La chronique de Jacques Pilet
Les moutons sont fatigués
Même les moins férus de foot peuvent être soulagés de voir le championnat du monde envahir journaux et magazines. Ainsi, on parlera un peu moins de la dette mondiale. Juste le temps de prendre son souffle avant de raccrocher au fil du feuilleton cauchemardesque.
Les moutons que nous sommes sont fatigués de courir, tous ensemble, guidés par les grands médias internationaux, d’une grande peur à l’autre. De grippe en volcan, de marée noire en crise financière. A chaque fois, le troupeau est invité à bêler d’une seule voix. Gare aux égarés qui osent pousser une musique discordante.
L’Hebdo a commencé de démonter le scandale de l’OMS1. L’institution dirigée par la Chinoise Margaret Chan a fait monter un soufflé planétaire: la grippe H1N1 devait faire des ravages, promettait-elle. L’affirmation était fantaisiste. Une étude du Conseil de l’Europe prouve que le vigile onusien a subi l’influence des entreprises pharmaceutiques qui purent ainsi vendre des millions de vaccins inutiles mais rémunérateurs. Plusieurs des quinze experts du groupe chargés d’évaluer le danger (le «SAGE») ont reconnu avoir été rétribués par ces sociétés. Nulle part, ces révélations n’ont fait la une. Alors même que les journalistes, des mois durant, avaient attisé la trouille.
Quelques-uns pourtant ont tenté de faire la lumière sur cette manipulation. En particulier la journaliste Agathe Duparc qui a livré une moisson de faits troublants au Monde et à la TSR. Mais les grands titres de la presse internationale sont restés cois. Ils se sont bien gardés de mettre le nez dans cette boutique où les pratiques administratives et les processus de décision restent opaques.
Qui donc demandera des comptes à Margaret Chan et à son acolyte Keiji Fukuda qui, depuis 2003, promeuvent avec acharnement des programmes de vaccinations contre la grippe? Qui les interrogera sérieusement sur leurs priorités? Ils préfèrent manifestement les maladies qui rapportent à celles, plus banales, comme la malaria ou le choléra, qui tuent plus, mais enrichissent moins les pharmas.
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