Grâce et disgrâce
Les incompétences de M. Maurer
Ueli Maurer s’est fait retoquer une fois de plus son rapport sur la politique de sécurité. Un épisode plein d’enseignements. D’abord, et c’est rassurant: ses collègues ne se comportent plus seulement comme des chefs de départements imperméables à ce qui se trame dans les autres officines du Palais, il leur arrive d’exercer pleinement leurs prérogatives de conseillers fédéraux, un septième du pouvoir chacun, donc le devoir de se mêler des affaires des autres. Et qu’est-ce qui est plus important que la sécurité du pays?
Deuxième raison d’espérer, le chef du Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) éprouve des difficultés à finaliser son fameux rapport parce qu’il voit surtout dans l’armée «un outil de cohésion et d’identité nationale». Depuis vingt ans, l’UDC, qu’il a longtemps présidée, n’a cessé de miner la cohésion nationale, en critiquant, selon les époques, la solidarité entre régions, le respect dû aux minorités et aux adversaires, le goût du compromis. Elle a réduit le concept d’identité nationale à du kitsch pseudo-historique. Il faut souhaiter à M. Maurer de nouveaux éclairs de lucidité, même tardive. Notons toutefois que la cohésion nationale est peut-être mieux servie par les institutions sociales que par l’armée (qui ne coagule en son sein que la moitié des citoyens, les Suissesses – sauf exception – n’y étant pas conviées).
Troisième leçon: en fonction depuis plus d’une année, Ueli Maurer rechigne à bosser sérieusement. Un comble, lorsque l’on se rappelle l’énergie mise par l’UDC à dénigrer son prédécesseur, Samuel Schmid, traité de demi-conseiller fédéral, et qui, lui, accomplissait sa tâche. Dans ces conditions, il est légitime de se demander à quoi pourra servir le deuxième conseiller fédéral que les Blochériens exigent. A prendre encore plus de retard sur d’autres questions cruciales?
L’UDC n’a pas compris ce que gouverner la Suisse veut dire: affirmer ses positions et trouver ensuite un compromis avec les autres. Les rodomontades populistes ne font pas avancer un pays. La Suisse n’a pas besoin de matamores mais d’hommes et de femmes d’Etat, de ministres qui prennent leurs responsabilités.
Beaucoup prédisent de nouveaux succès à l’UDC lors des élections fédérales de 2011. Les électeurs devront toutefois se poser une question: veulent-ils rendre leur pays encore plus ingouvernable?
SON UDC MINE DEPUIS VINGT ANS LA COHÉSION NATIONALE.
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Tags: Ueli Maurer, grâce et disgrâce, Chantal Tauxe, UDC,
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| Réaction de citoyen-soldat le 11.04.2010 à 15:03 | | Evidemment qu'en tant que comme seul et unique Conseiller fédéral... Evidemment qu'en tant que comme seul et unique Conseiller fédéral patriote contre six collègues qui sont tous déterminés à trahir la Suisse en faveur de l'UE et de l'OTAN, il est difficile pour Ueli Maurer de rmplir sa mission qui consiste avant tout à préserver notre défense nationale indépendante.
Saluons quand-même son courage et sa ténacité pour préserver l'essentiel, en attendant des jours meilleurs.
On espère, bien évidemment, une poussée UDC aux prochaines élections. Elle aura lieu de toute façon, c'est certain, malgré un léger tassement prévisible aux Grisons, à Berne et peut-être à Glaris. La question importante est de savoir si cette progression électorale sera seulement une confirmation du rôle de l'UDC comme premier parti de Suisse, où s'il s'agira d'une vraie modification du rapport de force.
J'espère que ce sera une modification du rapport de force. Pour cela il faudra une poussée très forte. L'idéal serait d'arriver à 40% de voix UDC, et d'élus UDC.
Vous dites que le renforcement de l'UDC rendrait la Suisse ingouvernable. Si par gouvernabilité vous entendez la capacité des politiciens à imposer une politique pro-européenne contre la volonté du peuple, alors oui la Suisse sera moins gouvernable. Il faudrait plutôt dire moins trahissable.
Mais s'il y a un changement de rapport de force, alors elle deviendra beaucoup plus gouvernable, dans un sens conforme à l'intérêt du pays et de sa population. C'est à dire retour à une sécurité militaire indépendante, maintien du secret bancaire, retrait de la "demande d'adhésion à l'UE, et obtention de conditions cadres pour le maintien du statut spécial de la Suisse en Europe.
C'est cela que toutes les Suissesses et les Suisses qui aiment leur pays doivent espérer. Car si cela ne se passe pas ainsi, alors dans dix ans la Suisse n'existera plus. Elle sera une pure expression géographique et toute la proséprité durement gagnée par le travail des Suissesses et des Suisses sera sucée par les sangsues de Bruxelles. La Suisse redeviendra un pays de misère.
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| Réaction de Robert le 08.04.2010 à 18:03 | Toujours l'UDC dans l'oeil du cyclone !
Pourquoi ne pas faire... Toujours l'UDC dans l'oeil du cyclone ! Pourquoi ne pas faire un commentaire sur la fin minable du Forum humanitaire mondial mis sur pied par une ministre socialiste ? | | |
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