Libye: premier discours du chef du gouvernement intérimaire
Par ats - Mis en ligne le 12.09.2011 à 12:30
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| Le chef du gouvernement intérimaire libyen, Moustafa Abdeljalil, a prononcé lundi soir son premier discours public devant une foule de 10'000 personnes réunies à Tripoli, en insistant sur l'importance de l'islam pour la future législation. Amnesty a de son côté accusé les rebelles, tout comme le régime de Kadhafi, d'abus.
"Nous devons instaurer un Etat de droit et de prospérité dans lequel la charia est la principale source réglementaire, ce qui exige de nombreuses conditions", a-t-il dit. M. Abdeljalil est arrivé à Tripoli samedi, pour la première fois depuis que Mouammar Kadhafi a été contraint de fuir la ville en août.
Aucune élection avant la "libération"
Pour l'instant, le Conseil national de transition (CNT) a établi un calendrier prévoyant la rédaction d'une nouvelle Constitution et la tenue d'élections dans un délai de 20 mois à partir du moment où la Libye sera déclarée "libérée".
Pour l'instant, cette notion de "libération" n'a pas été établie alors que plusieurs régions dans le sud du pays, ainsi que trois villes importantes, Bani Walid, Syrte et Sabha, se trouvent toujours sous le contrôle des forces loyales à Kadhafi.
Les forces du CNT, un gouvernement issu de la rébellion, n'ont pas encore reçu l'ordre de lancer l'offensive sur Bani Walid. La topographie de cette ville étendue, avec ses nombreuses petites collines, rend difficile une avancée rapide.
Craignant de nouveaux combats, des dizaines de civils fuyaient Bani Walid. Mais beaucoup étaient bloqués, faute d'essence pour quitter la ville en voiture, ont expliqué des habitants.
Accusations d'Amnesty
Le président du CNT a appelé les combattants de son mouvement à ne pas se livrer à des représailles contre les partisans de l'ancien régime kadhafiste.
Le même soir, Amnesty International a accusé le régime de Mouammar Kadhafi de crimes contre l'humanité, mais pointé aussi du doigt les rebelles pour avoir commis des abus qui, dans certains cas, constituent des crimes de guerre.
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