LES FAITSLe 18 octobre, un double attentat a fait une trentaine de morts chez les Pasdaran (Gardiens de la révolution) dans le sud-est de l’Iran. Parmi eux, le chef adjoint des forces terrestres et le commandant de la province. Cette attaque, la plus meurtrière subie par la garde prétorienne du régime, a été revendiquée par le groupe radical sunnite Joundallah («Soldats de Dieu»). Le commandant des Pasdaran accuse Washington et Londres d’avoir entraîné les terroristes. LES COMMENTAIRES«Qui se cache vraiment derrière Joundallah?», se demande la Basler Zeitung. «Il est assez sûr que le groupe profite, directement ou non, du trafic de drogue de la région.» Pour Libération, les accusations envers les USA ne sont pas complètement infondées: «Joundallah est soutenu par des groupes d’exilés iraniens aux Etats-Unis, voire par le Pentagone ou la CIA qui riposteraient ainsi aux ingérences iraniennes en Irak.» L’International Herald Tribune rappelle que les Pasdaran sont «le bloc politique, social et économique le plus puissant en Iran, éclipsant tous les autres pouvoirs, du clergé aux conservateurs». Et le journal de conclure: depuis la présidentielle controversée, les Gardiens ont pris le contrôle de la sécurité nationale. À SUIVRELe Baloutchistan, région la plus pauvre d’Iran, est à majorité sunnite et accuse la majorité chiite au pouvoir de discriminations. Mais ces rivalités ethniques cachent aussi la lutte de Téhéran contre le trafic d’armes et de drogues venues d’Afghanistan. La «mafia» baloutche, en frappant le cœur du pouvoir iranien, a montré sa capacité de nuisance.
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