Journalisme
L'investigation de l'ombre en tour du monde
Portraits. A côté des célébrités, la conférence du journalisme d’investigation a réuni à Genève des enquêteurs de choc de la planète entière, méconnus.
Tapis rouge pour certains, refus d’entrer pour d’autres. Alors que la conférence mondiale du journalisme d’investigation réunissait à Genève les plus grands enquêteurs de la planète, l’hospitalité suisse s’est révélée être à géométrie variable. Regrettable pour l’image du pays gardien des droits de l’homme. Si l’Italien Roberto Saviano a pu exposer les conséquences de son enquête sur la Camorra de Naples sous l’œil vigilant de ses sept gardes du corps; si l’Américain Seymour Hersh a réveillé le feu sacré chez ses confrères avec le récit de ses révélations sur le massacre de My Lai pendant la guerre du Vietnam ou sur Abou Ghraib; si l’Irakien Muntazer Al Zaïdi a démontré qu’il n’avait pas fait que balancer sa chaussure sur George Bush en 2008, mais qu’il œuvre comme reporter de guerre; si 500 journalistes issus de 90 pays ont pu se réunir à Genève, s’échanger les ficelles du métier – parfois aussi, les garder pour soi –, d’autres ont été privés de conférence. A l’heure du bilan, le président de l’événement Jean-Philippe Ceppi, producteur de l’émission Temps présent sur la TSR, a exprimé sa colère. Plusieurs journalistes africains, les Nigérians en première ligne, n’ont pas été admis sur le territoire suisse, par crainte de les voir disparaître dans la nature ou déposer une demande d’asile.
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Tags: enquêteurs, journalisme, investigation, planète entière,
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