INTERVIEWS
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD

HOME > INTERVIEWS >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

Jacques de Watteville
«Les pays de l'UE ne veulent pas de mal à la Suisse»

Par XAVIER PELLEGRINI - Mis en ligne le 03.03.2010 à 15:45

DIPLOMATIE. Le chef de la Mission suisse auprès de l’UE commente les récentes tensions sur le secret bancaire mais, aussi, l’engagement des Européens dans l’affaire libyenne.

Le patron de l’ambassade suisse auprès de l’Union européenne (UE) constate que celle-ci, accaparée par les défis mondiaux et par le rodage de sa nouvelle organisation interne, est moins disponible pour négocier des accords sur mesure avec Berne.

Quelles leçons tirez-vous de l’engagement européen pour la libération des otages en Libye?

Nous sommes très reconnaissants à l’Union européenne pour la solidarité dont elle fait preuve, ainsi qu’à la Commission et à plusieurs Etats membres pour les positions prises. Nous remercions particulièrement la Présidence espagnole et l’Allemagne pour les efforts qu’elles déploient en vue d’une solution rapide de la crise.

L’Union n’est donc pas cet ogre impérialiste mangeur de Suisse dépeint, affiche après affiche, par l’UDC?

Je vous en laisse juge. Mais rien dans mon expérience ne m’indique que l’UE et ses pays membres veulent du mal à la Suisse en tant que telle, même si, comme nous, ils défendent leurs intérêts. La Suisse est un partenaire apprécié et respecté, que ce soit dans les domaines économiques, financiers, scientifiques, environnementaux, sécuritaires ou politiques. Nous travaillons ici à Bruxelles dans un climat le plus souvent constructif et cordial, malgré les différends qui surgissent inévitablement de temps à autres et les tensions qui en résultent. Et n’oublions pas qu’au sein des Vingt-Sept il y a aussi parfois des négociations très dures et de fortes tensions entre Etats membres.

La Suisse a renoncé à sa distinction entre fraude et évasion fiscales. Le principe de l’échange d’informations à la demande a été adopté et la Suisse le concrétise en négociant de nouveaux accords de double imposition avec un grand nombre de pays. Le principe d’une retenue fiscale à la source fait aussi partie de l’offre helvétique. Cette approche pays par pays satisfait-elle l’Union?


Page 1/3 Page suivante »

 




Tags: Jacques de Watteville, Mission suisse,

Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page




Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.



INTERVIEWS
 Health Valley: Interview de Benoît Dubuis, président de BioAlps
N’est-ce pas présomptueux de présenter la Suisse occidentale comme une «Health Valley»? Non, on peut vraiment dire que les domaines des...
INTERVIEWS
 Ioannis Akkizidis: "En situation extrême, tout repose in fine sur la confiance"
Ioannis Akkizidis vient d’être nommé au comité directeur de Zurich de la PRMIA (Professional Risk Managers’ International Association). La métropole...
INTERVIEWS
 Antoine de Baecque: «Laisser une trace»
A quoi sert une biographie de Godard aujourd’hui? Godard est un des cinéastes les plus célèbres au monde. Aujourd’hui encore, son...