LES FAITS
L’attaque s’est produite vers 9 h 30, le 18 janvier, et elle a duré près de quatre heures: une opération de grande envergure, associant kamikazes et combattants, que les talibans ont menée contre des bâtiments gouvernementaux et des symboles du pouvoir, dans le quartier le mieux sécurisé de la capitale afghane où se trouve notamment le palais présidentiel. Echange de tirs, explosions, incendies: la guerre est revenue au centre de Kaboul. Les autorités afghanes ont fait état de 5 morts et 71 blessés, auxquels il faut ajouter les kamikazes explosés ou abattus (4 ou 7 selon les sources).
LES COMMENTAIRES
Le New York Times souligne que l’assaut, même s’il n’a pas été très meurtrier, «a été un succès indéniable» dans la mesure où il a montré la facilité avec laquelle les talibans peuvent porter des coups contre le cœur du pouvoir d’Hamid Karzaï. Ce dernier, estime le Tehran Times, a reçu «un nouveau coup sérieux» après ceux de la semaine dernière, «quand le Parlement a recalé la moitié des ministres qu’il lui soumettait». En Angleterre, The Guardian écrit que cette attaque compromet «l’image que le Gouvernement afghan voudrait projeter, celle d’un pays en chemin vers la normalité». Et, en Suisse, Le Temps a interrogé le chercheur français Olivier Guillard pour qui «l’essentiel était sans doute de montrer que Kaboul demeure exposée, en dépit du renforcement constant de l’arsenal sécuritaire».
À SUIVRE
Toute l’attention se porte maintenant sur la conférence internationale sur l’avenir de l’Afghanistan qui se tiendra à Londres, le 28 janvier.
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