Places
Place du Petit-Saint-Jean. Au cœur du quartier historique de l’Auge, un espace hors du temps, magique.
Niché dans un méandre de la Sarine, le quartier de l’Auge est un espace magique, hors du temps, qui ne semble pas appartenir à la ville. Incorporé à Fribourg peu après sa fondation en 1157, il est connu pour ses fontaines, ses bonnes tables ainsi que son club de jazz, La Spirale. Mais aussi, surtout, pour sa place du Petit-Saint-Jean.
Le Petit-Saint-Jean évoque ces places de village à la française, entourées de maisons anciennes et que l’on a de la peine à quitter si on a eu le malheur de s’y arrêter à l’heure de l’apéro. On peut y accéder à l’aide des transports publics, mais le mieux est de s’y rendre à pied en empruntant le Stalden, une magnifique rue très pentue servant de trait d’union entre le Bourg et la Vieille-Ville, la «Basse», comme l’appellent les Fribourgeois, et qui comprend également le quartier de la Neuveville. Arrivé au bas du Stalden, l’effet est garanti. Le Petit-Saint-Jean s’offre dans toute sa splendeur, avec de chaque côté un pont permettant d’enjamber la Sarine – dont le pont de Berne, dernier ouvrage de bois couvert de la ville, à l’origine vestige du gothique tardif mais rappelant plus, aujourd’hui, l’époque baroque.
La Ville de Fribourg a récemment mis à l’enquête un projet de rénovation du Petit-Saint-Jean. Il faut dire que si la place est un lieu de rencontre prisé des habitants du quartier, d’aucuns reprochent aux autorités de n’avoir pas fait grand-chose ces dernières années pour l’égayer. Trop de béton, trop de grisaille, peut-on entendre. Le projet prévoit dès lors la réalisation d’une fresque au sol, tandis que les habitants seront incités à la décorer à l’aide de fleurs et d’arbustes. Mais tout cela ne sera qu’éphémère puisque la ville envisage, à l’horizon 2015, de paver la place afin de renforcer son caractère historique. Pour l’heure, la fresque ne fait pas l’unanimité, suscitant par exemple l’ire de l’association Patrimoine suisse. Le Petit-Saint-Jean déchaîne les passsions, preuve qu’il s’agit d’un lieu hautement symbolique.
www.fribourgtourisme.ch
-> Lessoc
Au cœur de la petite commune gruérienne, elle trône, majestueuse, et attire tous les regards. Datant de la fin du XVIIIe siècle, la fontaine de Lessoc est connue loin à la ronde. De forme octogonale, elle a été couverte en 1809. Car, dit la légende, un cheval assoiffé s’y est tellement désaltéré qu’il a avalé la lune qui s’y reflétait. www.haut-intyamon.ch
-> Corpataux
La commune de Corpataux-Magnedens s’est dotée il y a cinq ans d’un bel outil culturel: la salle de la Tuffière. Sis au centre du village de Corpataux, cet élégant objet architectural, massif mais s’intégrant parfaitement dans le paysage, prouve que contemporain et rural ne sont pas forcément des antonymes. www.corpataux-magnedens.ch
-> Fribourg
Outre la place du Petit-Saint-Jean, la Basse-Ville du chef-lieu cantonal compte une place atypique, tant par sa forme que par son inclinaison: la Planche-Supérieure. Sise sur la rive droite de la Sarine, accessible par le pont de Saint-Jean et le pont du milieu, elle abrite le Service archéologique de la Ville de Fribourg ainsi que plusieurs restaurants. www.fribourgtourisme.ch
-> Estavayer-le-lac
Sur la rive sud du lac de Neuchâtel, celle que l’on surnomme la Cité à la rose possède un magnifique héritage médiéval. En son centre, la place de Moudon a une dimension historique. C’est en effet dans l’une des maisons qui la bordent que mourut en 1632 le dernier descendant des seigneurs d’Estavayer. L’hiver, elle abrite une petite patinoire. www.estavayer-payerne.ch
Et encore...
Fribourg
Place Jean-Tinguely L’imposant bloc de béton qu’est le théâtre Equilibre divise les Fribourgeois. Mais ce magnifique geste architectural a au moins le mérite d’apporter de la majesté à un quartier qui jusque-là se distinguait par sa mauvaise gestion urbanistique.
www.fribourgtourisme.ch
Gruyères
Cour du château Lorsque vous pénétrez dans la majestueuse cour intérieure du château de Gruyères, ce sont plus de huit siècles d’histoire qui vous assaillent.
www.la-gruyere.ch
Morat
Schulhausgasse Avec une vue imprenable sur la fameuse porte de Berne.
www.murtentourismus.ch
Tavel
Dorfplatz Devant le Musée singinois, un magnifique espace pavé qui répond au nom officieux de place du Village.
www.tafers.ch
Bulle
Place du Marché L’été, elle accueille l’un des plus grands marchés folkloriques de Suisse romande. ï
www.bulle.ch
Cafés et gastronomie
La pinte des Mossettes
Cerniat. Dans la montagne, les nouveaux maîtres des lieux ont trouvé leur chemin de fidélité et de renouvellement.
Autant le dire d’emblée: trouver une succession réussie à la cuisine fabuleuse de Judith Baumann, qui fit vingt ans durant la réputation du lieu, n’était pas chose aisée. Après le flottement de premiers repreneurs, l’arrivée du jeune couple formé de la Neuchâteloise Virginie Tinembart et de son compagnon genevo-haut-savoyard Georgy Blanchet a réussi ce miracle heureux. Là, dans ce magnifique vallon du Javroz, on est la fois dans le locavore le plus noble, celui du terroir et de la cueillette alentour, et en même temps dans le voyage en invention. Dans une façon de faire vivre le patrimoine culinaire régional mais aussi la surprise permanente au fil des saisons. Ambiance de montagne, terrasse extraordinaire, art de vivre, plantes sauvages, salades très folles, vins d’exception. Résultat: un come-back à 14 points dans le GaultMillau 2012. Mais ici, près de la Valsainte, on ne court pas après les étoiles: elles sont dans l’assiette. Attention, pas de site internet, pas de carte de crédit.
Tél. 026 927 20 97. Mail: lapintedesmossettes@gmail.com
Les meringues d’Angélo Rime
Botterens. Il fut un artisan et un roi. Celui d’un dessert simple et fabuleux, dont sa famille perpétue la tradition.
Les grands de la gastronomie ont en commun une générosité, une envie de faire plaisir. C’était ce qu’on disait d’Angélo Rime, boulanger-pâtissier de Botterens: il était gentil, courtois, il aimait son travail. C’est pour ne pas gaspiller les blancs d’œuf qu’il se mit à la meringue, s’y consacrant totalement à partir de 1964 et de l’Exposition nationale qui lui en avait commandé: là naquit une réputation, un art du séchage dorant la friandise, quelque chose de profondément traditionnel mais unique par la qualité de cet artisanat devenu petite industrie. Une meringue, c’est délicieux, et celles de cet homme-là, décédé en 2006, le sont plus encore, dans cette ferme-magasin de Botterens où sa famille perpétue l’affaire. Et ne chipotez pas sur la double crème.
www.meringue.ch
-> L’auberge de la Cigogne à Fribourg
Un classique de la «Basse», élégant et sans chichi, dans une bâtisse splendide datant du XVIe siècle. S’il fait beau, les quelques places côté cour sont une splendeur pour déguster un foie gras de canard. On est ici au cœur de l’Auge, en face du pont de Berne et l’endroit résonna longtemps des victoires du club fondé à côté: le HC Gottéron.
www.aubergedelacigogne.ch
-> Le Carpe diem à Pensier
Une adresse de plus en plus fameuse. Cette table de campagne, dans une ancienne ferme avec rosiers sur façade, s’est imposée comme la plus italienne du canton. Vaste choix d’antipasti, poissons et fruits de mer de grande classe, viande goûteuse. Tout est ici fait maison et donne l’envie de revenir. Certains dimanches, on y donne aussi des concerts classiques dans le galetas, avec collation et verre de vin, mais c’est rapidement complet. Pas de carte de crédit.
www.rist-carpediem.ch
-> Le train du chocolat à broc
En voiture 1re classe pullman Belle Epoque de 1915, voici l’excursion la plus goûteuse et calorique. Départ de Montreux, arrêt à Gruyères, visite de la cité et de la fromagerie modèle, puis retour au train jusqu’à Broc, et visite de la Maison Cailler, haut lieu du chocolat national: histoire, tradition, dégustation. Délicieux d’un bout à l’autre. ï
www.goldenpass.ch/goldenpass_train_du_chocolat
Et encore...
Le pérolles
Fribourg Pierrot et Françoise Ayer ont fait de l’établissement l’adresse la plus réputée de la ville. Cuisine et produits fameux, carré d’agneau du Pays de Galles , rouget de Bretagne. Le régal est absolu. www.leperolles.ch
Aux trois tours
Bourguillon L’autre grande table, à la sortie de la capitale. Dans une bâtisse du XIXe, une cuisine rare, sous la houlette d’Alain Bächler. Incontournable. www.troistours.ch/fr/index.html
Café de l’ange
Fribourg On y sert steaks sur ardoise et fondues valaisannes, mais l’endroit vaut surtout par sa petite terrasse en balcon sur la Sarine: elle est extraordinaire. www.cafe-ange.ch/fr/
Boulangerie Mooser
Bellegarde Parce qu’il demeure le roi de la moutarde de bénichon: s’il faut en goûter une, c’est celle-là.
Tél. 026 929 82 24
Brasserie artisanale
Fribourg L’une des bières les plus réputées de Suisse romande, au cœur de la Basse-Ville. http://www.brasserie-artisanale-de-fribourg.ch
Lieux liés à des personnalités
The young Gods
Fribourg. C’est dans la cour du majestueux Belluard que le groupe a donné en 1986 son premier concert.
En 2005, The Young Gods fêtait dans la cadre prestigieux du Montreux Jazz son 20e anniversaire. Pionnier de la fusion entre rock industriel et musiques électroniques, cité comme une référence incontournable par des musiciens comme David Bowie, The Edge (U2) ou Trent Reznor (Nine Inch Nails), le groupe romand occupait deux soirs durant la scène du Miles Davis Hall avec moult invités, dont le Sinfonietta de Lausanne pour un concert symphonique resté dans les mémoires. Mais rares sont ceux qui se souviennent que les Gods, comme on les appelle couramment, ont donné leur premier concert, à l’été 1986, dans un lieu historique de la ville de Fribourg: la cour du grand boulevard, plus connue sous le nom d’enceinte du Belluard.
Même si le chanteur Franz Treichler vit aujourd’hui à Genève, c’est donc Fribourg, sa ville d’origine, qui a eu l’honneur de voir les débuts du groupe, dans le cadre du Belluard Bollwerk International, un festival consacré à la création contemporaine au sens large et qui n’a jamais eu peur de prendre des risques. Un festival qui se tient donc chaque année dans un site patrimonial, datant des années 1490. Ancienne forteresse d’artillerie, le grand boulevard est l’une des seules constructions de ce type encore visibles en Suisse, avec le Munot de Schaffhouse, qui date quant à lui de la fin du XVIe siècle. En forme de U, le Belluard est le seul des trois boulevards que comptait Fribourg à être encore intact. Sa cour est dominée par deux galeries de bois semi-circulaires.
Près de trente ans après leurs débuts, les Gods sont eux aussi toujours debout. Le grand boulevard leur a visiblement porté chance. En décembre prochain, ils se produiront une fois de plus à Fribourg, dans l’un des hauts lieux suisses de la culture alternative: Fri-Son. Ils fêteront à cette occasion le retour de Cesare Pizzi, cofondateur du groupe avec Franz Treichler, et qui a donc lui aussi joué, en 1986, dans le cadre enchanteur du «Bellu».
www.fribourgtourisme.ch
-> Jean Tinguely
L’excentrique artiste (1925-1991) était connu pour passer pas mal de temps au bistrot. A Fribourg, on pouvait l’apercevoir au Café du Gothard. Mais aussi, souvent, dans l’antre de son ami le Boucher Corpaato: le Cercle de l’union. Un établissement qui, devenu le Restaurant de l’Hôtel-de-Ville, est aujourd’hui l’une des meilleures adresses de la ville. www.restaurant-hotel-de-ville.ch
-> Georges Python
C’est le 4 octobre 1889, par acte du Grand Conseil, qu’est créée l’Université de Fribourg. Proposant dès l’année suivante des facultés de droit et de lettres, elle est née à l’initiative du conseiller d’Etat Georges Python (1856-1927), politicien d’envergure à qui Fribourg doit beaucoup. www.unifr.ch
-> Jacques Thévoz
Photographe et cinéaste, il a abondamment documenté la ville de Fribourg. Jacques Thévoz (1918-1983) était également attaché à Villarvolard, un petit village rural dans lequel il passa pendant quinze ans ses vacances d’été et qu’il contribua à faire connaître via un reportage diffusé par la TSR en 1971. www.corbieres.ch
-> Marcello
Le château de Givisiez est intimement lié à la famille d’Affry, qui l’occupe depuis plus de trois siècles. Parmi les grands noms de cette dynastie figure Louis d’Affry, nommé par Bonaparte premier landamman de la Suisse en 1803. Mais aussi Adèle d’Affry (1836-1879), qui sous un pseudo masculin, Marcello, fut une artiste renommée. Le château abrite encore son atelier. www.givisiez.ch
Et encore...
Joe Siffert
Fribourg Décédé en 1971 sur le circuit de Brands Hatch, le pilote possède, aux Grand-Places, son monument hommage: une fontaine signée en 1984 de son ami Tinguely. www.fribourgtourisme.ch
Saint-Pierre Canisius
Fribourg Né aux Pays-Bas en 1521, le jésuite est le fondateur du Collège Saint-Michel, considéré comme le site suisse le plus représentatif du gothique du début du XVIIe siècle. www.csmfr.ch
Hubert Audriaz
Fribourg Figure bien connue des Fribourgeois, l’artiste possède une ferme au Grabensaal. C’est là que chaque été il accueille les enfants participant au Passeport-vacances. www.fribourgtourisme.ch
L'Abbé Bovet
Bulle Né à Sales en 1879, Joseph Bovet a composé le mythique Ranz des vaches. A Bulle, sa mémoire est célébrée, sur une place à son nom, par une statue. www.bulle.ch
Etienne Chatton
Fribourg C’est dans la cour de la prison des Augustins que fut guillotiné en 1902 le dernier condamné à mort romand. www.fribourgtourisme.ch
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