Les écolières rendent les écoliers aimables
Une école britannique d’immigrés surreprésente les filles dans ses classes: un succès d’intégration.
ÉCOLES. La Grande-Bretagne est un laboratoire de l’intégration. L’école londonienne Swanlea a mis sur pied un système d’école mixte pour immigrés, avec une plus forte proportion de filles par classe. Leur surnombre leur apporte la confiance pour s’affirmer, face à des garçons qui ont la fâcheuse habitude de les traiter de «putains» et autres mots tendres. Leurs résultats rattrapent ceux des distingués établissements de jeunes filles. «Il y a 20 ans, les filles attendaient simplement de se marier, se souvient la directrice. Maintenant, elles ont des ambitions bien plus élevées», explique-t-elle à la caméra de teachers.tv. Voilées, les adolescentes exposent en rougissant leurs ambitions de devenir agent de police ou docteur.
Et les garçons? Tout sourire, ceux qui fréquentent les classes mixtes semblent se porter comme des charmes. Mais les filles manquent pour maintenir la juste proportion. Bien des garçons suivent les cours entre eux uniquement: ces classes-là décrochent des résultats scolaires inférieurs et vivent mal la distante cohabitation avec les filles du collège, envers qui ils ne savent comment se comporter. «C’est la preuve que les filles jouent un rôle significatif dans la socialisation des garçons», s’enthousiasme la directrice. Qui n’a pas résolu le dilemme entre la protection des demoiselles et l’intégration de tous les mâles.
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