Conjoncture en Suisse romande
L'heure du rebond
PRÉVISIONS. En 2009, l’économie romande, bien diversifiée, a limité la casse avec un PIB en recul de seulement 0,9%. Pour 2010 et 2011, la progression devrait dépasser les 2%.
«Crise, quelle crise?» En ce printemps 2010, la question revient plus souvent qu’à son tour en Suisse romande. La débandade financière de 2008, avec son lot de scandales liés aux grands établissements financiers, laissait augurer du pire. Le monde entier a été emporté dans une tourmente dont la fulgurance a obligé les économistes à remonter jusqu’à la Dépression de 1929 pour trouver des éléments de comparaison. Autrement dit: la petite Suisse, dont l’économie par tradition est une des plus connectées avec le monde, devait plonger dans un marasme remettant en cause des décennies de fonctionnement.
A l’évidence, alors que la saison des fraises approche, la Suisse ne devra pas encore se passer de crème cette année. Même 2009, dont les premiers mois ont été catastrophiques d’un point de vue industriel, a limité la casse. C’est du moins les enseignements que l’on peut tirer des chiffres calculés par l’Institut Créa sollicité par les six banques cantonales romandes et L’Hebdo. Publié à l’occasion du Forum des 100, qui réunit le 20 mai à Lausanne plus de 800 personnalités romandes de l’économie, la politique, de la recherche, de la culture et du sport, le produit intérieur brut (PIB) romand 2009, avec un recul de 0,9% à 128,5 milliards de francs, a plus que bien résisté à la dépression. Tellement bien que la région, qui produit près du quart de la richesse helvétique annuelle, s’en est mieux sortie que le pays dans son ensemble, dont le PIB réel a reculé de 1,4%.
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