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Par Julien Burri - Mis en ligne le 15.08.2012 à 12:24 |
Lieux d'écrivains
LA CASCADE DE ROUSSEAUMôtiers. 250 ans après Rousseau, on peut toujours marcher sur ses traces et se recueillir au pied de la cascade qu’il adorait. «J’ai vis-à-vis de mes fenêtres une superbe cascade qui du haut de la montagne tombe par l’escarpement d’un rocher dans le vallon, avec un bruit qui se fait entendre au loin, surtout quand les eaux sont grandes.» Le 10 juillet 1762, Jean-Jacques Rousseau s’installe à Môtiers, dans une maison qui abrite aujourd’hui un petit musée à sa mémoire, grâce aux soins d’un passionné. Le philosophe vient y rechercher «un asile offert par l’amitié», fuyant la France et Genève, où ses écrits sont interdits. Il sera rejoint par sa compagne Thérèse Levasseur et rêve d’installer une imprimerie dans l’ancien monastère bénédictin. Surtout, il aime se promener au pied d’une cascade située à peine à 1 kilomètre et demi du village. C’est là, au bord du Bied, que le promeneur solitaire suivait le cours de ses rêveries. Le bruit de la cascade «flattait» ses oreilles et il le préférait au babil des hommes. Il dénicha une grotte derrière la cascade. Il la jugea d’une beauté «qui élève l’âme» tout en redoutant en même temps l’«effroyable» gouffre qui semblait plonger dans les profondeurs de la terre. Elle est libre d’accès et on peut en admirer l’entrée si on ne craint pas la boue. Mais pour l’explorer en profondeur, mieux vaut être un spéléologue averti. Les visiteurs se contenteront de la forêt: les lieux n’ont rien perdu de leur charme, si ce n’est que la fameuse cascade est parfois à sec en été! Mais les rochers moussus, dans le lit de la rivière, procurent un sentiment de calme et d’apaisement. Deux artistes, Anne-Hélène Darbellay et Yves Zbinden, ont créé une œuvre discrète sur les lieux. Ils ont parsemé le chemin qui mène du village à la cascade de 60 galets de bronze. On peut y suivre Rousseau à la trace, puisque sur chacun figure, gravée, l’écriture manuscrite du philosophe. Hélas, l’accalmie dont Rousseau jouit à Môtiers fut de courte durée. En 1765, il quitte son refuge en catastrophe, chassé du village par des jets de pierres. Son sentiment de persécution n’en sera que plus exacerbé. Il relatera l’épisode dans ses Confessions. www.rousseau300.ch
-> Gide à la BrévineAndré Gide découvre La Brévine, «la Sibérie suisse» en 1894. En 1917, il revient à Neuchâtel, en compagnie de Marc Allégret, au moment où il rédige son roman La symphonie pastorale. Il choisira d’en situer l’intrigue à La Brévine. Le petit lac mystérieux dont parle son narrateur n’est autre que le lac des Taillères. www.labrevine.ch -> Le banc de BalzacC’est sur un banc de pierre des rives du lac de Neuchâtel (à l’époque situé au Crêt, aujourd’hui déplacé sur l’esplanade de la Collégiale), que Balzac est tombé amoureux de la comtesse Eveline de Hanska, qui deviendra sa femme en 1850. Dans une lettre, il lui confie: «Neuchâtel, c’est comme un lys blanc, plein d’odeurs pénétrantes; la jeunesse, la fraîcheur, l’éclat, l’espoir, le bonheur entrevu.» -> Hesse à ChaumontPendant son séjour à l’hôpital de Préfargier, à Marin-Epagnier, Hermann Hesse découvre le panorama de Chaumont, qui lui inspire le texte Description d’un paysage dans lequel il relate son émotion devant les Alpes: «Epine dorsale de l’Europe, étendue devant nous comme celle d’un poisson gigantesque.» www.neuchateltourisme.ch -> Grobéty au jardin anglaisA son arrivée à Neuchâtel, La Chauxde-Fonnière Anne-Lise Grobéty découvre un «univers aquatique», une respiration différente sur les rives du lac. Un jour de février, alors qu’elle se promène dans le Jardin anglais, c’est la transfiguration. L’atmosphère, la lumière la touchent. Elle publiera peu après, en 1970, son très beau premier roman, Pour mourir en février.
Et encore...
RUE DE LA PAIX 27 La Chaux-de-Fonds C’est ici qu’est né Blaise Cendrars, tout près de la maison natale de Le Corbusier! LE VILLAGE NATAL DE MONIQUE LAEDERACH Les Brenets La romancière et poétesse a situé l’intrigue de son livre Trop petits pour Dieu dans la commune où elle est née en 1938. Elle y a vécu à l’ombre écrasante d’un père pasteur, avant de s’émanciper par la plume. RUE SAINT-HÉLIER La Chaux-de-Fonds Dans ces magnifiques romans, Monique Saint-Hélier, fille d’horloger, reproduit le climat chaux-de-fonnier. Une rue porte son nom. LA TOUR JÜRGENSEN Les Brenets Jules Frédéric Urban Jürgensen a fait construire une tour intrigante dans le domaine du Châtelard. Traducteur d’Andersen, il invitait régulièrement l’auteur de La petite sirène dans sa propriété. LA MAISON DE DÜRRENMATT Neuchâtel Le must, c’est le Centre Dürrenmatt, installé dans l’ancienne villa de l’auteur, auquel s’ajoute un musée dessiné par Mario Botta. Pourquoi Neuchâtel? «Parce qu’il y a une gare», avait l’habitude de répondre l’écrivain, pince-sans-rire. www.cdn.ch
Monuments historiques
LA COLLEGIALENeuchâtel. Symbole de la ville, avec le château, cette église cache un joyau de la sculpture médiévale. Depuis plus de 800 ans, la Collégiale surplombe Neuchâtel (avec le château voisin, commencé vers l’an 1000). Un symbole de la puissance d’une ville qui changea plusieurs fois de mains (elle fut rhénane, puis bourguignonne, française et enfin prussienne). Devant la Collégiale, une statue rappelle l’influence du réformateur Guillaume Farel, pasteur dans la ville dès 1538. A l’intérieur, la pièce maîtresse: le cénotaphe (un tombeau dans lequel ne repose aucun corps) élevé en 1372 par le comte Louis Ier à la mémoire de ses parents. Chevaliers, femmes en prière, pleurants et têtes de démons fantasmagoriques… On ne se lasse pas d’en goûter chaque détail. Cet ensemble de 15 statues polychromes a miraculeusement été épargné par l’iconoclasme des réformateurs (caché et oublié derrière une paroi depuis 1678, il n’a été redécouvert qu’au XIXe siècle). Mais en 1989, un vandale a décapité la statue du comte Louis (restaurée depuis). www.collegiale.ch
LE THEATRE A L'ITALIENNELa Chaux-de-Fonds. Caverne rouge et or dévolue aux arts de la scène. Un témoignage précieux de 1875. La Chaux-de-Fonds en plein boom économique cherchait un lieu d’amusement. La ville a ouvert ce théâtre à l’italienne de 531 places en 1837. Avec celui de Bellinzone, c’est aujourd’hui le seul de ce type en Suisse. Les masques en stucs vous observent, les muses s’épanouissent sur le plafond... A l’époque, le mot «théâtre» était synonyme de mœurs légères. On lui préférait le nom de «casino», et on y organisait aussi bien des thés dansants que des combats de boxe. Avant que les monstres sacrés du XXe siècle ne foulent ses planches (Casarès, Jouvet). Egalement sur rendez-vous, visitez la salle de musique attenante, de 1955, l’une des trente meilleures du monde. www.arcenscenes.ch
-> TOUR DES PRISONSUne tour de 30 mètres surplombe la ville de Neuchâtel depuis le XIIe siècle. Pour y accéder, empruntez par exemple l’étroit «escalier des sorcières». Puis entamez l’ascension de la tour des prisons proprement dite. Elle était encore en service au XIXe siècle. Certaines cellules sont si basses qu’on ne peut s’y tenir debout! www.neuchateltourisme.ch
-> PRIEURE SAINT-PIERRELe nom même de «Môtiers» vient du latin monasterium (église ou monastère). La naissance du village se confond donc avec celle du prieuré Saint-Pierre, fondé entre 909 et 1032 par l’abbaye de Cluny et l’un des rois de Bourgogne. A la Réforme, en 1537, les moines bénédictins doivent le déserter et, fait rare, il est sécularisé. Au XIXe siècle, il devient une fabrique de vin mousseux. Certaines parties de la très belle cour sont du VIIIe siècle. www.val-de-travers.ch
-> HOTEL DUPEYROUPierre-Alexandre DuPeyrou était amoureux d’une femme promise à un autre. Qu’à cela ne tienne, il attendit qu’elle ait une fille et l’épousa! Son hôtel particulier à Neuchâtel (1765-1771) est le plus bel exemple d’architecture Louis XVI de Suisse, aux somptueuses salles de réception. Abrite un restaurant prisé et audacieux. www.dupeyrou.ch
Et encore...
MAISON DES HALLES Neuchâtel Alexandre Dumas n’a pas aimé la ville de Neuchâtel, un «joujou taillé dans du beurre». Pourtant, la pierre d’Hauterive lui donne tout son charme. A voir, la belle Maison des Halles de 1569 et ses sculptures. www.maisondeshalles.ch FERME ROBERT Val-de-Travers Construite en 1750 au pied du Creuxdu-Van, aujourd’hui au cœur de la première réserve naturelle du pays. Une «reculée» jurassienne typique. Restaurant et hôtel. www.ferme-robert.ch CHÂTEAU DE VALANGIN Valangin Mentionné pour la première fois en 1260, mais probablement antérieur, ce château abrite un musée historique. www.chateau-de-valangin.ch CHÂTEAU DE BOUDRY Boudry Marguerite de Vufflens y fit régner la terreur dès 1373, avant d’être chassée par les villageois. Aujourd’hui musée de la vigne et du vin. www.chateaudeboudry.ch ESCALIER DES CORBETS Neuchâtel Dans le passage étroit du même nom, un escalier à vis extérieur style Renaissance et ses visages grotesques. www.photos-neuch.net
Balades et randonnées
SENTIER DE LA TOURBIERELes Ponts-de-Martel. De mystérieux marais rouges témoignent de la ruée vers l’or brun. Cette localité est liée aux eaux dormantes («martel» signifie petit marais). Pas vraiment dormantes, d’ailleurs, puisque les sphaignes sont à l’œuvre. Les sphaignes? Depuis le retrait des glaciers de nos régions – il y a plus de 14 000 ans – ces mousses créent chaque année un millimètre de tourbe. Elles sécrètent des colorants rouges et des acides pour favoriser leur développement, donnant sa teinte si particulière au marais (on dirait du thé noir infusé). Cette balade d’une heure et quarante minutes, facile même avec des enfants, permet de revenir sur un pan oublié de l’industrie suisse: la ruée vers l’or brun. Car après avoir rebuté et effrayé les hommes, les marais sont devenus très attractifs. Dès 1713, on a exploité leur sol comme combustible. Le paysage que vous avez sous les yeux est un des derniers vestiges des tourbières de notre pays, dont il ne reste plus que le 10% de la surface initiale. Cette terre à combustion lente permettait de pallier le manque de bois, dû à la surexploitation des forêts. Le charbon, moins cher, mettra fin à son monopole, mais l’exploitation connaîtra un nouveau boom pendant les pénuries de la Seconde Guerre. Alors que les tourbières sont protégées depuis 1987, les sphaignes ont repris leur travail. Dans 5000 ans, elles auront tout reconstitué. Profitez d’admirer la faune et la flore: plantes carnivores (la sarracénie pourpre), airelles des marais, myrtilles, fougères... Vous croiserez des cicindèles, coléoptères voraces à la carapace vert métallisé. Préférez une visite tôt le matin ou en fin de journée, pour avoir les bois pour vous et apercevoir quelques oiseaux (le pouillot, olive et jaune). Des panneaux didactiques jalonnent le chemin. Et le bric-à-brac insolite d’une exposition de Daniel Richard (des vitraux ou même un ancien réveil). Ce dernier, suspendu dans un arbre, est accompagné par cette phrase: «En entrant dans ce lieu magique, le temps ne “conte” plus.» Pas mal, dans le canton phare de l’horlogerie. www.randonature.ch
-> SENTIER DU LACUne promenade depuis Vaumarcus jusqu’à Marin-Epagnier. Agréable et facile (mais près de huit heures de marche tout de même!). Les moins endurants pourront moduler le trajet, s’arrêtant par exemple à Auvernier (4 h 15 de marche, retour en train ou en bateau). Prenez votre maillot de bain pour une halte sur l’une des nombreuses plages que vous croiserez. www.neuchatelrando.ch
-> LA VY AUX MOINESRefaites un tronçon du chemin que les moines empruntaient dès le XIIe siècle pour rallier l’abbaye de Montbenoît et le prieuré Saint-Pierre à Môtiers. Par exemple en marchant de La Brévine à Môtiers (4 heures), et en vous octroyant un plongeon dans le lac des Taillères. A Môtiers, dînez aux Six Communes, dans les anciennes halles du village. www.travers-info.ch
-> LA CHAUX-DE-FONDSComment un village agricole est-il devenu une ville avantgardiste? Balade dans La Chaux-de-Fonds horlogère, inscrite en 2009 au patrimoine mondial de l’Unesco avec la ville du Locle. (Passionnantes visites guidées de deux heures, sur demande.) www.urbanisme-horloger.ch
-> LES ARBRES DE LA CAROLINEViorne obier, alisier blanc, merisier à grappes... Cette promenade didactique dans les 16 hectares de la forêt de la Caroline, à Fleurier, vous permettra de vous familiariser avec 39 essences d’arbres, signalées le long du sentier (balade d’une à deux heures). Profitez de visiter une distillerie d’absinthe dans le village. www.val-de-travers.ch
Et encore...
LES JARDINS EXTRAORDINAIRES Cernier Jusqu’au 24 septembre, visite de l’édition 2012 des Jardins extraordinaires de Cernier, créés par le Naturopôle Evologia. www.evologia.ch QUAI OSTERWALD Neuchâtel Le lieu de promenade par excellence à Neuchâtel, avec les Jeunes-Rives voisines. Dolce farniente en pleine ville. www.neuchateltourisme.ch BALADE DES 12 FONTAINES Saint-Blaise Le village a célébré son millénaire en mettant en valeur sa rivière, le Ruau, et ses fontaines. La fontaine du Millénaire est signée Mario Botta. www.saint-blaise.ch LA VOIE RÉVOLUTIONNAIRE Le Locle Marcher sur les pas des révolutionnaires descendus du Locle et de La Chaux-de-Fonds en 1848 pour libérer Neuchâtel du joug prussien. www.neuchateltourisme.ch SENTIER DU TEMPS Chaumont Une heure et vingt minutes de descente en pente douce de Chaumont à Neuchâtel. Une promenade didactique sur la naissance de notre univers. www.neuchateltourisme.ch
Restaurants et cafés
LA FERME DES BRANDTLa Chaux-de-Fonds. Un café-restaurant dans une ferme du XVIIe siècle intacte. Viandes et desserts au feu de bois. Cette magnifique bâtisse de 1614 est un bel exemple de l’architecture recherchée des opulentes fermes du XVIIe. Un fumoir, un sol de pierre poli par les années, des voûtes, un éclairage à la chandelle, on a l’impression de dîner dans un château. Le voyage est aussi gustatif. Le pain sort directement du four à bois, sous nos yeux. On a testé la poularde à la façon d’Arbois aux vin jaune et morilles, avec ses pâtes grecques et ses petits légumes. Puis une fée verte en parfait glacé. Un délice! Mais les joues de baby bœuf lentement mijotées au four à pain avec leur sauce au Bleuchâtel, nous faisaient aussi de l’œil. Les produits sont locaux et de saison (les viandes proviennent de la boucherie Bilat, aux Bois, les légumes du marché), mais les surprises ne sont pas négligées (coulis de cynorhodon, noix de Saint-Jacques au gingembre et citron vert). Heidi et Cyril Tribut ont su créer une table à la fois raffinée et simple. Humaine. www.fermedesbrandt.ch
O'TERROIRSNeuchâtel. Une cuisine cinq étoiles inventive, joueuse et virtuose, à déguster au bord du lac. A côté de l’esplanade du Mont-Blanc, directement au bord du lac (mais à l’abri du joran), le restaurant O’Terroirs du Beau-Rivage Hôtel procure calme et volupté. La cuisine du chef Eric Mazéas, 15 points au GaultMillau, inventive et volontiers joueuse, reprend les produits du terroir à sa façon, qui est délicieuse. Une cuisine fraîche, jeune mais maîtrisée, dont la virtuosité s’efface et qui paraît improvisée. Filets de perche, pavé de sandre ou de bondelle, tournedos d’agneau, toujours du pays, sont à la carte. Tout comme l’omelette aux chanterelles. Les gambas s’habillent de cacahuètes et les desserts s’amusent avec l’œuf Kinder ou le mojito. Le menu du marché est à recommander. www.beau-rivage-hotel.ch
-> BRASSERIE LE CARDINALUne brasserie parisienne art nouveau de 1905, dans une maison de 1733. L’établissement neuchâtelois appartenait jusqu’en 1940 aux brasseurs du cardinal de Fribourg, d’où son nom. Salades variées, fruits de mer, moules et bouillabaisse. Les viandes ne sont pas oubliées. Une institution. www.lecardinal-brasserie.ch
-> LA CHEMINéESur la façade, un cartouche de 1627 sur lequel figure le nom de Pierre Sandoz, fils du premier propriétaire de ces lieux à La Chaux-de-Fonds. Une fondation à son nom a été créée pour sauver cette magnifique bâtisse (ainsi que la ferme des Brandt). Tournedos de bœuf, côtes d’agneau et paillard de veau sont grillés dans une majestueuse cheminée. Dans la salle à manger, des cases privatives permettent aux habitués de garder leurs bouteilles sous la main (la maison propose un grand choix de vins). www.lacheminee.ch
-> LE SILEXA Hauterive, Florence Veloso et Françoise Pressl-Wenger font des étincelles depuis douze ans. Belle terrasse plongeant sur le port. Tapas pour l’apéro, puis assiette de dégustation «La Silex» (tataki de filet de bœuf, sauce soja au gingembre, éventail de poulet mariné et son panier croustillant). Enfin, dessert de sushis aux fruits et wasamint. www.lesilex.ch
Et encore...
AUBERGE DE MONT-CORNU La Chauxde-Fonds Métairie conviviale avec vue sur «La Tchaux». Fondue garnie de crème chantilly (d’avril à novembre)! www.domainedemontcornu.ch MAISON DU VILLAGE Sauges Recherche de saveurs oubliées et présentation soignée. Intrigante ballottine de cochon laineux de Vaumarcus farcie au chorizo. Glaces maison. www.maisonduvillage.ch EXPOSITION SUD La Chaux-de-Fonds Tajine, lasagnes au pesto, poisson du jour au four. La carte change tous les mois. Belle épicerie fine attenante avec truffes fraîches. www.expositionsud.ch AUBERGE DE PRÉVOUX Le Locle A deux pas de La Brévine, hôtel, restaurant et brasserie. Soigné et inventif. Alléchantes ravioles de langoustines au caviar d’aubergine. www.aubergeduprevoux.ch LES BAINS DES DAMES Neuchâtel Estivales «lasagnes chèvre et épinards» à apprécier dans d’anciens bains publics de 1892. Fermé en hiver. www.bainsdesdames.ch
Boutiques et épiceries
L'ABSINTHERIE DU PERE FRANCOISMôtiers. L’antre d’un distillateur réputé et d’un collectionneur passionné. Tout à la gloire de la fée verte. François Bezençon, alias le père François, vent son Elixir du pays des fées artisanal dans sa distillerie musée. Dès la porte, parfum de badiane, de fenouil, d’absinthe, de menthe poivrée, de mélisse et d’hysope. Tous les composants de ce délicieux et sulfureux breuvage interdit en Suisse entre 1910 et 2004. On disait que la boisson des poètes rendait fou, mais elle faisait surtout trop de concurrence aux vignerons. D’après le maître des lieux, la police aurait confisqué en Suisse, pendant la prohibition, quelque 30 000 alambics. Non, «la Bleue» n’était pas meilleure lorsqu’elle était interdite. Plus amère, elle avait tendance à couper les jambes. Aujourd’hui, c’est un délice rafraîchissant, et un rituel. Les objets de ce culte sont dans le musée attenant: affiches publicitaires, verres, cuillères à absinthe ajourées (pour poser le sucre qui adoucira le breuvage), fontaines à eau ouvragées. La faute de goût à éviter: le glaçon dans le verre d’absinthe. Une hérésie! www.absintherie.ch
CHOCOLATERIE WODEY-SUCHARDNeuchâtel. La plus ancienne confiserie de Suisse roule encore ses truffes à la main. Non seulement c’est le plus ancien commerce de Neuchâtel, la plus vieille confiserie du pays, mais c’est encore le plus ancien point de vente de chocolat de Suisse! Fondée en 1825 par Philippe Suchard, la boutique n’est plus liée à la marque du même nom (en 1860, le fondateur en a remis les clés à sa fille Louise Wodey-Suchard). Elle appartient aujourd’hui à deux jeunes diplômés pâtissiers–confiseurs, Cédric Chammartin et Joël Cuche. Les truffes sont roulées à la main (sans coque, elles fondent sous le palais). Essayer celles qui sont confectionnées à l’absinthe et au chocolat blanc (jusqu’à ce jour, on n’était pas friand de chocolat blanc, mais là…). www.wodey-suchard.ch
-> CORTAILLODUne déco d’intérieur de caractère: baroque et inédite. Crise de Bourge vend du rêve sur mesure, revisite meubles, rideaux, stores et literies. La «couturière» n’hésite pas à faire défiler ces créations, portées par des esclaves à la peau d’ébène, dans d’inoubliables défilés (organisés dans l’usine électrique Belle Epoque de la Chauxde-Fonds). www.crisedebourge.ch
-> LA CHAUX-DE-FONDSLa Maison du fromage, ce sont deux points de vente, à La Chauxde-Fonds et à Neuchâtel. Grâce à Pierre-Alain Sterchi, l’enseigne est devenue une référence. Le fromager affine ses produits dans une cave à 1000 mètres d’altitude. A La Chaux-de-Fonds, 120 variétés de fromages vous attendent, notamment le Britchon («Neuchâtelois», en patois) affiné à l’œil-de-perdrix, le Creux du Van, le Chaux d’Abel ou la tomme à l’ail des ours. Côté douceurs, des caramels à l’absinthe du Val-de-Ruz. www.fcommefondue.ch
-> MOTIERSLa cave Mauler a été créée par l’Alsacien Edouard Mauler en 1829, dans le prieuré Saint-Pierre. Des mousseux élaborés selon une méthode traditionnelle, primés dans des concours mondiaux de vins effervescents. (On n’a plus le droit de dire «champagne», qu’importe, un seul mot suffit: «Mauler»). Film, dégustation, accueil pétillant. www.mauler.ch
Et encore...
AU GRÉ DES SAVEURS La Chaux-de-Fonds Le meilleur du terroir: moutarde veloutée, vinaigre de mûres, bières, vins, pâtes artisanales au safran, miel du patron... www.augredessaveurs.ch GUEULE D’ANGE Neuchâtel La marque fondée par Isabelle Mélis il y a plus de trente ans. Deux collections de prêt-à-porter par année, et une de robes de mariée. Des vêtements de caractère, sobres, classieux et raffinés. www.gueuledange.ch LE CABINET D’AMATEUR Neuchâtel Une librairie de seconde main et d’ouvrages rares, dans une ancienne cave de vigneron (sur la voûte, jeter un coup d’œil aux graffitis d’époque, faits à la bougie). www.cabinetamateur.ch BOULANGERIE MÄDER Neuchâtel Un des meilleurs pains du canton. Les boulangeries se sont succédé dans ce bâtiment depuis 1353. www.maedersa.ch CÔTÉ AMBIANCE La Chaux-de-Fonds Tout pour l’intérieur, de la vaisselle aux outils de bricolage, des produits de nettoyage aux accessoires pour raclette et fondue. http://cote-ambiance.ch
Musées
MUSEES DES BEAUX-ARTSLa Chaux-de-Fonds. Un musée Art déco en rouge, pour servir d’écrin à «l’école du gris». On ne s’attendait pas à y découvrir autant de trésors. Construit par Charles L’Eplattenier et René Chapallaz en 1926, ce musée a bénéficié de deux legs de prestige (René et Madeleine Junod, puis Olivier Mosset). On y fait connaissance avec le Chaux-de-Fonnier Léopold Robert, qui connut la célébrité à Paris (et fut l’élève de David). Ses œuvres romantiques prennent une autre résonance lorsqu’on sait qu’il s’est suicidé à Venise en 1835, par amour pour la nièce de Napoléon. Autre bijou de l’art local, la mélancolique «école du gris», représentée notamment par les quatre frères Barraud (Charles, François, Aimé et Aurèle). On y admire aussi, pêle-mêle: une mappemonde d’Yves Klein, un portrait de Modigliani, une Fillette aux cheveux ébouriffés de Van Gogh, de superbes paysages de Charles L’Eplattenier, un autoportrait d’une insondable tristesse signé Madeleine Woog et un impudique Nu à l’écharpe verte de Vallotton... www.chaux-de-fonds.ch
LA GRANGEMôtiers. Un musée d’art aborigène australien pointu dans une grange de 1721. Theresa et Gérard Burkhardt ont passé vingt-cinq ans en Australie. De retour en Suisse, ils ont eu envie de faire connaître l’art aborigène et ont ouvert La Grange voici cinq ans. On ne savait pas cet art aussi vivant. Loin des clichés pour touristes, ses artistes contemporains mêlent étroitement tradition, spiritualité et modernité, comme Dennis Nona, dont on peut admirer l’œuvre gravé jusqu’au 28 octobre prochain. Dans ses eaux-fortes monumentales, fourmillant de détails et plastiquement superbes, il reprend les mythes de son île du détroit de Torres. Le couple de mécènes possède aussi un musée de voitures (sur réservation, pour groupes uniquement). www.fondation-bf.ch
-> LATENIUM
Comment vivaient nos ancêtres les lacustres? Le plus grand musée d’archéologie de Suisse vous le racontera: 50 000 ans d’histoire régionale y sont mis en scène par l’architecture contemporaine. Laténium vient du mot Tène, ou second âge de fer. Et Tène vient d’un site archéologique découvert en 1857 à l’embouchure de la Thielle... www.latenium.ch
-> MUSEE D'HORLOGERIE DU LOCLEAu château de Monts, la porte d’entrée est flanquée de deux superbes fauves sculptés par Edouard-Marcel Sandoz. A l’intérieur, on découvre notamment les collections léguées par son frère Maurice, montres, bijoux et automates. A nos oreilles, le doux babil des pendules en marqueterie Boulle, don d’Henri Jeanmaire. Exposition permanente passionnante sur l’évolution technique de l’horlogerie depuis la Renaissance. www.mhl-monts.ch
-> MUSEE D'ETHNOGRAPHIESes expositions aux mises en scène inventives questionnent notre société contemporaine (l’artifice, la jeunesse contestataire, notre rapport aux animaux, etc.). Le fonds du MEN, à Neuchâtel, compte aussi près de 30 000 objets (d’Afrique, mais aussi d’Asie, d’Océanie) dont une importante collection d’antiquités égyptiennes. www.men.ch
Et encore...
MUSÉE INTERNATIONAL D’HORLOGERIE La Chauxde-Fonds Dans son domaine, le meilleur du monde: 2000 mètres carrés d’exposition dévolus à la création horlogère à travers les siècles. www.mih.ch CENTRE DÜRRENMATT Neuchâtel L’œuvre picturale de Dürrenmatt, acide, expressive, drôle, exposée dans l’architecture dépouillée de Mario Botta. Ne manquez pas la Chapelle Sixtine (les fresques gouailleuses de ses WC!). www.cdn.ch MUSÉE PAYSAN ET ARTISANAL La Chaux-de-Fonds Cette ferme du XVIe siècle permet de s’immerger dans la vie des paysans horlogers. cdf-mpa.ne.ch MUSÉE D’ART ET D’HISTOIRE Neuchâtel Beaux-arts, arts appliqués, numismatique, histoire… Quatre musées en un! www.mahn.ch MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE Neuchâtel Zoologie, entomologie, géologie, botanique… Des collections alimentées depuis 1795, un regard décalé, émerveillé et passionnant sur le vivant. www.museum-neuchatel.ch
Sites naturels
LE CREUX-DU-VANVal-de-Travers. Paysage sublime, creusé par un glacier, cet amphithéâtre naturel offre une vue imprenable sur les Alpes. Un grand canyon suisse? Le cratère d’un volcan éteint? Ce cirque naturel de 1400 mètres de longueur, et qui atteint jusqu’à 200 mètres de hauteur, est tout simplement l’œuvre d’un glacier et du lent travail de l’érosion des roches calcaires par les glaces et l’eau. Pour rejoindre ce paysage extraordinaire, on a le choix entre une belle randonnée depuis le village de Noiraigue (5 heures aller-retour, en passant par le «Sentier des 14 contours»), ou un trajet en voiture jusqu’à la métairie le Soliat, à cinq minutes à pied environ du Creuxdu-Van. Au sommet, les chamois jouent les acrobates sur la paroi (pour ne pas leur faire peur, veillez à tenir votre chien en laisse). Le regard se risque en bas et contemple une dense et sombre forêt de sapins. Un paysage sublime, dans l’acception historique du terme, c’està-dire mêlant beauté et effroi. Un vertige qui ramène l’homme à sa condition et lui rappelle qu’il n’est qu’un grain de sable. www.neuchateltourisme.ch
LE SAUT DU DOUBSLes Brenets. A la frontière franco-suisse, le Doubs sculpte la montagne avant de se transformer en cascade grandiose. La croisière de 10 kilomètres dans les bassins du Doubs permet d’admirer des rochers anthropomorphes sculptés par la rivière («le rocher du Sphinx», «la tête à Calvin», ou «la grotte des rois de Prusse»). Ici, Olivier Favre, du Locle, a battu le record du monde de plongeon en 1987 (54 mètres). Et l’artiste Charles L’Eplattenier a perdu la vie en 1946, en peignant son dernier tableau. Au débarcadère du saut du Doubs, continuez par le sentier forestier. Vous verrez les ruines de moulins, de verreries et de scieries, encore en activité au XIXe siècle. Enfin, vous arriverez au clou de la visite, là où le Doubs se métamorphose en une grandiose chute d’eau de 27 mètres de haut. www.tourismesuisse.com
-> LAC DES TAILLERESLa légende raconte qu’au XVe siècle, les habitants du lieu ont été réveillés en pleine nuit. A la place de leur forêt, ils ont découvert un lac! Entre pâturages et sapins, à trois kilomètres du village de La Brévine, le petit lac du même nom fait la joie des baigneurs. En hiver, il devient patinoire (dans la «Sibérie suisse», le mercure a déjà affiché moins 42,6 degrés!). www.labrevine.ch
-> PLAGE DE BOUDRYQuai d’Osterwald, baignade de Serrières, baignade du port de Vaumarcus… Les bords du lac de Neuchâtel recèlent des plages semi-sauvages. La plage communale de Boudry, située au fond de la plaine d’Areuse, est l’un de ces petits paradis dont les habitués gardent jalousement l’adresse. Une pinte ouvre à la belle saison, avec terrasse dans l’herbe. Salades, fondues, grillades sont à déguster sous les arbres, en regardant la nuit tomber sur le lac, les tables illuminées par des lumignons. Route du Lac. 032 841 28 22
-> PANORAMA DE CHAUMONTPour une vue à couper le souffle sur les Alpes et les lacs de Neuchâtel, de Bienne et de Morat, prenez le funiculaire de La Coudre, jusqu’au sommet de la commune de Chaumont, à 1151 mètres d’altitude, puis grimpez les marches de la tour d’observation de 40 mètres dans les sapins (construite en 1912 par l’ingénieur Arthur Studer). www.neuchateltourisme.ch
Et encore...
GORGES DE L’AREUSE Areuse Après avoir coulé 5 kilomètres sous terre, l’Areuse réapparaît à Saint-Sulpice, pour s’enfoncer ensuite dans les gorges. Dans les replis tortueux du calcaire, elle change de couleur, perd son calme et bouillonne. Pont très pittoresque appelé le Saut de Brot. www.gorgesdelareuse.ch LE CHAPEAU DE NAPOLÉON Fleurier Le bicorne de Bonaparte culmine à 960 mètres sur le Val-de-Travers. Cette montagne à la forme évocatrice était autrefois appelée «Qùva del pôr» (queue de cochon), puis «le Mont de Sassel», et ensuite «le Rigi neuchâtelois». Restaurant renommé. www.chapeaudenapoleon.ch GORGES DE LA POËTA-RAISSE Val-de-Travers De Môtiers à Fleurier, d’autres gorges (et leurs cascades) valent le détour. www.neuchateltourisme.ch LA POINTE DU GRAIN Bevaix Très belle plage de galets en pente douce. www.bevaix.ch L’ESCARPINEAU Vallée du Doubs Superbe point de vue sur le Doubs, qui s’élargit entre La Chaux-de-Fonds et Les Brenets et prend des airs de fjord. www.neuchateltourisme.ch
Lieux romantiques
LA TOURELLEBôme. Un nid d’aigle et d’amour dans une tour néogothique, pour tutoyer la cime des chênes. Lorsqu’elle a visité La Solitude, Nadia Coubès-Hasler a eu un coup de foudre. Avec son époux, elle a restauré la maison avec soin, et collectionne chaque anecdote ayant trait à ses anciens occupants (industriel horloger, écrivain, espion allemand!). Mais il y a mieux: dans le jardin, les premiers propriétaires avaient fait bâtir une «folie» en 1898. Une tourelle d’agrément, aujourd’hui classée, dont la base servait de chambre froide. La nouvelle propriétaire la transforme en suite d’hôtes 4 étoiles. Dans cet espace intime, tout est pensé pour deux occupants (petit frigo, télévision, réseau sans fil). La salle de bains est au rez. On accède à la chambre par un escalier métallique extérieur, d’époque lui aussi, et on peut profiter d’une terrasse au sommet, avec vue sur le lac. De succulents paniers gourmands sont servis sous une tonnelle, devant la piscine. Enfant, on rêvait d’habiter dans une tour. Cette nuit-là, on a dormi comme un roi. www.latourelle.ch
LE JARDIN BOTANIQUENeuchâtel. Dans un vallon de verdure tapi tout près de la ville, un jardin entretenu par l’Université de Neuchâtel. Dans le vallon de l’Ermitage se cachent huit hectares de jardin. On passe de la douceur des serres chaudes à une petite topiaire, d’une rocaille à un champ bucolique, de l’eau dormante d’un étang à une épaisse forêt. Les plantations offrent un tour du monde (de la péninsule ibérique au Jura, des Pyrénées aux Balkans), on remarque aussi des kiwis et des feuilles de vigne en forme de cœur, des oiseaux du paradis... Après avoir éveillé ses sens dans le «jardin des senteurs» (absinthe, lavande, mélisse…), on peut s’arrêter au pied d’une petite cascade et s’enfoncer dans la forêt, à l’abri des regards. Pour l’anecdote, Dürrenmatt venait ici en voisin promener ses bergers allemands. www2.unine.ch/jardin
-> HOTEL PALAFITTELe 5-étoiles neuchâtelois sur pilotis, un must absolu. Quarante pavillons de luxe, dont 24, les plus convoités, sont installés sur le lac. Ces «bungalows» de rêve ont été construits pour Expo.02 (financés par la Fondation de Famille Sandoz et conçus par l’architecte Kurt Hofmann). Un passage au Colvert, le restaurant de l’hôtel, s’impose. www.palafitte.ch
-> MAISON DUBOISAu Locle, berceau de la fabrication des garde-temps, l’une des plus anciennes maisons d’horlogerie de Suisse s’est transformée en chambres d’hôtes sans rien perdre de son cachet. On prend le thé dans un ancien atelier (les gâteaux vous attendent sur l’établi). Tout est resté en place dans cette maison de 1785, livres de comptes et portraits de famille, harmonisé avec soin par l’hôtesse Céline Jeanneret. Les cinq chambres ont toutes un thème (baroque, bohème, safari, zen, esprit d’antan)... www.maisondubois.ch
-> ANTICA GELATERIA FIORENTINAUne petite terrasse bon enfant dans une cour intérieure du XVe siècle. Un choix de trente-huit glaces, confectionnées par la patronne, Graziella Di Ferdinando, qui a repris les recettes de sa tante florentine en les adaptant (parfums meringue, spéculos, beurre salé, mangue...). A midi, des pâtes maison à emporter ou à déguster sur place. Rue des Moulins 31, Neuchâtel
Et encore...
BELVÉDÈRE Neuchâtel Le Belvédère du Crêt-du-Plan offre une vue imprenable sur le lac. On y accède par un funiculaire. www.2000neu.ch L’ABBAYE DE FONTAINE-ANDRÉ Neuchâtel Seize chambres d’hôtes, dont une suite nuptiale. Possibilité de loger dans la maison Colomb (la plus vieille maison d’habitation du canton). Le tout baignant dans la spiritualité chrétienne. www.fontaine-andre.ch CHÂTEAU ROSE Les Brenets Ce château est en fait une ferme du XVIIe siècle, au milieu des prés. Trois chambres d’hôtes avec salle de bains à l’étage. Cuisine du terroir goûteuse. www.chateau-rose.ch MAISON MONSIEUR La Chaux-de-Fonds Un ancien péage sur les bords du Doubs, établi dès 1494… Quatre chambres d’hôtel très simples et un restaurant familial. www.maisonmonsieur.ch KIOSQUE DES CRÊTETS La Chaux-de-Fonds Dans le parc art nouveau des Crêtets, un ravissant kiosque à musique de 1906. Sur les rambardes, des lyres stylisées... http://cdf-espaces-verts.ne.ch
Bâtiments
LE CREMATOIRE ART NOUVEAULa Chaux-de-Fonds. Une œuvre d’art totale, qui redéfinit notre rapport à la mort. Un choc esthétique et spirituel. C’est la première fois, en visitant un crématoire, qu’on a envie d’y revenir. Inauguré en 1910, il est l’œuvre des architectes Belli et Robert, ou plutôt faudrait-il dire du génial Charles L’Eplattenier, professeur à l’Ecole d’art (et qui compta Le Corbusier comme élève). Car ici, c’est la décoration qui mène le jeu. Dans ce bijou du «style sapin» (développement local de l’art nouveau), tout est fait pour élever le visiteur. Le décor (peintures, statues, mosaïques, cuivre repoussé, etc.) invite à un cheminement spirituel sans références chrétiennes. Le principal mécène des lieux, Ali Jeanrenaud, fabricant de boîtes en or, s’y opposait. Après plusieurs deuils, il ne croyait plus en Dieu! La cérémonie qui se déroule ici n’est pas banale. Après un ultime adieu, le corps du défunt est incinéré. Sa chaleur, transmise par les murs, réconforte une dernière fois ses proches. Le corps disparaît, mais l’âme s’élève. Comme la mort est devenue taboue, un crématoire aussi luxuriant et ostentatoire, une telle pompe païenne ne pouvait qu’ulcérer. Il a risqué la démolition dans les années 70. On préférait alors bâtir des lieux lugubres, pour plomber un peu plus le moral des visiteurs. www.artnouveau.ch
-> LA MAISON BLANCHECharles-Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier, signait en 1912 sa première réalisation d’architecte pour ses parents, influencé par un voyage en Méditerranée. La villa témoigne de la mise en retrait de la décoration au profit de l’espace travaillé dans sa globalité, rendu lumineux et fluidifié par des portes intérieures vitrées. www.maisonblanche.ch
-> CENTRE DURRENMATTL’architecte Mario Botta met en scène de façon monumentale l’œuvre de l’écrivain et artiste Friedrich Dürrenmatt. Plongée dans les labyrinthes intérieurs de l’auteur de La visite de la vieille dame dans un bâtiment «ventre», bunker autant que plaque tournante intellectuelle. Les murs sont en ardoise noire (comme l’humour sarcastique de l’ancien propriétaire). www.cdn.ch
-> HOTEL DE VILLEUn «palais» construit sur pilotis en 1917, pour la ville du Locle. Grandiose mais humble. Le Heimatstil s’y marie harmonieusement à l’art nouveau et au néorenaissance. Superbe fresque d’Ernest Biéler. www.lelocle.ch
Et encore...
SÉCHOIR À ABSINTHE Boveresse Construit en bois en 1893 pour sécher l’absinthe récoltée dans toute la région. Il a survécu à la longue prohibition de la fée verte (de 1909 à 2004). www.mrvt.ch ANCIEN MANÈGE La Chaux-de-Fonds Un témoin des utopies sociales chaux-de-fonnières (ce manège pour chevaux est-il devenu plus tard un familistère?). La superbe nef intérieure ornementée évoque un passage couvert du XIXe. www.lancienmanege.ch MOULIN DE BAYEREL Saules Le dernier témoin des moulins du Val-de-Ruz. Attesté depuis 1416, il a fonctionné pendant cinq siècles, avant d’être abandonné, puis remis en état depuis 2002. www.moulin-de-bayerel.ch ESCALIERS ART NOUVEAU La Chaux-de-Fonds De nombreuses cages d’escalier ornées témoignent de l’essor de l’art nouveau dans la ville ouvrière. Vitraux, lignes en coups de fouet, motifs floraux. Au hasard: les belles glycines peintes de l’immeuble sis rue du Commerce No 55. www.artnouveau.ch USINE ÉLECTRIQUE La Chaux-de-Fonds Cette usine Belle Epoque (1908) témoigne du soin alors porté à l’architecture industrielle (les usines, nouveaux palais de la modernité). www.chaux-de-fonds.ch MUSÉE INTERNATIONAL DE L’HORLOGERIE La Chaux-de-Fonds Un écrin troglodyte de 20 000 mètres carrés réalisé par Pierre Zœlly et Georges-Jacques Haefeli. www.chaux-de-fonds.ch SYNAGOGUE La Chaux-de-Fonds L’une des plus grandes de Suisse, construite en 1896 dans un style néobyzantin. Elle rappelle le rôle important qu’a joué la communauté juive dans le développement économique et culturel de toute la région. www.chaux-de-fonds.ch
Lieux et collections insolites
MUSEE D'ART ET D'HISTOIRENeuchâtel. L’Ecrivain de Pierre Jaquet-Droz au musée. Les objets inanimés prennent vie. Ce petit écrivain trace des mots depuis 240 ans. Chef-d’œuvre du maître horloger Pierre Jaquet-Droz, de son fils Henri-Louis et de leur collaborateur Jean-Frédéric Leschot, il a été présenté pour la première fois au public en 1774. Il s’anime toujours, au Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel, le premier dimanche de chaque mois à 14 h, 15 h et 16 h. Grâce à un complexe empilement de cames, il peut être programmé comme un ordinateur et écrire des phrases de 40 signes, sur quatre lignes. Les androïdes qui lui tiennent d’habitude compagnie, le Dessinateur et la Musicienne, tout aussi fabuleux, ont été momentanément déplacés. Le premier au Locle, la seconde à La Chaux-de-Fonds, pour une exposition en trois lieux: Automates et merveilles, jusqu’au 30 septembre 2012. On y découvre d’autres raretés du XVIIIe siècle: chenille, oiseaux chantants; les créations contemporaines du génial François Junod et des robots de l’EPFL. www.mahn.ch
LES MOULINS SOUTERRAINSLe Col-des-Roches. Une usine hydraulique sous le sol, témoin de la naissance de l’industrie. «Bien au-dessous du sol mugit un torrent; personne, là-haut, ne s’en doute; l’eau tombe de plusieurs toises sur les roues bruissantes.» On comprend que les Moulins souterrains aient fasciné Hans Christian Andersen lors de sa visite en 1836. Si on peut les voir aujourd’hui, c’est grâce aux passionnés qui se sont retroussé les manches pour les réhabiliter (les lieux étaient devenus le dévaloir d’un abattoir !). Profitant de l’emposieu du Col-des-Roches (sorte d’entonnoir naturel où s’engouffre la rivière du Bied, qui perd alors sa placidité) un moulin à céréales a été installé dès 1652 dans cette grotte fraîche. Des moulins de plus en plus modernes y ont été exploités jusqu’en 1898. www.lesmoulins.ch
-> TRAVERSL’asphalte neuchâtelois a tapissé les routes du monde entier. Les mines d’asphalte ont été exploitées de 1712 à 1986, grâce au médecin grec Eirini d’Eyrinys, qui a identifié le gisement en 1711. Leurs 100 kilomètres de galeries témoignent de l’histoire industrielle du Val-de-Travers. Le Café des Mines sert un jambon cuit dans l’asphalte à 160 °C! www.gout-region.ch
-> SERRIERESEn 1865, alors que la mode orientaliste fait fureur, le chocolatier Philippe Suchard construit un minaret pour décorer sa maison. Sa demeure, spectaculaire et fantasque palais des Mille et une nuits, témoigne de son esprit libre et curieux. Elle a été retrouvée en piteux état et rénovée grâce à son actuel propriétaire, Laurent Nebel, en 1995. Ces coupoles dorées à la feuille, qui s’admirent depuis la rue, sont une étincelle ironique et humaniste dans notre époque tendue... www.neuchatelville.ch
-> NEUCHATELTim Burton serait jaloux de la cage d’escalier du Musée d’art et d’histoire, digne d’un décor de film gothique. Des angelots aux allures de funestes papillons de nuit ornent le plafond, et les peintures incroyables de Paul Robert tapissent les murs. Démons et archanges côtoient les bourgeois du XIXe. Un chef-d’œuvre art nouveau unique. www.mahn.ch
Et encore...
LA MAISON DE MARAT Boudry Le révolutionnaire français, assassiné dans son bain et immortalisé par David, est né à Boudry en 1743 et y a exercé le métier de dessinateur d’indiennes. On peut y voir sa maison natale. www.boudry-historique.net MUSÉE OLDTIMER Saint-Sulpice Tout sur la Volkswagen de 1950 à 1980. Plus de 125 voitures VW air cooled et un bar créé avec des pièces automobiles. www.volkswrecksmuseum.com LA CASE À CHOCS Neuchâtel La musique moderne a son temple dans l’ancienne Brasserie Muller. Une salle de concert de 800 places. www.case-a-chocs.ch BIKINI TEST La Chaux-de-Fonds Le centre de la culture rock chaux-de-fonnier, créé en 1988 dans d’anciens moulins de 1766. La façade est une fresque géante. Atomique. www.bikinitest.ch LES NIDS Le Locle Dormir suspendu dans des frênes, entre 5 et 8 mètres du sol. Nids pour 2 à 4 personnes, avec cuisinette, douche, WC et poêle suédois. www.lesnids.ch |









