSA) et le TCS recommandait un tarif de 25 francs pour le contrôle des gaz d'échappement. En général, les garages s'y tenaient. Or, en 1995, la Confédération en a modifié le principe: le contrôle n'est désormais obligatoire que tous les deux ans et chaque test comprend deux mesures, contre une auparavant. L'été dernier, la nouvelle recommandation est donc passée à 30 francs mais avec une nuance: la possibilité d'une indication contraire de l'importateur. Sous la pression de leurs concessionnaires, certains importateurs ont alors aussitôt décidé de publier leurs propres tarifs indicatifs. Résultat: les automobilistes voient le prix de cette prestation multiplié par deux ou plus dans de nombreux garages. Une hausse justifiée? Certes, le perfectionnement du test contribue à une part des hausses actuelles. Mais l'amortissement du coûteux matériel de mesure des véhicules est déjà largement réalisé. Certains garagistes admettent même que ce service est bénéficiaire. En outre, certaines marques comme Toyota ou BMW ont diminué ou maintenu leurs anciens prix quand d'autres les augmentaient. On peut aussi se demander pourquoi l'UPSA recommande 20 minutes pour un contrôle, alors qu'il faut une demi-heure à un mécano de chez Peugeot pour l'effectuer et même le double à un autre chez Renault. De grosses différences. Même si la taxe à verser au fisc par les garages est toujours de 15 francs, le prix d'un test antipollution varie beaucoup d'un établissement à l'autre. On a de toute manière intérêt à l'effectuer lors d'un grand service, car cela réduit souvent la facturation de la main-d'oeuvre. Si la moyenne suisse du coût horaire d'un mécanicien est de 119 francs, elle varie considérablement entre les campagnes (moins de 90 francs) et les villes (plus de 130 francs). Il faut enfin savoir qu'un contrôle antipollution est beaucoup plus cher pour une voiture équipée d'un carburateur que pour les véhicules munis d'un système d'injection.
L'Hebdo;
1995-12-14 Les contrôles antipollution prennent l'ascenseur
La fréquence des contrôles antipollution a diminué. Du coup, la plupart des réseaux de concessionnaires en ont doublé le prix.
Que se passe-t-il? Depuis 1987, un accord entre l'Union professionnelle suisse de l'automobile (UPSA) et le TCS recommandait un tarif de 25 francs pour le contrôle des gaz d'échappement. En général, les garages s'y tenaient. Or, en 1995, la Confédération en a modifié le principe: le contrôle n'est désormais obligatoire que tous les deux ans et chaque test comprend deux mesures, contre une auparavant. L'été dernier, la nouvelle recommandation est donc passée à 30 francs mais avec une nuance: la possibilité d'une indication contraire de l'importateur. Sous la pression de leurs concessionnaires, certains importateurs ont alors aussitôt décidé de publier leurs propres tarifs indicatifs. Résultat: les automobilistes voient le prix de cette prestation multiplié par deux ou plus dans de nombreux garages.
Une hausse justifiée? Certes, le perfectionnement du test contribue à une part des hausses actuelles. Mais l'amortissement du coûteux matériel de mesure des véhicules est déjà largement réalisé. Certains garagistes admettent même que ce service est bénéficiaire. En outre, certaines marques comme Toyota ou BMW ont diminué ou maintenu leurs anciens prix quand d'autres les augmentaient. On peut aussi se demander pourquoi l'UPSA recommande 20 minutes pour un contrôle, alors qu'il faut une demi-heure à un mécano de chez Peugeot pour l'effectuer et même le double à un autre chez Renault.
De grosses différences. Même si la taxe à verser au fisc par les garages est toujours de 15 francs, le prix d'un test antipollution varie beaucoup d'un établissement à l'autre. On a de toute manière intérêt à l'effectuer lors d'un grand service, car cela réduit souvent la facturation de la main-d'oeuvre. Si la moyenne suisse du coût horaire d'un mécanicien est de 119 francs, elle varie considérablement entre les campagnes (moins de 90 francs) et les villes (plus de 130 francs). Il faut enfin savoir qu'un contrôle antipollution est beaucoup plus cher pour une voiture équipée d'un carburateur que pour les véhicules munis d'un système d'injection.
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