LES FAITS
Alors que l’UDC annonce d’ores et déjà qu’elle fera du thème de l’immigration son principal cheval de bataille lors des élections fédérales de 2011, ses adversaires politiques tentent de resserrer les rangs. Le Parti libéral-radical (PLR) réclame une loi sur l’intégration par le biais d’une initiative parlementaire. Les socialistes envisagent de collaborer avec lui.
LES COMMENTAIRES
Dans la NZZ am Sonntag, les deux cheffes de groupe, Gabi Huber (PLR) et Ursula Wyss (PS) l’affirment en chœur: «Nous sommes tombées d’accord pour soutenir mutuellement nos propositions.» Dans son concept d’intégration, le PLR insiste afin que tous les cantons – à l’image de Bâle et de Zurich – introduisent un contrat d’intégration avec les immigrants. De son côté, le conseiller national Philipp Müller (PLR/AG) exige dans Sonntag que la Suisse applique de manière plus rigoureuse l’accord sur la libre circulation des personnes passé avec l’Union européenne. Il suggère ainsi qu’elle n’accorde l’autorisation de séjour qu’après la période probatoire de trois mois ou qu’elle soit plus dure avec les chômeurs européens responsables de leur licenciement.
À SUIVRE
Libéraux-radicaux et socialistes sont-il prêts à travailler ensemble dans le domaine de l’immigration? Rien n’est moins sûr. En fait, les deux groupes n’ont eu que des contacts informels. Réunis en séance de groupe mardi 8 décembre, les socialistes ont refusé d’avaliser, dans la précipitation, un papier sur l’islam et n’ont pas encore parlé d’intégration.
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