On ne les voit pas. Ils sont dans l’ombre de la campagne. Mais leur importance est vitale pour Mitt Romney. Utilisant ses méthodes de businessman, le républicain a affûté son équipe et attribué un rôle bien spécifique à chacun de ses membres. Qui sont les proches de Mitt Romney? D’où viennent-ils? Comment le conseillent-ils ? Tour d’horizon du gang conservateur.Ann Romney, 63 ans, la discrète épouse «Pour l’instant, on économise Ann, on ne veut pas que les gens s’en lassent,» explique Mitt Romney dans la vidéo des «47%», celle où il explique que la moitié des Américains sont des assistés. Femme au foyer de longue date, elle suscite la fierté de son mari, qui considère son mode de vie comme un exemple. «Elle n’a jamais travaillé de sa vie», avait déclaré la lobbyiste démocrate Hilary Rosen, avant de s’excuser publiquement. Passionnée d’hippisme et de tennis, Ann Romney vient de la haute société américaine. Elle est également atteinte de sclérose en plaques. Aujourd’hui, la républicaine joue un rôle plus effacé en comparaison à Michelle Obama. Matt Rhoades, 37 ans, l'homme de l'ombre Il se trouve au cœur de la stratégie républicaine. Et le directeur de campagne de Mitt Romney est le stratège le plus discret de l’histoire du parti. Chargé d’enquêter sur le camp adverse lors de la campagne de réélection de George W. Bush en 2004, il était le directeur de la communication pour la campagne présidentielle de Mitt Romney en 2008. C’est lui qui est à l’origine de la transformation du Romney libéral, gouverneur du Massachusetts, en candidat présidentiel républicain teinté de conservatisme.Beth Myers, 55 ans, la confidente Cette avocate de formation est une fan invétérée de la série télévisée Mad Men, mais également la plus grande confidente de Mitt Romney. Directrice de sa campagne présidentielle en 2008, elle s’est chargée d’identifier le vice-président républicain pour l’élection 2012 – qui s’est avéré être Paul Ryan. Diplômée de la prestigieuse Tufts University, cette Bostonienne est celle qui connaît le mieux Mitt Romney. Eric Fehrnstorm, 50 ans, le chien fouSi Mitt Romney peut être trop rigide, Eric Fehrnstorm est la personne qui ajoute un grain de folie à la campagne républicaine. Politiquement agressif, son rôle est plus nébuleux au sein de l’équipe. Il conseille le candidat sur sa stratégie politique de façon générale et sur ses relations avec les médias. Il adore se moquer du staff de Barack Obama sur Twitter, parfois de façon plutôt puérile…Peter Flaherty, 46 ans, le pilier conservateur Une pièce indispensable de la campagne Romney. Il s’assure du soutien de l’aile ultra conservatrice du parti républicain, qui se méfie de la confession mormone du candidat. Lors des primaires, il avait obtenu le soutien public de cinq anciens ambassadeurs au Vatican, au détriment des autres candidats républicains comme Rick Santorum ou Newt Gingrich. Avant de rejoindre la campagne, Peter Flaherty était un procureur spécialisé en homicides. Une carrière qu’il a embrassée à la suite de l’assassinat d’une de ses tantes.Russ Schriefer et Stuart Stevens, 58 ans, les messagersLe duo supervise le marketing de la campagne et élabore le message public du candidat. Russ Schriefer est un consultant expérimenté ayant travaillé sur quatre des cinq dernières campagnes présidentielles. Stuart Stevens est également écrivain et a travaillé à Hollywood sur plusieurs émissions TV avant de se lancer dans la communication politique. Ils sont à l’origine de l’intervention rocambolesque de Clint Eastwood lors de la convention nationale républicaine.
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