L'honneur perdu de Margaret CHan
Par Patrick Vallélian - Mis en ligne le 09.06.2010 à 13:15
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GRIPPE A. La directrice de l’Organisation mondiale de la santé avait annoncé une catastrophe sanitaire. Aujourd’hui, c’est l’arroseur arrosé. Quant à la Suisse, elle n’a guère brillé.
Les chiffonniers chrétiens du Caire maudissent le jour où Margaret Chan a décrété la mobilisation mondiale contre la grippe (A)H1N1. Rappelezvous, c’était le 11 juin 2009. Le monde devait se préparer au pire, avait prévenu la patronne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’alerte passa alors au rouge vif. Chacun fit sa réserve de gants, de masques et de Tamiflu. Des milliards étaient dépensés dans la prévention. La planète priait pour qu’on découvre un vaccin à temps, avant l’hécatombe. Et l’été passa. Puis l’automne. Puis l’hiver. Et puis rien. La grippe (A)H1N1 fut une grippette comme beaucoup, comme L’Hebdo (notre édition du 15 octobre 2009) l’avait prédit. Bilan «officiel»: 18 000 morts, dont 20 en Suisse, et 300 000 cochons cairotes exterminés, ceux des zabbalines, abattus sur l’autel du principe de précaution par un Gouvernement égyptien trop heureux de se débarrasser de cette anomalie en terre d’islam. La grippe porcine avait bon dos...
Tags: Grippe A, Margaret Chan, Organisation mondiale de la santé,
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