«Les infiltrés» bis
L’émission consacrée à un groupe d’extrême droite suscite de nouvelles polémiques.
MÉDIAS. On n’a rien inventé de mieux que Les infiltrés (sur France 2) pour donner du travail à la police et à la justice. L’émission du 27 avril, qui a infiltré un groupe d’extrême droite de la région bordelaise, Dies Irae, suscite presque autant d’agitation que la précédente consacrée à la pédophilie. A Bordeaux, une enquête préliminaire a été ouverte après les propos racistes et antisémites qui ont été diffusés. Certains d’entre eux ont été tenus dans une école catholique et traditionnaliste liée à l’Institut du Bon Pasteur. Du coup, le président de cet institut dénonce «un amalgame écœurant» et dit avoir porté plainte contre France 2. Mais Les infiltrés, eux aussi, envisagent de poursuivre le journal d’extrême droite Minute qui a publié la photo du journaliste ayant réalisé le reportage. Maire de Bordeaux, Alain Juppé avait demandé que des poursuites soient engagées contre Dies Irae «une fois les faits avérés», mais il est luimême mis en cause par des socialistes qui dénoncent des faveurs dont il aurait gratifié les traditionnalistes bordelais.
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