Locarno. Sous le soleil, les cinéastes romands
Talentueux passionnés, glamour peut-être, Lionel Baier, Dominique de Rivaz, Fernand Melgar et Denis Rabaglia créent l’événement.
Le bonheur de Lausanne fait le malheur de Locarno: appelé à reprendre la direction de la Cinémathèque suisse dès novembre 2009, Frédéric Maire ne sera pas facile à remplacer. Sa troisième et avant-dernière édition du Festival témoigne d’une plénitude, d’une excellence réjouissantes. Le directeur artistique a amélioré les structures d’accueil pour le public et les professionnels, mis sur pied la première rétrospective consacrée à Nanni Moretti. Il énonce sereinement que la sélection 2008, «extrêmement forte et rigoureuse, s’inscrit dans la ligne exacte de ce que nous voulons montrer»: films d’auteurs mêlant fiction et réalité pour témoigner de vives préoccupations sociales. Face à un cinéma américain amoindri par la crise économique et la grève des scénaristes, l’Europe se taille la part du lion cette année. A signaler deux premier longs métrages, fort attendus, signés par des écrivains : Lezione 21, d’Alessandro Baricco et La possibilité d’une île, de Michel Houellebecq. Enfin, Locarno reflète la diversité, la vivacité voire le glamour du cinéma helvétique à travers quatre longs métrages signés par des réalisateur romands, Lionel Baier, Dominique de Rivaz, Fernand Melgar et Denis Rabaglia.
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