Page n°2
|
Quant au présent et à l’avenir, ils s’annoncent pleins de promesses. Ce printemps, les entreprises ressentent une réelle reprise des affaires. Celle-ci n’apparaît pas encore dans les statistiques. Néanmoins, selon les prévisions de l’Institut Créa, 2010 sera positive. Autrement dit, la richesse produite en Suisse romande devrait croître de 2,1%. Un mouvement qui va perdurer en 2011, puisque les économistes de l’Université de Lausanne envisagent une hausse de 2,2%. Pour les deux exercices, la Suisse romande devrait conserver son plus grand dynamisme par rapport à l’économie suisse.
Chute quand même.
Si l’on peut se réjouir que la récession n’ait pas été aussi brutale que redoutée, il ne faut pas se voiler la face. La Suisse romande, en 2009, a tout de même souffert. On ne passe pas impunément sous la ligne de flottaison. Un regard dans le rétroviseur indique même que sur les onze dernières années – et trois cycles économiques –, c’est bien la crise financière 2007-2009 qui a le plus frappé l’économie romande. Pas étonnant, lorsque l’on sait que l’industrie financière représente 12% du PIB romand. Emportée par la tourmente en 2008, cette dernière a continué sa descente aux enfers l’an passé, affichant, avec 8,2% (-8,4% au niveau suisse), le plus fort recul toutes branches d’activités confondues. Un coup particulièrement ressenti à Genève (-11%) où le secteur représente près du cinquième du PIB réel cantonal. De quoi également relancer au bout du lac le débat sur la dépendance à cette branche. Comment se prémunir contre une volatilité de plus en plus extrême? Le rapport du Créa lance une piste: en stimulant encore la vitalité du négoce international (pétrole, céréales...) dont Genève est devenu l’un des centres névralgiques. A voir.
| Dossier 'Crise économique' | | |
Tags: Conjoncture, économie romande, PIB, crise financière,
|