Lole se dévoile au Cully Jazz Festival
Changement de nom autant que de style pour la Neuchâteloise Olivia Pedroli, qui présente ses nouvelles chansons à Cully, avant un album pour l’automne.
En apprenant qu’Olivia Pedroli ne voulait plus se faire appeler Lole, on aurait pu croire à une coquetterie, un caprice onomastique à la manière de stars égarées comme Prince ou Terence Trent D’Arby. Heureusement, il n’en est rien. Ni pas de côté, ni retour en arrière, ce changement de nom coïncide avec un bond en avant de la chanteuse neuchâteloise, bien décidée à ne plus se cacher derrière un quelconque pseudonyme.
Pour réussir cette transformation, Olivia Pedroli a dû gagner le Nord. Chez le sorcier islandais Valgeir Sigurdsson – qui avait produit la Valaisanne Laurence Revey il y a quatre ans – la musicienne de 28 ans a trouvé l’atmosphère idéale pour parfaire les contours de son univers et gagner le brin d’intensité qui manquait jusqu’ici à ses compositions.
Dans le sillage de Beth Gibbons, Olivia Pedroli dévoile aujourd’hui un caractère qu’on ne lui connaissait pas, entre brumes magnétiques et soudains traits de lumière. A la manière de cette île mystérieuse qu’est l’Islande, jalonnée de volcans et de geysers, pleine d’une magie décidément bien contagieuse.
Jusqu’ici, on vous connaissait sous le pseudonyme de Lole. Et voilà qu’aujourd’hui vous avez décidé de reprendre votre vrai nom, Olivia Pedroli. Que s’est-il passé?
J’ai changé de nom pour qu’on arrête de me demander sans cesse pourquoi j’avais choisi Lole. Et maintenant, on n’arrête pas de me demander pourquoi j’ai repris mon vrai nom (rire). Plus sérieusement, c’était une manière d’assumer un peu plus, d’affirmer l’identité de mon nouvel album et de prendre des risques.
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