L'Hebdo;
2006-11-02 L'info au 19:30 Pas de révolution, pas de TJ
Vendredi soir toute la Suisse se devait d'avoir les yeux rivés sur l'élection zougoise au Conseil des Etats. Dimanche, pas un mot sur le résultat.
Est-ce encore de l'information digne d'un service public? La Télévision suisse romande (TSR) ne sort pas grandie des élections dans le canton de Zoug et la bataille pour sa représentation au Conseil des Etats. Vendredi 27 octobre, Darius Rochebin fait monter le suspense: «Toute la Suisse a les yeux rivés sur Zoug.» L'écologiste Hanspeter Uster pourrait provoquer une «petite révolution» en entrant au Sénat à Berne. Or, dimanche soir, la TSR tait l'événement. Les élections ont-elles été annulées pour cause de pluie? En fait, les deux candidats bourgeois, Rolf Schweiger (PRD) Peter Bieri (PDC), ont été réélus alors que Hanspeter Uster a essuyé une cuisante défaite. Pas de révolution, pas de sujet au TJ! Lundi, le 19:30 célèbre la victoire des Verts au Gouvernement et au Parlement cantonaux. C'est vrai. Mais qu'en est-il de Hanspeter Uster, alors? Il faut attendre la dernière phrase du reportage pour apprendre sa défaite. Avec près de 30 heures de retard... |
Michel Guillaume
+1,8
C'est le pourcentage d'augmentation annuelle des nuitées hôtelières dans les grandes villes attendu durant la saison d'hiver 2006-2007. Selon l'institut de prévisions économiques BAK Basel Economics, les régions touristiques du Valais et des Grisons devraient, quant à elles, enregistrer une hausse de 1,3%. En revanche, l'Oberland bernois et le Tessin ne devraient recevoir que quelques miettes (moins de 0,3% de hausse). Mais la croissance touristique pourrait s'essouffler en été 2007 (+1% prévu), notamment en raison d'une TVA en hausse - de 13 à 16% - en Allemagne, le premier pays d'où sont originaires les touristes visitant la Suisse: davantage taxés, des consommateurs allemands pourraient bouder les paysages helvétiques. | RR
Suites...
Un syndicat policier suggère la démission du ministre candidat
Quand le policier grogne contre le candidat Sarkozy
Contrairement à la légende urbaine, Nicolas Sarkozy a du mal à se faire des amis dans la police. Il y a une semaine, plus de deux cents policiers d'Ile-de-France, membres du syndicat Alliance, tenaient meeting pour dire leur malaise. Au menu: caillassages et passages à tabac de policiers dans les banlieues. Pointé du doigt aussi, le faible soutien de la hiérarchie et en particulier du ministre Sarkozy. Syndicaliste élu, Yves Louis n'a pas hésité à réclamer la démission du ministre. Réaction dans la salle? Applaudissements.
La charge détonne, d'autant plus fort qu'elle émane d'un syndicat de 25 000 membres et réputé prosarzokyste. Certes, il y a les promesses non tenues de la place Beauvau et les renforts d'effectifs qui se font attendre en Seine-Saint-Denis. Surtout, il y a l'attitude ambiguë d'un ministre en campagne. Exemple? Quelques jours après la ratonnade de deux CRS dans l'Essonne, cinq suspects sont prêts à être cueillis par la police. Mystérieusement prévenues, les caméras arrivent avant les CRS et font tout capoter. Une centaine de CRS humiliés repartent avec un seul suspect. Au dire d'Yves Louis, «le ministre-candidat plombe les flics, coincé qu'il est entre ses ambitions politiques et son rôle de premier flic de France». | Yves Steiner
Mystérieusement prévenues, les caméras arrivent avant les CRS et font tout capoter.
| Esther Mamarbachi (19:30) | | |
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