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Par Isabelle Falconnier - Mis en ligne le 30.07.2012 à 11:01 |
Quand elle est née, ses parents, marionnettistes, l’ont emmenée vivre d’amour et d’eau fraîche dans la Drôme. Quand elle a eu 14 ans, ses grands-parents sont partis avec elle voir leurs amis hippies dans la Huerfano Valley, une vallée perdue dans le désert à 5 heures de route de Denver. Là-bas, depuis le début des années 70, sept communautés ont tenté de réaliser un idéal de vie sociale et artistique. Il en reste deux, Libre et Triple A, où une dizaine d’hommes et de femmes résident encore. Impressionnée par les paysages et les ruines des maisons abandonnées, Elisa Larvego, 28 ans, installée à Genève après l’Ecole d’arts appliqués à Vevey, puis la HEAD à Genève et une longue résidence au Mexique, y retourne à trois reprises en 2010 et 2011 pour réaliser portraits, paysages et vidéos avec une empathie et une clairvoyance rares. «Je voulais faire ressurgir cette période de rupture qu’ont été les années 60-70 à l’aide des traces qu’elles ont laissées, montrer ce que ces individus sont devenus et ce qu’il est advenu de leurs utopies. Il y a une part de désillusion en eux, mais aucun ne regrette son choix.» «Elisa Larvego – Huerfano’s Faces». Photoforum PasquArt, Bienne. Jusqu’au 26 août. |









