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Les échecs de la contraception

Mis en ligne le 14.07.1994 à 00:00

L'Hebdo; 1994-07-14

Les échecs de la contraception

Vous écrivez que toute femme qui interrompt une grossesse éprouve presque inévitablement de la culpabilité. Je peux vous assurer que tel n'est pas du tout le cas pour toutes les femmes. Quant à moi, tout ce que j'ai ressenti était un soulagement et de la gratitude envers le médecin qui m'a débarrassée de cet intrus dont je ne voulais absolument pas à ce moment-là de ma vie. Fruit d'un échec du diaphragme et certainement pas d'un désir d'enfant inconscient! Je n'ai ressenti aucun «deuil» pour cette grossesse non désirée interrompue - pas plus que pour les dix enfants que j'aurais pu avoir si je n'avais pas utilisé la contraception. Par contre c'est avec une grande joie que j'ai mis au monde trois enfants désirés.

Les échecs de la contraception, ça existe bel et bien! Il ressort des statistiques publiées chaque année par le canton de Berne que 50% environ des IVG sont faites après un échec de la contraception. Arrêtez donc de dramatiser l'IVG. Je sais bien que pour certaines femmes ça peut être un drame. Mais pour d'autres (et je pense qu'elles sont la majorité), c'est simplement une intervention - désagréable il est vrai - devenue nécessaire pour corriger un échec de la contraception. Un point c'est tout.

Elisabeth Kühni, Berne




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