L'Hebdo;
2003-07-10 Les radicaux ressuscitent aux pieds de Couchepin Élections fédérales La stratégie du Parti radical fait l'admiration de l'adversaire socialiste, même si celui-ci se prépare déjà à la guerre. Quant au président de la Confédération, il est devenu le véritable chef du parti, [...]
Élections fédérales La stratégie du Parti radical fait l'admiration de l'adversaire socialiste, même si celui-ci se prépare déjà à la guerre. Quant au président de la Confédération, il est devenu le véritable chef du parti, ce qui réjouit les grands patrons.
A cent jours du 19 octobre, le décor électoral est planté, les langues se délient, les crocs s'affûtent, socialistes et démocrates-chrétiens s'entretuent sur le devant de la scène, on compte les coups, on s'apprête à compter les morts, Joseph Deiss, peut-être, que Christiane Brunner menace de sacrifier pour faire entrer un deuxième UDC au Conseil fédéral. Et si cette guerre en cachait une autre, non encore déclarée, mais plus sérieuse, plus profonde, plus sanglante, à mesure que se rapprochera l'échéance fatale? Une guerre qui n'opposerait pas socialistes et démocrates-chrétiens comme aujourd'hui, ni l'UDC de Christoph Blocher à tous les autres partis, comme en 1999, mais les socialistes et les radicaux. La vraie gauche et la vraie droite. La gauche sociale et la droite économique. Comme au bon vieux temps.
Combattre les moratoires «Nous sommes un parti pragmatique, nous avons nos propres idées, nous faisons notre politique et à partir de là, nous essayons de construire des majorités avec ceux qui le veulent bien», rappelle la Bernoise Christine Beerli, candidate non encore officielle à la succession de Kaspar Villiger. Souvent, est-elle bien obligée de reconnaître, «c'est l'UDC». De moins en moins le Parti socialiste. Pourquoi? «Nous savons qu'il n'y a plus de cadeau à distribuer», dit Guido Schommer, secrétaire général du Parti radical suisse. L'assurance maternité, d'accord, mais rien de plus. On a déjà donné. Les radicaux veulent maintenant renforcer la concurrence économique sur le marché intérieur, décartelliser, libéraliser le gaz, faire une nouvelle tentative dans le même sens avec l'électricité, combattre tous les moratoires, celui en particulier qui freine la recherche scientifique; abolir la Lex Koller qui restreint toujours la vente d'immeubles aux étrangers, assainir durablement les finances fédérales, revoir et réprimer les dépenses dans l'ensemble des assurances sociales... «Les batailles autour de la répartition des richesses deviendront toujours plus dures», prédit Guido Schommer. Et dans ces batailles, celles qui ont déjà commencé, celles qui se préparent ou qui promettent de se dénouer bientôt, les socialistes seront systématiquement dans l'autre camp, comme s'ils refusaient l'idée que «seule une économie forte peut créer de la prospérité, donc permettre au pays de s'offrir un Etat social qui respecte l'être humain», résume la Vaudoise Christiane Langenberger, présidente du parti suisse. «Les socialistes plombent la croissance», dénonce sévèrement Chantal Balet, secrétaire romande d'economiesuisse. Face à une gauche qui s'accroche à «ses lanternes idéologiques», il faut qu'«une conception libérale de la société soit plus fortement représentée aux Chambres».
Compliments socialistes Question cruciale: le Parti radical a-t-il les moyens de ses ambitions retrouvées, a-t-il de quoi satisfaire les attentes de l'économie? Il y a quelques mois encore, on le disait cassé, épuisé, prêt à se dissoudre devant sa nouvelle présidente, menacé comme le PDC d'inexistence politique. Il n'en finissait pas de subir les effets de l'affaire Swissair, il restait éclaboussé par les scandales successifs des parachutes dorés. Rabattu au rang du cancre de service, le parti présumé de l'économie avait perdu la confiance de l'économie elle-même. Il ne s'était pas simplement ridiculisé, il révélait son incompétence. Loin de corriger cette impression, sa défaite aux élections zurichoises de ce printemps n'a fait que la confirmer. Mais «le parti n'a pas perdu courage, il a serré les dents, joué toutes les cartes qui lui restaient, et aujourd'hui, il paraît avoir retrouvé de sa vigueur et de sa santé», déclare Jean- Philippe Jeannerat, qui n'est pas radical comme pourraient le laisser entendre ses propos, mais socialiste... Mieux que ça: porte-parole du Parti socialiste suisse. «La campagne radicale pour les élections fédérales est habile», complimente-t-il, «et très positive».
Grâce d'abord à «Pascal Couchepin qui s'est affirmé comme un véritable leader politique, changeant complètement fond et manière dans la conduite des affaires sociales, donnant en même temps à son rôle de président de la Confédération une présence stratégique dans le domaine de la politique étrangère». Le tout dans un style «très français, à l'image d'un premier ministre qui se sent responsable de l'action du gouvernement». N'en rajoute-t-il par un peu trop, le porte-parole socialiste? Pourquoi ce ton si admiratif chez un militant de gauche qui admet que la vraie confrontation, sur les dossiers brûlants de la politique financière et sociale, éclatera bientôt entre socialistes et radicaux? Parce que le Parti radical reste l'adversaire de coeur des socialistes, celui avec lequel on peut se battre en toute loyauté, sans recevoir des coups par derrière. Parce que Pascal Couchepin est «un véritable homme d'Etat» et qu'il est toujours flatteur de se mesurer à un homme d'Etat. Plutôt qu'à un agitateur comme Christoph Blocher.
Ministre de l'Intérieur, donc des Affaires sociales, et président de la Confédération: deux postes-clés pour fabriquer un personnage, façonner une stature, affirmer une préséance. Deux postes-clés occupés, chance extraordinaire, l'année même des élections fédérales. Bien sûr, il y a des risques. Quand il propose de retarder l'âge de la retraite à 67 ans, Pascal Couchepin est contesté, chahuté, insulté, on le traite de dictateur, on le compare à Bonaparte, même les patrons des PME lui tombent dessus, comme ils lui tombent dessus sitôt qu'il parle décartellisation. Mais «il impose le radicalisme comme une force qui s'inscrit dans la continuité de l'Etat voulu et créé en 1848 par les radicaux eux-mêmes», dit Jean-Philippe Jeannerat. «Une personnalité formidable qui a le courage de n'être pas populaire», s'enthousiasme Peter Hasler, directeur de l'Union patronale suisse, malgré les réticences des PME. «Il y a déjà dix ans, quand nous avons demandé une pause dans le développement de l'Etat social, personne ne nous a écoutés, personne ne nous a entendus, même pas le Conseil fédéral...» Aujourd'hui, les grands patrons de l'économie ont l'impression d'avoir enfin trouvé un interlocuteur. Même s'ils ne sont pas toujours d'accord avec lui, même s'ils considèrent qu'il ne va jamais assez loin.
Pascal Couchepin est tout, sauf un étatiste. Ce qui ne l'empêche pas, dit-on dans son entourage, d'avoir le sens de la «dignité, voire de la majesté de l'Etat». Ni étatiste, ni interventionniste, sauf cas particulier comme Swissair en 2001, c'est un «réformateur» dont toutes les réformes sont marquées du sceau du libéralisme et s'opposent aux conservatismes de gauche ou de droite. Mais s'il donne aux patrons, aux grands en tout cas, l'occasion d'être plutôt contents, «ceux-ci ne l'aiment pas trop», dit l'un de ses proches. Ils n'ont pas vraiment digéré cette histoire de onzième révision de l'AVS que le ministre de l'Economie veut accompagner d'une petit pour-cent de TVA pour consolider l'institution jusqu'en 2015. L'économie n'en veut pas, mais elle n'ose pas trop le lui dire en face.
Changement d'agenda Pascal Couchepin l'a prévenue: soutenez-moi, car je suis prêt à prendre le risque d'être contre vous. Il s'était passé la même chose à peu près lors de la ratification des Accords bilatéraux avec l'Union européenne. Economiesuisse s'opposait aux mesures d'accompagnement exigées par les syndicats et appuyées par Pascal Couchepin. La grande association patronale, en désespoir de cause, a fini par se rallier à celui qui n'était encore que ministre de l'Economie. «Elle finira aussi par se rallier au supplément de TVA», assure-t-on dans l'entourage de Pascal Couchepin. Tant pis pour elle si elle «tire la gueule». Le Parti radical lui-même, en d'autres circonstances, est passé par là. Il a dû se faire violence pour accepter la nouvelle loi sur l'assurance maternité, concoctée pourtant par l'un des siens, Pierre Triponez, directeur de l'Union suisse des arts et métiers. Aujourd'hui, Pascal Couchepin en personne soutient publiquement la nouvelle assurance. Et quand le président de la Confédération soutient quelque chose, il faut être particulièrement courageux, au parti, pour y aller de ses sifflements contestataires. Pascal Couchepin a ainsi imposé à ses troupes un changement d'accent, un bouleversement d'agenda. Grâce à lui, les radicaux donnent aujourd'hui la priorité aux assurances sociales, ce qu'ils appellent dans leur programme «la sé- curité des rentes», sujet qui n'avait jamais réussi à passionner le parti présumé de l'économie avant 2003.
L'homme pivot Pascal Couchepin, le conseiller fédéral providentiel, le véritable président, même s'il n'en a ni le titre ni la fonction, du Parti radical suisse. C'est lui qui définit les priorités, qui distribue les bons et les mauvais points, c'est lui qui provoque, c'est lui qui «polarise» la vie politique, autrement dit chacun est obligé, radical ou non-radical, de se situer par rapport à lui. «La polarisation favorise toujours le parti qui la provoque», dit Guido Schommer. Même l'UDC ne peut faire autrement aujourd'hui que de «réagir». Obligée de tenir compte de ses électeurs rentiers, petits paysans ou ouvriers, qu'elle a piqués souvent au Parti socialiste, prisonnière de son populisme, elle a toujours été très mal à l'aise dans le domaine de la politique sociale, elle ne sait jamais trop où donner de la tête. «Même Jörg Haider, en Autriche, n'a jamais osé s'en prendre aux prestations sociales», rappelle Guido Schommer. Seule issue possible pour l'UDC: introduire quelque chose qui permette de parler des étrangers dans les questions sociales. D'où l'offensive de Christoph Blocher sur l'assurance invalidité et les gens, étrangers surtout, qui en abuseraient. D'où la superbe de Pascal Couchepin qui a réussi à semer le trouble chez les UDC et attend les socialistes de pied ferme.
Un président de la Confédération, un premier ministre qui est aussi chef de parti. On n'avait jamais vu ça en Suisse. Mais Pascal Couchepin profite de tous les vides qu'il trouve devant lui pour s'y engouffrer. Après la démission forcée de Gerold Bührer, l'année dernière, les radicaux n'avaient plus de président. Très naturellement, sans rien revendiquer, le Valaisan a occupé la place. Et même s'il dit le contraire, il l'a gardée. Quitte à violenter les institutions.
Le père et la mère A ses côtés, Christiane Langenberger fait presque figure de simple assistante de direction. On a parfois l'impression que rien ne sort de sa bouche qu'elle n'a d'abord soumis à l'approbation du grand patron. En réalité, elle joue un «rôle essentiel», dit Jean-Philippe Jeannerat. Pascal Couchepin, c'est le père de famille qui n'hésite pas à engueuler ses enfants, Christiane Langenberger, c'est la mère qui les réconforte. La femme qui attire les femmes dans un parti «essentiellement mâle», dit Jean-Philippe Jeannerat, «incarné longtemps par ses grands boss». Ainsi le parti se féminise, il se rajeunit, tout en cultivant son sens de l'Etat et ses responsabilités entrepreneuriales. Sur les quelque trois cents candidats connus à ce jour qui figureront sur les listes électorales d'octobre prochain, 70 sont des entrepreneurs ou des managers de l'économie privée. Une proportion jamais atteinte jusqu'ici. Le parti de l'économie n'usurpe peut-être plus complètement son nom. Il est en train de se refaire une réputation.
Le vertueux et le stratège On aurait tort d'oublier Kaspar Villiger dans cette tentative de renouveau radical, conseiller fédéral démissionnaire certes mais qui n'en continue pas moins de rappeler les Suisses à leurs vertus profondes - travailler beaucoup et dépenser simplement ce qu'on a, pas davantage. Couchepin, le premier ministre aux yeux braqués sur la ligne d'horizon, Christiane Langenberger, la femme sympathique, Villiger le vertueux qui refuse l'aventure: chacun à sa façon, ils reconstruisent le parti avec l'aide du stratège Guido Schommer, secrétaire général. Travail difficile, pas très populaire, pas très visible, moins médiatique que le mélodrame où s'agitent aujourd'hui PDC et socialistes, entreprise ambitieuse non encore terminée, encore un peu flottante, pas garantie du tout, de «reprise en main de nos responsabilités», dit le Tessinois Fulvio Pelli, chef du groupe radical aux Chambres. Les funestes années 2001 et 2002 sont encore trop proches pour être vraiment oubliées. «Mais nous finirons bien par récolter les fruits de notre travail», dit le parlementaire tessinois. Même si ce n'est qu'en 2007. Après tout, le Parti radical se flatte de voir loin. Comme Pascal Couchepin. Et tant pis si les radicaux zurichois s'agitent un peu derrière la nouvelle star Filippo Leutenegger. «Quand ils s'énervent, c'est qu'ils vont déjà beaucoup mieux,», dit Guido Schommer. pour qui le danger est «écarté «que le parti suisse ne reparte dans toutes les directions en même temps. «Nous avons réussi à donner aux gens l'envie de rester chez nous.» Des gens pressés aujourd'hui d'en découdre avec l'adversaire, qu'il soit UDC ou surtout socialiste. |
Image à reconquérir. De gauche à droite,Kaspar Villiger, Fulvio Pelli et Guido Schommer. Chacun a son rôle bien défini: Villiger, le vertueux, Pelli le centriste, Schommer le stratège. Derrière la présidente du parti et le président de la Confédération , ils travaillent patiemment au renouveau radical. Mais le mal est si profond qu'il faudra peut-être attendre 2007 pour en récolter les fruits.
Deux des reconstructeurs du parti: Couchepin, le premier ministre aux yeux braqués sur la ligne d'horizon, Christiane Langenberger, la femme sympathique.
succession Villiger Christine Beerli, la conseillère aux Etats bernoise; Christine Egerszegi, la conseillère nationale argovienne; Franz Steinegger, l'ancien président uranais du parti radical suisse; Karin Keller, la conseillère d'Etat saint-galloise. C'est la dernière qui a le moins de chance, parce qu'elle est aussi la moins connue.
«La campagne radicale pour les élections fédérales est habile et très positive.»
Jean-Philippe Jeannerat, porte-parole du PSS
Un président de la Confédération, un premier ministre qui est aussi chef de parti, on n'avait jamais vu ça en Suisse.
Féminisation du parti Lancer de ballon des Femmes radicales à Berne pour marquer l'ouverture de la campagne électorale. Elles devraient y jouer un rôle décisif.
Radicaux zurichois et UDC: retour de flamme
Depuis leur déculottée aux élections cantonales de ce printemps, les radicaux zurichois semblent avoir subi une profonde métamorphose. Si, en mars, ses têtes de file s'écharpaient encore dans de sanglantes joutes verbales avec l'UDC, la hache de guerre est aujourd'hui enterrée. Finies les accusations de «faiblesse d'esprit» ou de «patriotisme mou», les deux partis ont pris un nouveau départ. L'ancien président du parti, Markus Hess, a fait ses bagages, remplacé par Ruedi Noser, actuel numéro deux du PRD suisse. Alors que le premier affectionnait le combat avec celui qu'il n'appelait que par ses initiales «C.B.», le deuxième affirme à qui veut l'entendre que «je ne peux et je ne veux pas me battre avec Christoph Blocher». Doris Fiala, présidente du Parti radical de la ville de Zurich, confirme: «Depuis les élections les attaques entre les deux partis ont totalement cessé.»
La nouvelle lune de miel avec l'UDC, scellée par la candidature de la radicale Trix Heberlein au Conseil des Etats, trahit-elle un «virage à droite» d'une des sections les plus influentes du Parti radical suisse? Certains l'affirment. Premier indice: la décision de présenter une liste commune avec l'UDC pour les prochaines élections fédérales. Alors que durant les quatre dernières années, toute alliance avec le parti agrarien avait été interdite, aujourd'hui même les plus modérés l'appellent de leurs voeux. Deuxième indice, l'élévation au comité du Parti radical zurichois de Filippo Leutenegger, l'ex-présentateur de l'émission «Arena». Le personnage est extrêmement connu et est, de l'aveu même du président Ruedi Noser, «plus à droite que moi». Habile rhéteur, il a fait sensation à la dernière assemblée des délégués du parti en soutenant un retrait de la demande d'adhésion de la Suisse à l'Union européenne et des positions très dures sur des questions de fiscalité. Troisième indice enfin, le PRD zurichois a pris ses distances face au projet d'assurance maternité défendu par la présidente du parti suisse, Christiane Langenberger. Dans son programme électoral, il se contente d'appuyer de vagues «mesures pour la protection des mères».
Malgré tout, le «virage à droite» n'est pas si spectaculaire. Les listes communes avec l'UDC? Elles ont été la règle durant des décennies et c'est plutôt leur interruption qui fut exceptionnelle. Les positions dures en matière d'assurance maternité et de fiscalité? Elles n'ont pas changé d'un iota depuis le programme électoral voté il y a quatre ans. L'épouvantail populiste Filippo Leutenegger? Son influence est beaucoup plus limitée que l'on croit. Sans véritable réseau, beaucoup se méfient d'une «star» qui s'est directement parachutée au sommet. «Contrairement à ce que l'on pense ce n'est vraiment pas un poids lourd», juge sans appel le président du Parlement zurichois, Thomas Dahler.
Contre la gauche, toute! En fait le rapprochement des radicaux zurichois avec l'UDC s'explique surtout par un changement de donne politique: depuis les dernières élections les deux partis ont perdu la majorité absolue au Parlement. Horrifiés, les états-majors notent que les disputes «fratricides» ont surtout profité à la gauche. Après des années de progression, l'UDC est parvenue à un plafond alors que les radicaux ont connu la défaite que l'on sait. Pour le parti de Christoph Blocher, la situation est très inconfortable: s'il pouvait accuser jusqu'à présent son frère ennemi de faire capoter ses propositions les plus fantasques «alors même que le camp bourgeois possède la majorité», le raisonnement n'est aujourd'hui plus valable.
Depuis on n'hésite plus à s'adresser des amabilités. Gregor Rutz, secrétaire général de l'UDC, affirme à la NZZ am Sonntag que «Ruedi Noser est quelqu'un avec qui l'on peut à nouveau parler». De son côté, ce dernier parle d'une «nouvelle culture» à développer entre les deux partis. Visionnaire, Ruedi Noser estime même que la nouvelle attitude de son parti pourrait faire école dans le reste de la Suisse. «Zurich a un pas d'avance», estime-t-il. A la Suisse de suivre son attitude lorsque, avec un peu de retard, l'UDC atteindra également son plafond au niveau national.
Pierre Nebel
Ruedi Noser Président du parti cantonal
Filippo Leutenegger Le trublion
Trix Heberlein L'alliée de l'UDC
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